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Concernant la sécheresse et ses conséquences sur la ressource en eau, un comité technique s’est tenu ce vendredi 5 août en préfecture du Doubs. Il a été constaté que la situation continue de se dégrader. C’est la raison pour laquelle, le préfet du Doubs a décidé de renforcer le niveau de mesures de restriction en étendant le niveau de crise à l’ensemble du département à compter du mercredi 10 août. Rappelons que seul le Haut-Doubs connaissait cette situation depuis le 1er août dernier.

Grand Besançon Métropole invite la population à surveiller ses compteurs. L’objectif étant de ne pas gaspiller l’eau. Les niveaux des ressources en eau et des rivières s’affaiblissent. Une crainte particulière est exprimée pour les jours et les semaines à venir si la pluie continue de se faire attendre. Si pour l’heure, dans le Doubs, le niveau « crise » ne concerne que le Haut-Doubs, une décision identique pourrait être prise prochainement pour l’ensemble du département.

La situation est hallucinante pour celles et ceux qui connaissent l’endroit. A Villers-le-Lac, à hauteur du port de Chaillexon, le lac éponyme n’est plus.  Le contexte  n’est pas exceptionnel, mais chaque été, il se reproduit. Dans des dimensions de plus en plus importantes et sur des durées de plus en plus longues. Il arrive également de plus en plus tôt.  A tel point que les locaux craignent pour la survie de leur rivière et de leur lac, plus précisément à cet endroit.

LAC CHAILLEXON 4

Selon eux, les premiers signes d’inquiétude sont apparus en 2001. Force et de constater que la situation s’est aggravée. Les touristes aussi constatent également l’ampleur des dégâts. Une demi-surprise pour ces Jurassiens qui réalisent actuellement un périple sur le thème des lacs et qui les conduit à tirer les mêmes conclusions sur tous les territoires visités.

Le reportage de la rédaction / Touristes et locaux au micro de Plein Air

L’ARS Bourgogne-Franche-Comté assure une surveillance sanitaire de la qualité des eaux de baignade dans la région. Avec la noyade, les infections liées à une eau de mauvaise qualité par contact cutané ou par ingestion, figurent au rang des principaux dangers. Il est donc recommandé de se baigner dans des zones surveillées, où le contrôle sanitaire affiche des résultats satisfaisants.

 

La surveillance sanitaire 

Ce contrôle réglementaire comporte des analyses microbiologiques de l’eau et des relevés avec un intervalle de temps maximum de 30 jours entre 2 prélèvements. Un premier prélèvement a lieu 10 à 15 jours avant l’ouverture de la baignade. En cas de mauvais résultat, l’ARS peut demander au gestionnaire de fermer la baignade et réalise un prélèvement dit de recontrôle.

Les analyses du contrôle sanitaire sont sur certains sites complétées par des recherches de cyanobactéries. Certaines espèces de ces micro-algues peuvent produire et libérer des toxines à l’origine de risques sanitaires pour les baigneurs, les usagers d’activités nautiques ou les consommateurs des produits de la pêche. Les effets les plus fréquents actuellement connus font suite à des contacts (irritation de la peau, du nez, de la gorge et des yeux) ou à une ingestion (maux de ventre, diarrhées, nausées, vomissements).

 

Des règles de classement

La qualité des eaux de baignade est évaluée selon les règles de classement de la directive européenne. Sur la base des résultats des analyses effectuées sur une période de quatre ans, il est attribué à l’eau de baignade une des 4 classes de qualité suivantes : Excellente, bonne, suffisante et insuffisante.

Plus de 82 % des sites d’excellente qualité. En 2021, sur les 85 sites de baignades naturelles recensées en Bourgogne-Franche-Comté, les résultats du classement ont été les suivants :

  • Qualité excellente : 69 sites
  • Qualité bonne : 7 sites
  • Qualité suffisante : 2 sites (Ounans et Champagne-sur-Loue)
  • Qualité insuffisante : 2 sites (Parcey et Belmont)
  • Pas de classement : 5 sites (nombre insuffisant de prélèvements ou nouvelle baignade)

Outre ces baignades naturelles, la région comporte également 2 baignades artificielles. Ce sont des baignades dont l’eau est maintenue captive, c’est-à-dire séparée des eaux de surface ou souterraines par des aménagements. Ces baignades font l’objet d’un suivi plus rapproché avec analyse de paramètres supplémentaires.