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Le groupe d’opposition « Doubs Solidaire Écologique et Social » (DSES) a vivement critiqué la politique menée par la majorité départementale lors de la dernière assemblée du conseil départemental du Doubs. Dans un communiqué, les élus de gauche dénoncent à la fois une baisse importante des investissements consacrés à l’eau potable et à l’assainissement, mais aussi l’absence de stratégie claire concernant l’avenir du Fort Griffon à Besançon.

Des aides divisées par trois sur la question de l’eau

L’opposition accuse le Département d’avoir fait de la politique de l’eau une « variable d’ajustement budgétaire ». Selon les chiffres avancés par DSES, les subventions accordées aux collectivités pour les réseaux d’eau potable et d’assainissement auraient été divisées par trois ces dernières années. Le groupe pointe notamment le nouvel accord-cadre du 12e programme de l’Agence de l’eau, qui prévoit une enveloppe départementale de 3,2 millions d’euros par an jusqu’en 2030, contre 7 millions d’euros annuels dans le précédent programme couvrant la période 2020-2024.

Une lecture contestée des données environnementales

Les élus de gauche critiquent également la présentation des données sur la qualité des cours d’eau diffusées par le site départemental de l’eau. Ils estiment que plusieurs stations de mesure jugées défavorables auraient disparu entre 2024 et 2025, ce qui donnerait une image artificiellement améliorée de l’état écologique des rivières du Doubs. DSES cite notamment l’exemple du Cusancin, classé en « bon état écologique » sur les documents départementaux, un classement jugé contestable par l’opposition. Le groupe rappelle également que la France a récemment été mise en demeure par l’Union européenne concernant son interprétation du « bon état écologique » des cours d’eau.

Le Fort Griffon au cœur des critiques

Autre dossier dénoncé : celui du Fort Griffon, à Besançon. L’opposition reproche au Département un manque d’entretien du site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon DSES, une enveloppe de 3 millions d’euros destinée à la rénovation des remparts aurait été supprimée dès 2015. Les dépenses d’entretien engagées entre 2018 et 2023 ne s’élèveraient qu’à 141 000 euros. Le coût de réfection des remparts est désormais estimé à près de 9,7 millions d’euros, contre 6,2 millions en 2018. À cela s’ajouteraient plusieurs millions d’euros nécessaires à la réhabilitation globale du site.

Une vente encore très floue

Le Département prévoit de lancer en 2026 un appel à manifestation d’intérêt afin de trouver un repreneur pour tout ou partie du Fort Griffon. Mais pour l’opposition, de nombreuses interrogations demeurent : qui financera les travaux ? Quel sera le modèle économique retenu ? Quelle place pour la Ville de Besançon dans le projet ? Les élus de gauche réclament également des garanties sur le maintien de l’accès public aux remparts et aux terrasses du fort.

 

Une stratégie habitat jugée incohérente

Enfin, DSES s’interroge sur la volonté du Département de devenir Autorité Organisatrice de l’Habitat (AOH) sans associer Grand Besançon Métropole ni Pays de Montbéliard Agglomération. Pour l’opposition, cette démarche apparaît davantage comme un moyen de pression politique vis-à-vis de l’État qu’une véritable stratégie départementale du logement.

Le groupe d’opposition de gauche « Doubs Solidaire Écologique et Social » (DSES) au conseil départemental du Doubs a vivement critiqué Ludovic Fagaut dans un communiqué diffusé ce vendredi. Les élus pointent notamment le cumul de ses responsabilités politiques, son bilan au Département et certaines prises de position jugées contradictoires.

Un cumul de responsabilités pointé du doigt

Le premier vice-président du Département, chargé du retour à l’emploi, de l’insertion et du logement social, bénéficie toujours du soutien de la présidente du conseil départemental, Christine Bouquin. Une confiance que conteste l’opposition, qui estime que l’élu cumule déjà de nombreuses fonctions publiques.

47 mandats annexes au sein du Département

Selon DSES, Ludovic Fagaut exercerait, au sein du Département du Doubs, 47 mandats annexes, dont 35 en qualité de titulaire et 12 comme suppléant. Le groupe s’interroge également sur sa capacité à concilier ses différentes responsabilités politiques, évoquant notamment ses fonctions de maire de Besançon et de président de Grand Besançon Métropole.

Des critiques sur le bilan et la gestion départementale

L’opposition revient aussi sur plusieurs dossiers déjà dénoncés lors de la campagne municipale bisontine : la salle multimodale de la Saline Royale, le projet Musicampus, les politiques d’insertion ou encore la gestion de certaines subventions associatives.

Le dossier du RSA au cœur des contestations

Les élus contestent également des chiffres avancés récemment par Ludovic Fagaut concernant l’évolution du nombre de bénéficiaires du RSA, estimant que les données évoquées en assemblée départementale ne correspondent pas à celles publiées par les organismes nationaux.

Une campagne municipale qui continue de peser

Dans son communiqué, DSES critique également plusieurs engagements pris lors de la campagne municipale à Besançon, notamment sur les questions de sécurité, de soutien aux associations ou encore sur certains projets patrimoniaux.

Des attaques sur le positionnement politique de Ludovic Fagaut

Le groupe de gauche évoque aussi l’appartenance de l’élu au parti « Nouvelle Énergie » ainsi que certains soutiens reçus durant la campagne municipale. Les élus dénoncent un positionnement politique qu’ils jugent ambigu.

La remise d’une médaille qui suscite aussi la polémique

Enfin, les élus de gauche réagissent à la remise, mercredi 29 avril, de la médaille d’honneur de l’Assemblée nationale à la présidente du Département par le député Mathieu Bloch. Une distinction dont ils disent ne « vouloir en aucun cas être associés ».