Le groupe des élus « Les Écologistes, Génération.s et Société civile » annonce l'organisation, en septembre, d'une convention citoyenne consacrée à l'adaptation de Besançon aux fortes chaleurs et au changement climatique. D'ici là , des échanges seront menés tout au long de l'été avec les habitants, les associations, les syndicats et les acteurs économiques afin de recueillir des propositions qui seront ensuite présentées au conseil municipal. Dans leur communiqué, les élus estiment que la municipalité n'a pas suffisamment répondu aux enjeux de la canicule et de la sécheresse, regrettant notamment l'absence de concertation sur leurs précédentes propositions et critiquant plusieurs choix de la nouvelle majorité en matière de végétalisation et de rénovation thermique.
La justice a condamné Yona Faedda, porte-parole du collectif identitaire d'extrême droite Némésis, pour diffamation envers l'ancienne maire de Besançon, Anne Vignot. Les faits remontent à janvier 2025, lorsque la militante avait distribué des tracts reproduisant la photo de l'élue accompagnée de la mention : « Soutien aux violeurs étrangers ».
Le tribunal a prononcé une amende de 2 000 euros avec sursis et condamné Yona Faedda à verser 500 euros de dommages et intérêts à Anne Vignot au titre du préjudice moral. Il s'agit de la première condamnation pénale visant le collectif Némésis. La militante a annoncé son intention de faire appel.
Dans un communiqué, Anne Vignot et Anthony Poulin estiment que cette décision rappelle que la liberté d'expression « ne permet pas de tenir des propos accusatoires sans aucun fondement », notamment à l'encontre d'un représentant de la République. L'ancienne maire dénonce également les dérives du débat public et considère que cette décision de justice constitue un rappel des principes de l'État de droit et des valeurs républicaines.
Le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, se félicite de la décision du tribunal administratif de ne pas suspendre l'arrêté anti-mendicité et d'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique adopté par la nouvelle majorité municipale. Selon lui, « la justice a parlé » en confirmant la légalité de la mesure contestée par des élus de l'opposition. Le maire affirme que cet arrêté ne vise « pas un statut social, mais un comportement », en ciblant les actes d'agression, d'intimidation ou de violence dans l'espace public. Il assure vouloir restaurer la tranquillité et la sécurité des Bisontins, tout en poursuivant l'accompagnement social des personnes en difficulté avec le CCAS et les associations
Le tribunal administratif de Besançon a rejeté la demande de suspension de l'arrêté anti-mendicité pris par la nouvelle majorité municipale. Saisie en référé, la juridiction a estimé qu'il n'existait pas, en l'état du dossier, de doute suffisamment sérieux sur la légalité de la mesure pour en ordonner la suspension. L'arrêté demeure donc applicable. Le recours en référé avait été déposé par Anthony Poulin, élu écologiste, et Séverine Véziès, élue de La France insoumise, tous deux membres de l'opposition de gauche au conseil municipal de Besançon. Ils contestent un arrêté qu'ils jugent inefficace, disproportionné et préjudiciable aux personnes les plus vulnérables.
Une décision qui ne règle pas le fond du dossier
Les deux élus rappellent que cette ordonnance ne tranche pas la légalité de l'arrêté. En référé, le juge administratif examine uniquement si les arguments présentés justifient une suspension en urgence. Le recours pour excès de pouvoir, qui vise à faire annuler l'arrêté sur le fond, suit donc son cours. Les requérants annoncent vouloir renforcer leur argumentaire avec leur avocate afin que les éléments qu'ils estiment insuffisamment examinés soient pleinement pris en compte.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Des arguments laissés de côté selon les requérants
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que plusieurs aspects essentiels n'apparaissent pas dans la motivation de la décision. Ils citent notamment la situation de la rue Champron, où se concentrent plusieurs services destinés aux personnes sans domicile, comme la boutique Jeanne-Antide. Selon eux, l'arrêté risque de décourager les personnes les plus précaires de fréquenter ce secteur, par crainte de verbalisation, compromettant ainsi leur accès aux services sociaux. Les élus dénoncent également le caractère flou de la notion de « présence prolongée » dans l'espace public. À leurs yeux, cette formulation entretient une insécurité juridique et produit un effet dissuasif sur l'exercice de droits fondamentaux.
Une mesure jugée inutile et contre-productive
Pour les deux élus d'opposition, les outils juridiques existent déjà pour sanctionner les troubles à l'ordre public. Ils rappellent que les polices nationale et municipale disposent des moyens nécessaires pour intervenir en cas d'agressions, de nuisances ou de comportements répréhensibles. Ils estiment donc que le nouvel arrêté répond davantage à une logique politique qu'à un réel besoin opérationnel. Selon eux, il ne fait que déplacer les situations de mendicité vers d'autres quartiers de la ville, sans apporter de solution durable. Les élus évoquent également les conséquences de l'arrêté en période de fortes chaleurs. Ils estiment qu'il pourrait conduire certaines personnes en grande précarité à éviter des espaces publics ombragés ou des îlots de fraîcheur, comme le square Bouchot, le square Saint-Amour ou la place Granvelle, alors même que ces lieux constituent des refuges lors des épisodes caniculaires.
Un appel à davantage de dialogue
Anthony Poulin et Séverine Véziès regrettent que ce dossier n'ait jamais fait l'objet d'un débat en conseil municipal. Ils affirment avoir sollicité à plusieurs reprises un rendez-vous avec le maire, Ludovic Fagaut, sans obtenir de réponse. Ils plaident pour une approche davantage fondée sur la médiation, le renforcement des associations et des travailleurs sociaux plutôt que sur des mesures qu'ils jugent stigmatisantes envers les personnes vivant dans la rue. Les deux élus ont également rendu hommage à Claire, l'une des requérantes, saluant le courage d'une personne sans domicile qui a accepté de porter cette procédure devant la justice.
Le combat continue
Si Anthony Poulin reconnaît que cette première décision constitue une victoire procédurale pour la majorité municipale, il estime que le débat est loin d'être clos. Les deux élus demandent au maire de retirer, suspendre ou, à tout le moins, de préciser son arrêté afin de limiter ses conséquences sur les publics les plus fragiles.
En parallèle du recours devant le tribunal administratif, ils annoncent poursuivre leur mobilisation politique pour défendre, selon leurs termes, une approche plus humaine de la tranquillité publique et de la lutte contre la précarité.
Cent jours après l'arrivée de Ludovic Fagaut (LR) à la tête de la mairie de Besançon, Anthony Poulin, élu d'opposition et ancien adjoint d'Anne Vignot, dresse un bilan particulièrement critique. Selon lui, le nouveau maire peine encore à endosser pleinement son rôle et privilégie la communication au détriment de l'action collective.
« Il n'a pas encore pris le costume de maire »
Pour Anthony Poulin, Ludovic Fagaut reste enfermé dans une logique d'opposition. « J'ai l'impression que Monsieur Fagaut n'a toujours pas pris pleinement le costume de maire. Il reste dans une posture de candidat ou d'opposant, obsédé par l'idée de remettre en cause ce qui a été fait auparavant ». L'élu estime que le maire devrait désormais représenter « toutes les Bisontines et tous les Bisontins » plutôt que de chercher à effacer le bilan de l'ancienne majorité.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Une opposition qui dit ne pas être écoutée
Anthony Poulin regrette également l'absence de dialogue avec la minorité municipale. Il affirme que plusieurs propositions formulées depuis le début du mandat ont été écartées, notamment un plan destiné à faire face à la hausse des prix des carburants ou encore la création d'une cellule de crise associant l'ensemble des élus pour gérer les épisodes de canicule. Selon lui, cette méthode traduit « une pratique ancienne du pouvoir » qui empêche de prendre en compte la diversité des points de vue.
Le plan écoles défendu face aux critiques
L'ancien adjoint défend avec vigueur les investissements réalisés sous la précédente mandature en matière de rénovation thermique des écoles et des crèches. Il cite notamment l'exemple de l'école Viotte, récemment rénovée. « Par rapport à l'an dernier, il fait sept degrés de moins dans les salles de classe. Ce sont des résultats concrets ». Pour Anthony Poulin, vouloir remettre en cause ce programme alors que les épisodes de fortes chaleurs se multiplient relève davantage d'une volonté politique que d'une analyse objective. Il estime que les enjeux climatiques devraient conduire à rassembler plutôt qu'à opposer les équipes municipales.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Une communication jugée excessive
L'élu écologiste reproche également au maire de privilégier son image. Selon lui, Ludovic Fagaut serait davantage préoccupé par sa présence sur les réseaux sociaux que par les préoccupations quotidiennes des habitants. « Cela fait beaucoup d'images pour, au final, peu d'actions concrètes ». Anthony Poulin considère que la communication ne peut constituer une politique municipale à elle seule.
Des choix budgétaires contestés
Sur le plan financier, l'opposant critique les premières orientations de la nouvelle majorité. Il estime que la municipalité puise dans un budget qu'il jugeait jusque-là « solide et robuste » afin de financer des opérations qu'il qualifie de symboliques, évoquant notamment le fleurissement de la ville, l'installation de palmiers ou encore l'éclairage de la Citadelle. Selon lui, ces dépenses relèvent davantage de la communication que de véritables priorités pour les habitants.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
« Un maire isolé »
Anthony Poulin dit également percevoir un manque de fonctionnement collectif au sein de la majorité municipale. Il affirme voir essentiellement Ludovic Fagaut s'exprimer publiquement et estime que certains membres de son équipe tiennent des propos « outranciers » lors des conseils municipaux. Il reproche également au maire de vouloir limiter les prises de parole de l'opposition, évoquant notamment les débats autour du règlement intérieur du conseil municipal.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Des recours devant la justice
Enfin, Anthony Poulin confirme que l'opposition poursuivra les recours engagés contre plusieurs décisions municipales. Il vise notamment l'arrêté anti-mendicité ainsi que certaines dispositions du règlement intérieur du conseil municipal. Selon lui, ces textes dépasseraient les prérogatives du maire et il appartient désormais à la justice administrative de se prononcer.
L'interview de la rédaction : Anthony Poulin
Un appel au changement de méthode
Malgré ses critiques, Anthony Poulin affirme qu'il est « encore temps » pour Ludovic Fagaut de modifier sa manière de gouverner. Il appelle le maire à davantage écouter les propositions de l'opposition afin de répondre collectivement aux défis de la ville, qu'il s'agisse de la transition écologique, de la situation budgétaire ou de la qualité de vie des Bisontins. « Je pense que Monsieur Fagaut peut se montrer à la hauteur de son mandat. Aujourd'hui, il ne l'est pas », conclut-il.
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À la suite de la noyade de deux adolescents samedi après-midi dans le Doubs, à Besançon, les élus écologistes, Génération.s et de la société civile du conseil municipal ont exprimé leur profonde émotion et adressé leurs condoléances aux familles et aux proches des victimes. Dans un communiqué signé par Anthony Poulin, ils saluent également l'engagement des sapeurs-pompiers, des agents publics et des services municipaux mobilisés.
Le groupe estime que ce drame rappelle la nécessité de renforcer la prévention face aux dangers des cours d'eau, alors que la région connaît un épisode de chaleur exceptionnel. S'appuyant sur les prévisions de Météo-France, les élus soulignent que la vague de chaleur de juin 2026 pourrait atteindre une intensité comparable aux épisodes de juillet 2019 et d'août 2003.
Ils demandent au maire de Besançon la réunion en urgence d'une cellule de crise associant les présidents de groupes municipaux et les services compétents afin d'élaborer un plan « fortes chaleurs » global. Parmi les mesures avancées figurent l'extension des horaires des piscines municipales, la réouverture de la piscine Mallarmé lors des pics de chaleur, le renforcement de l'information du public ainsi que la création de lieux de baignade sûrs et surveillés. Les élus rappellent également leurs propositions en faveur de la végétalisation, de la création d'espaces de fraîcheur et de l'adaptation de la ville aux épisodes caniculaires.
À Besançon, l’ancienne maire Anne Vignot passe le relais à Anthony Poulin à la présidence du groupe municipal Les Écologistes, GénérationS et société civile. Battue lors des dernières municipales, elle affirme rester pleinement engagée dans la défense du programme « Besançon, vivante, juste et humaine ». Anne Vignot dit vouloir laisser davantage de place aux jeunes générations tout en poursuivant son action au sein du conseil municipal.
Une dizaine de personnes ont tenté de déplacer samedi 13 juin les palmiers récemment installés sur le pont Battant à Besançon pour les déposer devant l'hôtel de ville. Cette action symbolique visait à dénoncer la politique de fleurissement du maire Ludovic Fagaut, qui a porté le budget consacré aux espaces fleuris de 50 000 à 250 000 euros. Parmi les participants figurait Benoît Cypriani, ancien adjoint d'Anne Vignot, conduit au commissariat pour une vérification d'identité.
La municipalité annonce une plainte
La municipalité dénonce une tentative de vol et de dégradation. Elle annonce le dépôt d'une plainte et rappelle que plusieurs massifs floraux ont déjà été visés ces derniers jours. Pour l'exécutif municipal, ces actions portent atteinte aux aménagements réalisés dans l'espace public.
Les écologistes défendent une démarche citoyenne
De son côté, Anthony Poulin, président du groupe des élus Les Écologistes, Génération.s et Société civile, estime que l'action relevait d'une démarche « symbolique et citoyenne ». Il souligne qu'aucune dégradation n'a été constatée et s'interroge sur l'intervention des forces de l'ordre ainsi que sur la médiatisation de l'identité d'un participant. Selon lui, « criminaliser des initiatives revendicatives » éloigne le débat des questions de fond.
Au-delà des palmiers, un débat sur la ville
Pour l'élu écologiste, cette polémique dépasse la seule question esthétique. Elle renvoie à la place du vivant dans l'espace public et aux choix de végétalisation face aux enjeux climatiques. Cette affaire illustre ainsi les divergences persistantes entre les partisans d'un embellissement urbain assumé par la majorité municipale et ceux qui défendent des aménagements davantage orientés vers l'adaptation écologique de la ville.
Sans réelle surprise, Ludovic Fagaut a été élu président de Grand Besançon Métropole (GBM), recueillant 97 voix sur les 122 conseillers communautaires. Une large majorité qui conforte l’ancrage politique du maire de Besançon à la tête de l’intercommunalité. Face à lui, l’élue bisontine insoumise Séverine Véziès n’a obtenu que huit suffrages, tandis que Jacques Adriasen en a récolté deux.
Une feuille de route axée sur le développement et l’attractivité
Dans son discours d’installation, le nouveau président a fixé les grandes orientations de sa mandature. Parmi ses priorités figurent : le développement économique du territoire, l’aménagement urbain, la sécurisation des entreprises, notamment celles du secteur du luxe, le renforcement des politiques culturelles, sportives et touristiques… . L’objectif affiché est clair : valoriser le territoire du Grand Besançon et renforcer son attractivité, y compris à l’international. Dans cette optique, Ludovic Fagaut a également insisté sur la nécessité de consolider les partenariats existants, en particulier avec la Suisse voisine.
Un exécutif installé conformément aux règles
Cette première assemblée a également permis de mettre en place l’exécutif de la nouvelle mandature. Au total, 15 vice-présidents et 17 conseillers délégués ont été élus. Catherine Barthelet accède au poste de première vice-présidente. Elle sera entourée notamment d’Anne Falga, Pascal Routier, Patrick Ayache, Patrick Jacques, Nathalie Bouvet, Jean-Paul Michad, Anthony Nappez, Laurence Mulot Césari, Pascal Dériot, Philippe Regenass, Pierre Charles Henry, Franck Monneur, Laurent Jeunet et Franck Bernard.

Catherine Barthelet
L’élection controversée de Franck Bernard
L’un des temps forts de cette installation reste l’élection de Franck Bernard, maire de Chevroz, au poste de quinzième vice-président. Soutenu par une partie de la majorité, cet élu, qui revendique son attachement aux valeurs du Rassemblement National, a remporté son duel face à Gérard Monnien avec 58 voix. Cette nomination a suscité de vives réactions. La gauche bisontine, appuyée par Patrick Ayache, maire de Pirey et pourtant membre de l’exécutif, a tenté en vain de faire barrage à sa candidature. Plusieurs élus ont exprimé leur inquiétude quant à l’entrée d’un représentant assumé de cette sensibilité politique au sein du bureau de GBM.

Franck Bernard

Gérard Monnien
Des tensions autour de la gouvernance
Malgré l’appel à une « présidence collégiale » lancé par Ludovic Fagaut, des voix discordantes se sont rapidement fait entendre. Séverine Véziès, Aline Chassagne, Anthony Poulin et Anne Vignot ont exprimé leurs réserves, dénonçant un manque d’ouverture. La contestation s’est cristallisée autour de la nomination de Franck Monneur comme 13 vice-président et dernier représentant du secteur bisontin. La gauche bisontine reproche notamment l’absence de représentants de l’opposition au sein du bureau, malgré des engagements initiaux du président. Ludovic Fagaut a justifié cette décision par la présence de La France Insoumise dans les rangs de l’opposition, provoquant une vive réaction des élus concernés. Séverine Véziès a fermement répondu, appelant le président à revoir son positionnement : « Il n’y a pas de sous-élus dans cette instance », a-t-elle déclaré, rappelant les 19 000 électeurs ayant soutenu la gauche à Besançon lors du scrutin municipal de mars.

Séverine Vézies

Aline Chassagne

Anthony Poulin
Une mandature qui débute sous tension
Si l’élection de Ludovic Fagaut ne faisait guère de doute, la mise en place de son exécutif révèle déjà des lignes de fracture politiques. Entre volonté affichée de rassemblement et critiques de l’opposition, la nouvelle gouvernance de Grand Besançon Métropole débute dans un climat contrasté.
Une installation marquée par un climat explosif
Comme on pouvait s’y attendre, le premier conseil municipal de Besançon sous l’ère du nouveau maire Ludovic Fagaut s’est déroulé dans un climat particulièrement tendu. Consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, la séance a rapidement viré à l’affrontement politique. Dans une ambiance électrique, les échanges se sont durcis au fil des prises de parole, laissant peu de place à l’apaisement.
L’opposition quitte la séance
La situation a dégénéré après l’intervention de la maire sortante, Anne Vignot. À la suite de cette prise de parole, plusieurs élus d’opposition ont demandé à s’exprimer. Face au refus du maire de leur accorder la parole, le ton est monté, entraînant une suspension de séance. À la reprise, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin, désormais dans l’opposition, a dénoncé publiquement des manquements au règlement intérieur du conseil municipal. Dans la foulée, l’ensemble de l’opposition — représentée notamment par Anne Vignot et Sévèrine Véziès — a décidé de quitter la salle, claquant la porte de l’assemblée.
Un scénario qui rappelle la précédente mandature
Cet épisode n’est pas sans rappeler les tensions de la précédente mandature. À l’époque, Ludovic Fagaut et Laurent Croizier, alors dans l’opposition, avaient eux-mêmes pratiqué ce genre d’initiatives pour protester contre la conduite des débats. Un renversement de situation qui illustre la continuité des rapports de force au sein de l’assemblée bisontine, malgré l’alternance politique.
Un maire inflexible face aux critiques
Malgré les protestations, Ludovic Fagaut est resté ferme. Refusant de revenir sur sa décision, il a poursuivi le déroulement de la séance, assumant une ligne de conduite jugée rigide par ses opposants. Cette posture a directement conduit au départ précipité de l’opposition, scellant une première fracture visible dans cette nouvelle mandature.
Une mandature qui s’annonce agitée
Ce premier conseil municipal donne le ton : les relations entre majorité et opposition s’annoncent particulièrement tendues dans les mois à venir. Entre contestations sur la méthode, accusations de non-respect des règles et affrontements politiques, les prochains conseils municipaux pourraient être tout aussi houleux.
Une chose est certaine : à Besançon, le changement de majorité n’a pas apaisé les débats. Bien au contraire.