Choix du secteur :
Se connecter :
 

Mardi matin, vers 8h, les militaires de la compagnie de gendarmerie de Valdahon sont intervenus à Étalans pour un vol visant une camionnette de chantier. Le véhicule a été fracturé et du matériel électroportatif a été dérobé. Une enquête est en cours afin d’identifier le ou les auteurs des faits.

Le 14 avril, la brigade numérique de la gendarmerie du Doubs a  reçu un signalement indiquant qu’un individu projetait  de commettre des violences aggravées sur sa mère à Geneuille. Plusieurs patrouilles ont immédiatement été engagées sur les lieux.

À leur arrivée, les militaires constatèrent rapidement qu’il s’agissait d’une fausse alerte : aucun des faits annoncés n’est avéré et aucune infraction n’est relevée. Les personnes mentionnées dans le signalement sont totalement étrangères à celui-ci.

Cette intervention relève d’un acte de swatting, consistant à déclencher l’engagement urgent des forces de l’ordre sur la base de fausses informations. Une enquête technique est en cours afin d’identifier l’auteur des faits.

À Besançon, l’intervention du collectif Némésis lors du carnaval suscite de vives réactions. Dans un communiqué, l’intersyndicale féministe du Doubs (Solidaires, FSU, CGT Éducation et Spectacle) accuse ce groupe, classé à l’extrême droite, d’instrumentaliser les luttes féministes pour diffuser des messages racistes et xénophobes.

Les organisations s’appuient sur des données nationales relatives aux violences sexuelles pour contester les positions du collectif, estimant qu’elles reposent sur des amalgames entre immigration et violences faites aux femmes.

L’intersyndicale annonce avoir saisi plusieurs députés afin qu’ils prennent position, allant jusqu’à demander la dissolution du collectif pour incitation à la haine raciale. Une demande similaire a également été adressée à Ludovic Fagaut, le Maire de Besançon.

Le 11 avril, vers 16h, rue de la Butte, à Besançon,  les policiers de la BAC ont contrôlé un véhicule quittant un point de deal connu. Le conducteur, âgé de 45 ans, circulait malgré une suspension de permis et s’est révélé positif aux stupéfiants. Lors du contrôle, il était en possession de 15  grammes de cocaïne et 1 gramme d’héroïne. La perquisition menée à son domicile, et dans lequel se trouvaient trois autres personnes,  a permis la découverte de nouveaux produits stupéfiants ainsi que d’argent en numéraire. Au total, quatre personnes ont été interpellées. Le principal mis en cause a reconnu se livrer à un trafic de stupéfiants depuis plusieurs jours. Tous s’expliqueront prochainement devant la justice.

À Besançon, un contrôle de la BAC a conduit à une saisie de stupéfiants le 11 avril au soir, rue des Brosses. Un conducteur de 19 ans, sans permis, a été interpellé en possession de plusieurs drogues et de plus de 1 000 euros. Les deux occupants, recherchés, ont été arrêtés. Le jeune homme a été placé en détention provisoire, en attendant son passage devant la justice mercredi. Sa comparse, laissée libre, s’expliquera, elle aussi, ce jour-là.

Les faits ont été découverts lundi matin. Au cours du week-end, sept véhicules d’une entreprise spécialisée dans les piscines ont été vandalisés à Pirey, près de Besançon. Des outils électroportatifs ont été dérobés. Une enquête est en cours.

Aux Fourgs, un vol de carburant a été constaté lundi matin, vers 10h. Les auteurs ont siphonné un tracteur stationné sur le parking d’une scierie, dérobant environ 80 litres de gasoil ainsi qu’un bidon. Une enquête est en cours pour retrouver les responsables.

À Besançon, dans le quartier de Planoise, un homme de 28 ans a été interpellé vendredi soir lors d’une opération de surveillance sur un point de deal avenue de Bourgogne. Les policiers de la BST ont observé des allers-retours suspects entre un appartement squatté et la rue. À la vue des forces de l’ordre, l’individu s’est débarrassé de plusieurs sachets contenant des stupéfiants.

Au total, 23 grammes de résine de cannabis et 1 gramme de cocaïne ont été saisis. Placée en garde à vue, la personne a reconnu être consommatrice, tout en niant toute activité de revente. Elle devra comparaître devant la justice en février 2027.

À Besançon, un appartement servant de “nourrice” pour un trafic de stupéfiants a été démantelé rue Dürer. Plus de 13 kilos de drogue, dont cocaïne et cannabis, ainsi que plusieurs armes, dont des fusils d’assaut, avec leurs chargeurs, un pistolet automatique et 85 cartouches de différents calibres  ont été saisis. La locataire, placée en garde à vue, a reconnu les faits. L’enquête se poursuit désormais sous l’autorité du parquet de Besançon.

Une fête populaire perturbée

Le carnaval de Besançon, largement salué pour sa réussite et l’implication de nombreux bénévoles, a été marqué par un incident qui a suscité une vive controverse. En plein défilé, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole et brandi des pancartes assimilant migrants et violeurs. Un message similaire est également resté affiché sur une façade de la Grande Rue durant une grande partie de l’événement, accentuant le malaise parmi les participants et les observateurs.

Une condamnation politique ferme

Les écologistes Anne Vignot et Anthony Poulin, l’Insoumise Sévérine Véziès  et le socialiste Jean-Sébastien Leuba ont réagi avec fermeté. « Ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit » ont réagi Mme Vignot et M. Poulin.  Les  élus dénoncent une stigmatisation inacceptable et appellent à une réponse judiciaire claire. Ils demandent notamment au maire de déposer plainte afin de « renforcer les procédures déjà engagées »  par Anne Vignot et d’aboutir à « une condamnation définitive des membres du collectif ».

Une gestion de l’incident questionnée

Au-delà du contenu des messages, la durée d’exposition de la banderole interroge. Plusieurs responsables politiques s’étonnent qu’elle ait pu rester visible aussi longtemps sans intervention rapide. Jean-Sébastien Leuba souligne qu’« il est insupportable que son retrait n’ait pas pu être réalisé immédiatement », tout en reconnaissant les contraintes opérationnelles auxquelles peuvent être confrontées les équipes sur le terrain.

Une interpellation au niveau national

Dans ce contexte, Jean-Sébastien Leuba s’associe à la démarche de la députée socialiste  Céline Thiébault-Martinez, qui a récemment interrogé le gouvernement à l’Assemblée nationale sur les agissements du collectif Némésis et les risques de troubles à l’ordre public. Cette initiative nationale est perçue comme un levier complémentaire pour faire évoluer la réponse face à des actions jugées répétées et organisées.

Appel à une réponse coordonnée

Au niveau local, l’élu socialiste bisontin Jean-Sébastien Leuba  plaide « pour un travail approfondi afin d’éviter la répétition de tels incidents ». L’idée d’une concertation entre l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal est avancée, afin « d’analyser la montée de cette violence et de construire des réponses adaptées ». Il en appelle au Maire Ludovic Fagaut pour engager ce travail.

« Ça suffit » : l’indignation de Séverine Véziès

De son côté, Séverine Véziès a également exprimé sa colère face à ces agissements : «  Les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine. Le maire de Besançon doit déposer plainte. Ça suffit ! »

Refuser la banalisation

Au-delà des réactions immédiates, les élus convergent sur un point essentiel : la nécessité de ne pas laisser s’installer une forme de banalisation de ces discours. « Il est temps de mettre fin à l’ambiguïté entretenue par certains », insistent Anne Vignot et Anthony Poulin.