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Coronavirus oblige, à  Avanne, les fidèles de la Mosquée Al Fath, ont décidé d’annuler les offices religieux prévus ce vendredi.  Il en sera de même pour les prochains jours. « Pas question de jouer avec la santé et la sécurité des fidèles » précise Mr Amarouch, le président de l’association bisontine, propriétaire des locaux.

Cette décision répond également totalement aux exigences de l’état et du préfet du Doubs qui avait exprimé également ses attentes en la matière. Chez les fidèles bisontins, on accepte bien volontiers cette obligation. Tout le monde espère que la mosquée pourra rapidement ouvrir ses portes, afin que tous les fidèles, femmes, hommes et enfants, puissent y retourner pour la prière et l’éducation religieuse qui en dépend.

La Préfecture du Doubs fait savoir que le préfet du Doubs, Mr Joël Mathurin, a décidé d’interdire les rassemblements et manifestations publics de plus de  50 personnes en milieux clos dans le département. Il est rappelé que le Doubs est une zone de circulation très dynamique du virus.

Au 13 mars, 272 personnes sont atteintes par le COVID-19 en Bourgogne-Franche-Comté, soit 53 cas de plus que jeudi. Aucun nouveau décès n’est à déplorer.

Le Doubs et le Pôle métropolitain Nord Franche-Comté enregistrent toujours une circulation très dynamique du virus. Cette circulation s’intensifie au sud de la Saône-et-Loire, en Côte-d’Or et en Haute-Saône. Elle demeure plus faible dans le Jura.

Jeudi soir, dans son allocution télévisée, le chef de l’état, Emmanuel Macron, a annoncé la fermeture, « jusqu’à nouvel ordre » des écoles, collèges, lycées et facultés de France. Dans ces conditions l’éducation nationale va devoir se mobiliser pour organiser la continuité du service public d’éducation. Jean-François Chanet, le recteur de l’académie de la région Bourgogne Franche-Comté, annonce « un ajustement au fil du temps ».

Pour l’heure, ce lundi, sans doute que tous les jeunes apprenants de France ne seront pas en face d’un ordinateur pour suivre des cours ou des activités pédagogiques mis en ligne, la priorité étant, dans un premier temps, d’accueillir les enfants des personnels soignants. Concernant les apports pédagogiques, les équipes éducatives et les responsables de l’éducation nationale se mobilisent pour proposer du contenu diversifié, de la grande section à la terminale. L’éducation nationale sera vigilante « au maintien éducatif avec les familles et les camarades, afin d’éviter l’isolement, qui pourrait être préjudiciable, et à la poursuite des apprentissages ».

Une attention toute particulière sera portée aux familles éloignées de l’école et ne pouvant accéder aux supports numérique et pédagogique. Internet sera bien évidemment privilégié, mais d’autres moyens, comme le téléphone par exemple, seront également possibles. Précisons que l’ensemble des ressources numériques seront accessibles via le dispositif «  ma classe à la maison » du CNED. Un système de classe virtuelle est également possible.

Pour l'heure, difficile d'envisager une date pour la reprise des cours. Le recteur évoque "une situation unique en France".

Ce vendredi après-midi, Etienne Manteaux, le Procureur de la République de Besançon, a tenu une conférence de presse durant laquelle il est revenu sur les derniers évènements survenus à Besançon. Il a évoqué l’homicide du 6 mars dernier, avenue Siffert, et les tirs, le plus souvent à l’arme lourde, commis dans le quartier depuis le 21 novembre dernier. Concernant le premier évènement, les tireurs n’ont pas encore pu être appréhendés. Rappelons qu’un jeune homme, le conducteur de la voiture, a perdu la vie. L’autre occupant, grièvement blessé, est désormais sortie d’affaire. 25 impacts ont été retrouvés dans la voiture. La victime a été tuée avec cinq balles. L’une d’elles a touché la victime en pleine tête. Précisons également que la voiture des tireurs a été retrouvée brûlée à Pontarlier.

Des armes de guerre

Concernant les derniers tirs en date, survenus le 11 mars dernier dans le quartier Planoise. Mr Manteaux a expliqué « qu’une arme de guerre, type kalachnikov, accompagnée de munitions extrêmement puissantes, ont été utilisées ». Deux munitions ont traversé un appartement de la rue de Champagne. Aucune victime n’a été recensée. Pour l’heure, aucune interpellation n’a été effectuée. Néanmoins, rappelons que ce lundi 9 mars, quinze personnes ont été interpellées pour tentative d’assassinat. Huit ont été placés en détention provisoire. Sept, des mineurs, ont été placés sous contrôle judiciaire. Au domicile d’une mère de famille, qui a été placée en détention provisoire, trois individus, originaires de la région parisienne, ont été interpellés. Notons que deux autres mères de famille ont été placés sous contrôle judiciaire.  Sur place, les enquêteurs ont découvert 25.000 euros en numéraire, des armes de poing et des munitions 9 millimètres. Par ailleurs, en parallèle, les forces de l’ordre sont parvenus à identifier à l’extérieur de Besançon, « un laboratoire de trafic d’envergure, ainsi que des produits stupéfiants. Une voiture volée a également été retrouvé avec un gyrophare de police et un gilet par balle. Les traces ADN vont pouvoir également être exploitées. D’autres interpellations devraient avoir lieu dans les prochains jours.

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