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Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé ce vendredi 3 avril les mesures prises par le gouvernement concernant le baccalauréat. Nathalie Faivre, secrétaire régionale du  syndicat SNES-FSU estime les mesures satisfaisantes, mais quelques réponses restent en suspens.

Les mesures

Jean-Michel Blanquer a tenu à clarifier la situation autour du baccalauréat. Parmi les mesures principales évoquées, l’essentiel de la notation du baccalauréat se fera via le contrôle continu. Ainsi que la non comptabilisation des notes enregistrées durant le confinement. Des mesures qui peuvent paraître injustes pour les élèves en dessous de la moyenne, qui bénéficieront tout de même d’un examen de dossier par un jury.

Les organisations syndicales satisfaites ?

Nathalie Faivre estime que les mesures sont satisfaisantes, protégeant la sécurité des élèves et enseignants, tout en prenant compte de l’importance de ne pas comptabiliser les notes obtenues pendant le confinement : « Il prend acte du fait que faire cours dans une situation de confinement quand on ne peut pas avoir de contact direct avec les élèves, ce n’est pas la même chose que lorsqu’on est en face d’eux. »

Une organisation qui questionne

Les mesures annoncées posent tout de même quelques problèmes, notamment d’un point de vue logistique. Les candidats libres, par exemple, seront attendus à la session exceptionnelle de septembre qui devrait être mise en place. Cependant, comment ces élèves, s’ils obtiennent leur baccalauréat au cours du mois de septembre, peuvent prétendre à des formations post-bac qui commencent également en septembre ? Des questions sur lesquelles vont devoir se pencher le Ministre de l’Éducation et ses équipes dans les prochaines semaines.

Dans un communiqué datant de ce vendredi 3 avril, le Préfet du Jura annonce l’application d’un nouvel arrêté préfectoral en lien avec les mesures de confinement. Désormais, les sentiers pédestres, chemins de randonnées, pistes cyclables, forêts et parcs sont interdits d’accès sur l’ensemble des communes jurassiennes. En parallèle, l’accès aux plages est proscrit pour tout piéton, cycliste et véhicule non-motorisé. Cette décision intervient après la constatation d’une fréquentation importante et croissante dans les lieux et aménagements précédemment cités.

« Les professionnels de santé et les agents des services publics, dans le cadre de leur fonction et mission sont exclus de cette mesure » précise le communiqué.

ATMO Franche-Comté fait savoir que les conditions météorologiques actuelles sont favorables à la pollinisation des bouleaux, espèce fortement allergisante.

En conséquence, il est attendu pour cette semaine un risque allergo-pollinique élevé (indice de 4/5) pour l’ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté. Cet indice justifie donc, ce vendredi 3 avril, le lancement d’une alerte pollen sur l’ensemble de la région Bourgogne-Franche-Comté.

Alors que trente repas ont été livrés à l’EHPAD de Poligny vendredi 27 mars, l’opération a été réitérée ce 3 avril avec une quantité similaire. Intitulée « Les Cuistots du Cœur », cette initiative est menée par « Les Cuisiniers de la République », association présidée par Guillaume Gomez, à la tête de la cuisine de l’Élysée. Au sein de cette dernière, la commune de Poligny est représentée par Christophe Demangel, chef cuisinier au collège Jules Grévy. Il s’est ainsi entouré de plusieurs professionnels polinois de l’alimentation afin de récolter différents produits chaque semaine.

Et selon la municipalité, la prochaine livraison devrait être plus conséquente. Si les deux premières se limitaient à trente repas, une centaine devraient être réalisée toujours en faveur de l’EHPAD de Poligny mais également de l’EHPAD et l’hôpital d'Arbois.

Hier, et comme chaque année, le 2 avril était synonyme de journée mondiale de sensibilisation à l’autisme. A cette occasion, Plein Air a choisi de s’intéresser à l’association « Autiste, mon école pour grandir », basée à Chaudron. Alexandra Jougier, elle-même mère de deux filles respectivement autiste et dysphasique, est à l’origine du projet. A la base, son souhait était de créer une école se basant sur la technique ABA (Applied Behavioral Analysis ou analyse appliquée au comportement). Alors que l’Agence Régionale de Santé était d’abord emballée par l’idée, aucun accord n’a été trouvé avec les partenaires sociaux, même au bout de deux années de travail. Pour autant, Alexandra ne s’est pas démontée et aujourd’hui, quatre petites filles autistes, âgées entre trois et huit ans, sont prises en charge par des professionnels venant à leur domicile plusieurs dizaines d’heures par semaine.

 

Qu’est-ce que la technique ABA ?

Comme nous l’explique Alexandra, cette technique consiste à « effacer les troubles du comportement et renforcer les comportements adaptés ». Pour illustrer ses propos, elle mentionne sa fille, qui n’a pas parlé jusqu’à ses quatre ans. « On a donc mis son intérêt hors d’atteinte » à savoir : les gâteaux. Posés en haut d’un meuble, donc inaccessible pour l’enfant, ses parents lui soufflent « Gâ » dès qu’elle veut s’en emparer. Une technique qui fonctionne puisqu’au bout d’un certain temps, la petite fille comprend qu’elle doit répéter le mot afin d’accéder aux friandises. « C’est une méthode assez controversée, nuance la mère de famille. Elle se base sur les principes de dressage et de récompense ». Un fait qui n’a pas effrayé Alexandra bien au contraire. « Il n’y a rien sans rien » rétorque-t-elle. Sa fille est désormais quasiment autonome et apprend à lire et à poser des additions. Autre exemple donné par Alexandra : un garçon de huit ans et demi qui aurait dit ses premiers mots seulement trois semaines après le début du suivi.

Cependant, une ombre se dessine au tableau : la prise en charge inexistante en France. Sachant qu’une trentaine d’heure par semaine est préconisée et que le coût d’une seul varie entre 40 et 100€, le montant total peut très vite monter. C’est là que l’association intervient. Elle aide à la prise en charge des enfants jusqu'à un certain niveau.

 

« Si l’autisme était un virus, on en aurait de l’argent »

Une situation qui a tendance à agacer Alexandra. Cette dernière pense que la France est en retard dans la prise en charge de l’autisme et même dans sa façon de l’aborder. « Ils ne sont pas déficients, c’est juste nous qui ne savons pas faire avec eux. Si l’autisme était un virus, on en aurait de l’argent pour eux ». Selon elle, si l’ABA n’est pas préconisée dans l’Hexagone, c’est parce qu’il s’agit d’une méthode compliquée, demandant beaucoup de rigueur selon la mère de famille. Chaque jour, elle travaille avec sa fille en se filmant afin d’avoir un retour de la part d’une superviseuse. « Chaque compétence sur laquelle on travaille doit réussir pendant trois jours d’affilée, explique Alexandra. C’est assez dur à mettre en place ». D’autant plus que les parents doivent également être formés, devenant ainsi des « relais » du suivi en dehors des heures passés avec les professionnels. Malgré tout, l’espoir est de mise. Beaucoup de familles se battent afin de faire reconnaitre l’ABA en France. De son côté, Alexandra voit les changements au sein de sa propre famille. « Ma fille peut sortir, m’accompagner dans les magasins. Je peux changer de route lors d'un trajet habituel sans que cela ne la perturbe ».

Si cet échange avec la créatrice du projet a eu lieu à l’occasion de la journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, cette dernière avoue « bouder » cette date. « Pour nous, l’autisme est simplement une autre façon d’être et non un handicap ». Et chez elle, pas question de se limiter à la couleur bleue, symbole de cette journée. « On prône la neurodiversité. A la maison, c’est plutôt de toutes les couleurs ! ».

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