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7 ans de prison : c'est la peine prononcée mardi par les Assises du Doubs à l’encontre d’un quadragénaire du Pays de Montbéliard… L’homme était accusé de viols sur ses deux nièces âgées d’une dizaine d’années. Des faits qui se sont déroulés durant plusieurs mois courant 2011.

L’avocat général avait requis 5 à 6 ans de réclusion. L’accusé écope aussi d’une peine de 10 ans de suivi sociojudiciaire, avec obligation de soins et interdiction de fréquenter des mineurs. 

On connait depuis mardi soir 18 heures les différentes listes en course pour le deuxième tour des élections municipales.

Dimanche, on votera encore dans 129 communes du Doubs et 127 communes du Jura. Et contrairement au premier tour, il y a des candidats partout dans ces deux départements. Les électeurs de Chapelle des Bois, Rang, Eclans-Nenon, Marnoz et Mallerey sont donc appelés aux urnes.

La rédaction de Plein Air se mobilise pour vous faire vivre ces élections municipales. Retrouvez ici tous les résultats du premier tour, commune par commune

L’échec de la gauche pontissalienne au premier tour des municipales a fait perdre son siège d’élu à Liliane Lucchesi. Comment cette passionnée de politique, cette figure emblématique de la gauche pontissalien vit-elle cette situation ? Comment envisage-t-elle l’avenir ? Quel regard porte t’elle sur cette défaite ? Nous l’avons rencontrée.

Revenons sur les résultats de dimanche soir. J’imagine que vous êtes déçues. Peut-on parler d’échec ?

Tout d’abord, il est bon de souligner que l’abstention est le premier gagnant de cette élection. Après une analyse fine des résultats, on s’aperçoit, en se référant aux scrutins de 2001, 2008 et 2014, que Patrick Genre perd des voix. Ce qui signifie qu’il ne progresse pas dans l’électorat. Il ne récupère pas également les voix de la gauche. Ce n’est donc pas une mauvaise campagne de notre part ou une très bonne de sa part. C’est bien notre électorat qui ne s’est pas déplacé.

Vous avez fait campagne. Vous avez mouillé la chemise. Vous avez rencontré les pontissaliens. Et on a l’impression que vos efforts et vos engagements ne paient pas. Est-ce que ce n’est pas peine perdue. Autrement dit, le constat n’est il pas le suivant, les pontissaliens sont indéfectiblement de droite ?

Pas du tout. La gauche a toute sa place à Pontarlier. L’histoire et l’actualité sont là pour nous le remémorer. Je vous rappelle qu’aux dernières législatives, un véritable électorat s’est déplacé sur la ville. Par ailleurs, à ma connaissance, cette défection de l’électorat de gauche ne concerne pas que Pontarlier. Evidemment, ça ne change pas le fait que nous n’aurons que trois élus au conseil municipal. Néanmoins, cela relativise sérieusement les mérites de l’équipe qui a remporté le scrutin. Elle ne pèse que 3844 électeurs sur un potentiel de 11.946. Ce qui ne représente pas une adhésion exceptionnelle pour leur programme.

Vous remettez-vous en cause. Dans cette question, je parle du trio que vous formez avec Karine Grosjean et Jean-Yves Bouveret ?

On se remet tout le temps en cause. On travaille et on réfléchit beaucoup. On travaille pour la ville et pour les pontissaliens. Ce qui nous oblige toujours à changer notre point de vue, à ne pas regarder pas le petit bout de la lorgnette, à nous projeter dans l’avenir et à envisager de façon globale le développement de Pontarlier et le bien-être de ses habitants. Cependant, nous sommes dans une période qui n’est pas facile pour la gauche et peut être que l’on n’est pas entendu ? Il est possible que l’on s’y prenne mal et que l’on ne sache se faire entendre. Toutes ces questions, nous nous les posons. On se les pose constamment parce que l’on croit à ce que l’on fait et en nos valeurs.

Vous avez perdu votre siège au conseil municipal. Vous êtes une passionnée de politique. Vous aimez vous engager. Cette situation vous rend-t-elle triste ?

Ca fait partie du jeu démocratique. Si pour moi, ce n’était qu’une question de pouvoir ou de place, je ne me serais peut être pas présentée à Pontarlier en étant de gauche. Cette situation va me permettre de prendre du recul pour mieux réfléchir, de renouveler mon investissement dans la vie associative locale et d’envisager « comment poursuivre mon engagement au service du territoire et des pontissaliens ? ». Je pense que ce n’est pas une mauvaise chose. Je vous rappelle que je suis contre le cumul des mandats parce que je pense que, de temps en temps, il faut tout arrêter et réfléchir. C’est essentiel pour pouvoir renouveler les idées et renouveler le personnel politique. Cependant, ça ne veut pas dire que je veux arrêter la vie publique car je suis passionnée de politique et d’intérêt général. Pour moi, c’est une autre manière de vivre.

Vous avez défendu et vous défendez toujours la parité. Cependant, n’avez-vous pas été victime de cette loi ? Dans le sens où s’il n’y avait pas eu cette organisation là, vous siégeriez peut être encore au conseil municipal de Pontarlier ?

On n’est jamais victime de la parité. Pour moi, cela fait partie de la justice nécessaire à une société démocratique. Je préfère avoir perdu mon siège avec la parité que de l’avoir conservé sans.

La Préfecture du Doubs vient de faire le point sur le 2è tour des élections municipales. Les postulants avaient jusqu’à 18h ce mardi soir pour déposer leurs candidatures. 129 communes du Doubs sont concernées par ce deuxième tour de scrutin.

Dans certaines communes, le nombre de candidats est largement supérieur aux postes à pourvoir. A Chaffois, village dans lequel le maire, sortant, Raymond Perrin, n’a pas été réélu, on dénombre 21 candidats pour 5 sièges. A Dommartin, on enregistre sept candidats pour un poste à pourvoir.

Chapelle des Bois et Rang?

Privé de 1er tour, faute de candidats, un scrutin sera finalement organisé dimanche prochain pour le 2è tour des municipales à Chapelle des Bois. Une liste composée de onze personnes a vu le jour. Il en est également de même à rang où un groupe de 17 personnes postulent pour les 11 postes à pourvoir.

Difficiles transactions de deuxième tour à Besançon à gauche. Jean-Louis Fousseret, le maire socialiste sortant, n'a pas réussi  à s’entendre avec les listes d’Emmanuel Girod (Front de Gauche) et de Franck Monneur. La position de l’équipe Monneur est très claire. « Elle n’appellera pas à voter pour Jean-Louis Fousseret ». « Il nous a pris de haut. Il ne nous a proposé qu’un poste d’élu et des responsabilités dans certaines administrations. Aucune de nos propositions n’a été retenue. Malgré les 9000 voix qu’il a perdues, il joue les monarques absolus et ne se remet absolument pas en question. C’est dommage » explique Didier Gendraud, le n°3 de la liste, qui confirme également que des contacts ont eu lieu entre sa formation et Jacques Grosperrin. « Nous nous  sommes rencontrés. Dès dimanche soir, Jacques Grosperrin a souhaité nous rencontrer. Nous avons échangé. Nous l'avons écouté. Il s'est montré courtois. Mais il n'y a pas eu de suite. » explique Franck Monneur.

Au Front de Gauche, on ne s’est pas encore exprimé sur le sujet. En tout cas, on ne se dirige pas, là aussi, à un appel au vote pour Jean Louis Fousseret au second tour. Le conflit est profond entre le parti de Jean-Luc Mélenchon et les socialistes.

Pour information. Dimanche soir, Jean Louis Fousseret est arrivé en tête avec 33,63% des suffrages. Suivi du candidat de l’UMP et des centres Jacques Grosperrin (31,64%) et du frontiste Philippe Mougin (11,76%). Emmanuel Girod et le front de gauche ont obtenu 7,12%. 6,22% pour Franck Monneur et sa formation « Besançon générations citoyennes ».

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