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Suite à l’annonce de Manuel Valls de supprimer les conseils généraux à l’horizon 2021, Christophe Perny, le Président socialiste du Conseil Général du Jura, est sorti de ses gonds.

« Ca y est, Manuel Valls a trouvé la solution pour sauver la France : il faut supprimer les départements ! La belle affaire... L'Etat creuse le déficit depuis des dizaines d'années, l'Etat endette le pays, les ménages français trinquent et la seule solution que notre tout nouveau Premier Ministre nous trouve, c'est la suppression de l'échelon local. C'était donc cela la modernité et l'innovation ? » écrit Mr Perny. Très en colère, le patron du département du Jura souligne que « contrairement à l’Etat, les départements sont gérés sans déficit ». Pour Christophe Perny, « la suppression des Départements dans certaines grosses agglomérations, n’est sans doute pas une aberration, mais pour le reste de la France, c'est nier totalement la diversité des territoires ruraux ! »

A la disposition du Premier Ministre

Selon l’élu jurassien « quel que soit le fond de cette décision, la forme - une annonce lancée sans la moindre concertation préalable - est inacceptable dans une démocratie ». Et de conclure « Les Français veulent des décisions concrètes et immédiates. Au lieu de cela, une décision hypothétique pour 2021 et des effets encore plus hypothétiques au mieux en 2031. Alors, de qui se moque-t-on ? ». Christophe Perny écrira prochainement au Premier Ministre pour lui signifier tout son mécontentement. Il se dit également à sa disposition pour lui suggérer des propositions pour réduire considérablement les dépenses de l’Etat et réfléchir à une autre solution que la seule suppression des conseils généraux.

Le nouveau conseil municipal de Pontarlier se réunit ce mercredi soir à l’Hôtel de Ville. La réunion débutera à 20h. L’ordre du jour porte notamment sur la nomination des élus dans les commissions de travail.

Un jeune conducteur de 18 ans, originaire de Bulle, a été contrôlé hier au volant de sa 306 à 139 km/h sur une portion limitée à 80, entre Frasne et Pontarlier sur la RD471.

Son permis lui a été immédiatement retiré. C’est ce que l’on apprend auprès de la gendarmerie.

Ce lundi, vers 21h30, la terre a tremblé dans les Alpes-de-Haute-Provence. Ressenti à Nice mais aussi jusqu’à Marseille, ce séisme a fait peu de dégâts. Néanmoins, la population fut très inquiète. Nous avons interrogé Jérôme Vergne, chercheur sismologue du Réseau National de Surveillance Sismique,  et lui avons demandé si des répliques étaient attendues dans la région et quelle était la situation en Franche-Comté, située sur une zone de sismicité modérée ?

Nous savons que la Franche-Comté se trouve sur une zone à risques. Doit-on s’inquiéter ?

La Franche Comté fait partie d’une zone où le risque sismique est considéré comme modéré. Il y a un risque sismique dans la région. Néanmoins, ce n’est pas l’endroit où il est le plus important.

Quelle est l’activité sismique dans notre région ?

Ici, à Strasbourg, au centre de sismologie, on reçoit des signaux sismologiques de l’ensemble des stations disposées en France Métropolitaine. Concernant le Jura, on enregistre quelques petits séismes, que l’on appelle micro-séismes, toutes les semaines. Il y a donc une activité sismique régulière mais leur magnitude est suffisamment faible pour ne pas être ressentie par la population. Par contre, nous recensons aussi des séismes un peu plus forts. Le dernier en date s’est produit en 2004 à l’Est de Besançon. Il avait alors atteint une magnitude de 5,2, soit d’une équivalence identique à celui que l’on a connu à Barcelonnette. Celui-ci avait alors été ressenti de façon importante par la population locale. Ce type de secousse peut également faire quelques dégâts.

Des répercussions du séisme survenu dans le Sud-Est du pays, lundi soir, sont elles attendues ou possibles dans notre région ?

Malgré que le séisme qui s’est produit à Barcelonnette soit relativement fort pour la région (ndlr : un séisme de magnitude 5 a été enregistré), il reste d’une importance relativement faible vis-à-vis de la sismicité mondiale. Les impacts de la rupture sismique n’auront pas d’effets au-delà de quelques kilomètres autour de la zone de l’épicentre. A priori pas d’accélération de sismicité ou d’avancement d’un séisme important en Franche-Comté liés à ce séisme là.

Le résultat des dernières élections municipales divise la cité jurassienne. Dernièrement, l’opposition, pour dénoncer la campagne « violente » du maire élu, a décidé de ne pas participer aux commissions de travail et d’entrer en résistance. De son côté, Gilles Beder relativise ce climat délétère. « La vie municipale n’est absolument pas affectée. J’ai une majorité de 18 conseillers. Les décisions sont prises. Il n’y a aucun souci. J’ai simplement une opposition de cinq personnes qui, pour l’instant, font de l’opposition systématique. J’espère que cela va se calmer » explique le nouvel édile. Et de compléter « Par exemple. Ma première décision a été de diminuer les indemnités des élus de 30% et même sur ce sujet, ils se sont abstenus. Alors que l’économie dégagée, qui se monte à 23.000 euros, va être affectée au service social et à une politique pour les jeunes ».

« Je reconnais une campagne incisive »

Gilles Beder le reconnaît « la campagne a été incisive ». Tout en rappelant « qu’il n’y a jamais eu diffamation et d’attaques personnelles ». « Toute ma communication a été construite sur des faits prouvés, étayés et que l’on peut consulter » explique t’il. Regrette t’il néanmoins certains propos qui auraient été tenus oralement ou à l’écrit lors de la campagne ? « Je peux éventuellement regretter la forme. Certainement pas le fond. On n’est pas dans une partie de pique-nique entre amis quand on fait une campagne électorale. J’ai fait campagne, j’ai monté les escaliers, j’ai rencontré les gens, ce que n’ont pas fait mes adversaires ».

Les quartiers salinois ont-ils fait basculer le scrutin ?

C’est peut être une partie de la réponse qui peut expliquer la défaite de la majorité sortante. « Les jeunes et sans doute les quartiers un petit peu en souffrance ont fait basculer le scrutin. Les jeunes ont été un peu négligés par l’ancienne municipalité. Je pense que le projet que je leur ai proposé a emporté leur adhésion » conclut le Maire.

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