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Christophe Perny ne recevra pas Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. A la même heure, le patron socialiste du département du Jura participera avec les élus du secteur à une réunion d’échanges sur le projet de Center Parcs à Poligny

Dans un communiqué de presse, l’élu jurassien explique qu’il « aurait apprécié accueillir madame la Ministre dans son département, mais cette réunion polinoise, programmée de longue date autour d’un dossier stratégique pour l’emploi dans le Jura, apparaît comme primordiale à ses yeux ».

Rappelons quand même que Christophe Perny est opposé à la réforme des collectivités locales actuellement portée par Mme Lebranchu.

Les patrons du secteur des travaux publics tirent la sonnette d’alarme. Leurs carnets de commandes sont au plus bas. Entre 450 et 900 emplois, sur les 4500 que comptent la région, pourraient disparaître en Franche-Comté dans les prochains mois. Ces professionnels en appellent à un plan de relance au plus vite.

Ces difficultés sont nationales mais notre région est particulièrement touchée. Par exemple, en 2014, les appels d’offre ont chuté de 38%. La faute notamment à la baisse des dotations de l’état qui contraint les collectivités à réduire leurs dépenses.

Inquiets sur la situation de la PIC, la Plateforme Industrielle du Courrier de Besançon, les syndicats SUD, CFDT et CGT organisent une journée de mobilisation ce jeudi. Le collectif explique que depuis la fin de l’année 2013, un volume important du courrier, travaillé par le personnel de la PIC, a été transféré sur les établissements de Strasbourg, pour le Nord Franche-Comté, et Dijon, pour le Jura.

Face à cette situation, et devant le manque de concertation émanant de la direction, l’affaire a été portée devant le Tribunal de Grande Instance de Besançon, qui a condamné la Poste à ramener le trafic sur Besançon. Actuellement, « la Direction n’a ramené que le trafic du Territoire de Belfort et essaye de nouveau de le délocaliser entièrement sur Strasbourg sans respecter les instances obligatoires » explique Mme Stolarz, responsable CGT.

Pour les syndicalistes, l’action de demain aura également pour mission de s’inquiéter sur les éventuelles suppressions d’emplois, leur précarité, de dénoncer les pressions managériales et la détérioration du service aux usagers. Le rassemblement est prévu à 14h devant la PIC de Besançon, 86 Avenue de Besançon.

Concernant l’opération menée par la gendarmerie sur l’ensemble de la zone Grand-Est pour lutter contre les vols de métaux , la Préfecture fait savoir que dans le Jura 104 véhicules et 7 recycleurs ont été contrôlés. Six infractions ont été relevées.

Dans le Doubs, ce sont 123 véhicules qui ont été inspectés. Quatre recycleurs ont été contrôlés. Les forces de l’ordre n’ont observé aucune infraction.

A Pontarlier, la réforme des rythmes scolaires se met en place. La ville vient de dévoiler son organisation du temps scolaire pour la prochaine rentrée des classes. Pour l’heure, majorité et opposition n’ont pas de divergences sur le sujet. Néanmoins, les propositions en termes d’animations et d’activités restent insuffisantes et à travailler. La réflexion a été confiée aux Francas du Doubs. Rencontre avec l’élue socialiste pontissalienne Karine Grosjean.

« Je trouve cela positif. On part d‘une situation ou l’offre périscolaire est quasi nulle. A une nouvelle offre, bien construite et bien pensée » explique Karine Grojean . Rappelons que les élus de la capitale du Haut-Doubs ont choisi de planifier la demi-journée supplémentaire d’école le samedi matin. Ainsi, en septembre prochain, les enfants auront neuf demi-journées de cours par semaine. De 8h15 à 11h30 et de 13h45 à 15h45, les lundis, mardis, mercredis, jeudis et vendredis. Et de 8h15 à 11h15, le samedi matin. Dans ce cadre là, la municipalité a la charge d’organiser des temps d’accueil périscolaire en semaine. Cette prise en charge des enfants a été confiée à l’association des Francas, qui gère actuellement la cantine scolaire.

Garderie ou réel temps éducatif ?

Pour l’heure, si les grandes lignes du projet ont été définies, le contenu reste assez vague. « Pour le moment, nous avons un cadre qui, il me semble, est sécurisant à la fois pour les parents et les enfants. Nous avons une structure, en l’occurrence les Francas, qui va intervenir et chapoter toute l’offre périscolaire. Mais il est vrai qu’en termes de contenu, on ne peut que progresser. Il est bon que tout le monde prenne ses marques et que la machine se rôde. Quand elle aura trouvé son rythme de croisière, nous l’enrichirons. En tout cas, je veillerai à cela » précise Karine Grosjean. A ce jour, quatre thèmes ont été définis : le sport, les arts et la culture, les médias et la vie citoyenne. Seules dix associations pontissaliennes ont répondu aux sollicitations de la ville de Pontarlier pour participer à ce projet éducatif. Ce qui est jugé insuffisant. Il n’empêche que le programme proposé devra être intéressant s’il veut trouver son public et répondre aux exigences du ministère de l’éducation nationale. Toutes les sept semaines, Marie-Claude Masson, adjointe au Maire de Pontarlier, en charge de l’éducation, validera les activités proposées par l’association responsable. Des prochaines rencontres sont d’ailleurs prévues avec les clubs qui souhaitent s’investir. Affaire à suivre.

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