Petit Paris : Petits écoliers en danger
Au Petit Paris, des parents s’inquiètent pour la sécurité de leurs enfants. Depuis la semaine dernière, suite à une décision du Conseil Général, l’arrêt de leur car scolaire a été déplacé de quelques mètres. Ce qui n’est pas sans risques. Faute d’accord avec le propriétaire d’un chemin privé, ces derniers doivent longer un petit bout de la RN57 pour prendre le bus. Hier, c’est madame le Maire de Chasnans, en souci, qui a accompagné ces cinq petits écoliers.
Gilles Chartraire, le responsable du service éducation au Conseil Général du Doubs, justifie le nouvel emplacement, « dans un souci de sécurité ». « Jusqu’à présent, le car, qui arrivait de Haute-Pierre pour rejoindre l’école de Nods, devait couper la RN 57, à hauteur du Petit Paris, pour prendre en charge et déposer les enfants. Nous avons estimé que, vu le trafic routier, faire faire une double traversée au car compromet la sécurité du véhicule et de ses occupants » explique Mr Chartraire. Cette solution aurait pu convenir et satisfaire les usagers, sauf que les enfants du Petit Paris doivent, pour leur protection, traverser un chemin privé, que le propriétaire n’est pas prêt à mettre à disposition. « On veut absolument éviter que les élèves du Petit Paris utilisent le trottoir qui longe la RN 57 pour aller vers l’abribus. Pour ce faire, en lien avec Mme le Maire de Chasnans, nous avons pensé qu’il était bon que les enfants utilisent ce petit chemin excentré, qui longe la RN 57, de façon à ce qu’ils puissent rejoindre le point d’arrêt en toute sécurité,» explique Mr Chatraire. Conscient du problème, le responsable explique que la collectivité « travaille avec le Maire et, si besoin, avec le propriétaire du chemin, pour trouver une solution rapidement ».
‘J’ai peur pour mes enfants et ma mère »
« Cette proposition n’est pas concevable. En plus du refus du propriétaire du chemin, l’endroit est plein de terre. Les enfants ne seront jamais propres pour aller à l’école » explique Magali, cette maman très inquiète. « Tous les jours, j’ai peur pour mes enfants et ma mère. Il est hors de question que mes enfants passent sur le bord de la nationale pour rejoindre le bus scolaire. Je ne sais pas ce que l’on va faire. Le Conseil Général ne veut rien entendre » conclut-elle.































