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Dans le cadre de la semaine des cordées de la réussite 2021, Jean-François Chanet, recteur de la Région Bourgogne-Franche-Comté, et Pascal Vairac, directeur de l’ENSMM, ont lancé ce lundi matin la nouvelle cordée de la réussite, portée par l’École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon. C’est un programme de mise en réseau des établissements pour accompagner les projets d’orientation et pour lutter contre l’autocensure des élèves. L’objectif est de pousser ces élèves à la réussite, quel que soit le parcours envisagé dans l’enseignement supérieur ou l’insertion professionnelle.

Un réseau d’entraide

« Les cordées de la réussite, c’est mettre en place un réseau d’entraide, entre des établissements du secondaire, principalement en zone prioritaire d’éducation, et des établissements de l’enseignement supérieur » explique Pascal Vairac. Et le mot « cordée » est plutôt parlant. En alpinisme le « premier de cordée » désigne celui qui mène le groupe, ce qui est significatif de cette action. Un établissement encordé et des établissements têtes de cordée mettent en place des actions pour donner à chaque élève les moyens de sa réussite dans l’élaboration de son projet d’orientation, quel que soit le parcours envisagé. Les cordées de la réussite, c’est donc un partenariat entre « une tête de cordée », qui peut être un établissement d’enseignement supérieur, et des établissements dits « encordés », collèges et lycées de la voie générale, technologique ou professionnelle, qui relèvent plus particulièrement des réseaux d’éducation prioritaire, des quartiers prioritaires, ou des zones rurales éloignées des métropoles.

Venir en aide à des élèves qui s’autocensurent

« Ces établissements accueillent un public particulier. Ce sont des élèves, qui très souvent, n’osent pas aller vers des études supérieures, ou n’envisagent même pas d’aller au-delà » souligne le directeur de l’ENSMM. L’idée de ces cordées, c’est d’apporter les clefs à ces élèves, ainsi qu’une vision de ce qui peut être une ambition. Lundi 18 janvier, une vingtaine d’élèves a donc pu visiter l’École Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon, en participant à des ateliers de découvertes, accompagnés et guidés par des étudiants ingénieurs.

Le toit d’une ancienne ferme, occupée par des génisses, s’est effondré hier matin, vers 9h, aux Fins. Soit une superficie de 65 m2. Environ 80 centimètres se trouvaient sur le toit.

Aucun animal n’est blessé. Le bétail a été déplacé avec l'aide des pompiers. Malheureusement, la réparation pourrait prendre du temps. L’exploitation ne parvenant pas à trouver un professionnel pour lui réparer ses dégâts au plus vite.

La Confédération paysanne du Doubs et du Territoire-de-Belfort demande à ce que « le couvre-feu ne pénalise pas la vente directe ». Selon le collectif, la mise en place d’un couvre-feu dès 18h par le gouvernement a mis en difficulté certains circuits alimentaires de vente directe, comme les retraits de paniers et les marchés paysans du soir.

La Confédération s’est empressée d’alerter le ministère de l’agriculture et de l’alimentation pour demander que soit ajoutée aux motifs de dérogations au couvre-feu, la possibilité de se rendre sur le lieu de distribution des produits, qu’il s’agisse d’une AMAP ou de tout autres lieux de vente directe de produits alimentaires sur les marchés du soir. Une réunion doit se tenir ce mercredi sur ce point, en visio-conférence, avec les acteurs et les autorités concernés.

Dans une situation déjà bien délicate après la crise sanitaire et financière les ayant touché, les agriculteurs, et notamment les éleveurs de volaille, craignent un nouveau coup dur avec la multiplication des cas de grippe aviaire recensés. Si la situation est critique dans les Landes, la Franche-Comté est pour le moment épargnée.

En décembre dernier, le ministère de l’Agriculture annonce l’apparition de nombreux foyers de contamination en France, dont la majeure partie dans les Landes. Une épizootie qui contraint le gouvernement à mettre en place l’abattage de centaines de milliers de canards. Un désastre pour des éleveurs déjà fragilisés par la crise économique liée à la COVID-19. Ces derniers espéraient sortir la tête de l’eau en partie grâce aux ventes de foie gras. En Franche-Comté, la grippe aviaire n’est pas encore là, mais les éleveurs se préparent, et mettent en place des actions afin d’éviter qu’un cluster semblable à celui des Landes ne se forme : « En France, et notamment dans le Doubs, il y a des mesures de claustration qui sont mises en place dans les élevages agricoles mais également privés. Les volailles ne peuvent pas sortir de leur bâtiment, pour éviter un contact avec des animaux sauvages », explique Philippe Monnet, président de la FDSEA du Doubs.

Du plomb dans l’aile

Malgré les précautions prises, et l’absence pour le moment du virus sur la Région, la situation peine à s’améliorer pour les agriculteurs de la région, fauchés par la crise sanitaire et économique. La période de fois gras, sur qui beaucoup d’entre eux misaient, n’a pas été aussi fructueuse que les années passées : « La situation est catastrophique », déplore Philippe Monnet. La situation pourrait même empirer en 2021, avec l’entrée en vigueur de plusieurs mesures gouvernementales limitant l’utilisation de pesticides et produits phytosanitaires. Des mesures bénéfiques pour l’environnement, mais qui devraient faire perdre des terres, et donc de l’argent, à bon nombre d’agriculteurs. Dans ce sens, un mouvement protestataire est actuellement en cours dans la région Centre, où les agriculteurs expriment leur ras-le-bol dans les rues Tourangelles.

Réservée jusque-là à certains publics prioritaires, dont les résidents en Ehpad, les soignants, ou encore les pompiers, la campagne de vaccination est ouverte depuis lundi aux aînés de plus de 75 ans ainsi qu’aux personnes atteintes de pathologies graves. A Besançon, c’est au gymnase Résal que se déroule cette opération massive. Alors que dans certains centres de la région, comme à Pontarlier, les dotations de l’état sont insuffisantes et augurent une pénurie dès le mois prochain, ce n’est pour l’instant pas le cas dans la cité comtoise. Les dotations permettent de vacciner environ 1000 personnes par semaine.

Un réel engouement

« On s’attendait à cette affluence-là » souligne David Giboulot, infirmier en pratique avancée libérale, et responsable du centre de vaccination Résal. Au vu de la file d’attente devant les portes du gymnase, et de l’afflux de seniors qui ne faiblit pas au rythme de la journée, pas de répit pour les soignants. Mais ces derniers ont répondu présent. « On a mobilisé beaucoup de professionnels de santé libéraux, on doit être à 180 » précise David Giboulot. Cela représente jusqu’à 4 médecins par jour, et 5 vaccinateurs. L’infirmier évoque même la possibilité d’ouvrir une ligne supplémentaire de vaccination, grâce à cette mobilisation massive des professionnels de santé libéraux.

Un dotation prévue toutes les semaines

Dans certains centres de vaccination de la région, comme à Pontarlier, les élus déplorent que les dotations soient insuffisantes, et que la totalité des personnes âgées de plus de 75 ans mettront des mois à être vaccinées. Ce n’est pour l’instant pas une crainte à Besançon selon David Giboulot. Une dotation est prévue toutes les semaines par l’Etat, et dans la mesure où 1000 personnes se font vacciner par semaine, il n’y aura pas de pénurie de vaccins. « Pour le moment ça fonctionne, on est approvisionné, donc il n’y a pas de souci » explique-t-il. Rappelons qu’à Besançon, les plus de 75 ans représente environ 10.000 personnes. A ce rythme, il faudrait un peu plus de deux mois pour vacciner cette tranche d’âge, avant de passer à la suivante.

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