Choix du secteur :
Se connecter :

Sur son compte Facebook, Clément Pernot, le président LR du Conseil Départemental du Jura, indique qu’il fera voter aux élus, ce lundi 2 novembre, lors d’une nouvelle assemblée départementale, une motion sur la fermeture des commerces dits « non essentiels » lors du reconfinement de la France, créant ainsi une véritable iniquité avec les grandes surfaces.

Dans le Jura aussi, les élus se mobilisent contre la décision gouvernementale de faire fermer les commerces de proximité, dits « non essentiels », durant le confinement. A Dole, le maire de la ville, Jean-Baptiste Gagnoux, et le président du Grand Dole, Jean-Pascal Fichere, viennent d’envoyer un courrier à Bruno Le Maire, le ministre de l’économie.

Les deux élus jurassiens défendent tout d’abord l’idée que « les recommandations de distanciation sociale sont moins faciles à faire respecter dans les grandes surfaces que dans les commerces de proximité ». Ils soulignent que ces derniers ont fait « d’importants efforts et ont souvent investi pour faire respecter ces mesures ». Par ailleurs, ils rappellent que la décision prise, « permettant aux seules grandes surfaces la possibilité de commercialiser des produits n’étant pas de première nécessité, engendrent des déséquilibres économiques irrémédiables ».

Ils insistent sur le fait que le gouvernement doit prendre « des mesures équitables dans les plus brefs délais ».

Dans ce contexte social, sanitaire et économique, l’une des deux oppositions au conseil municipal bisontin, composée de La République en Marche, du Modem et du Mouvement Ecologiste Indépendant souhaitent que la Ville de Besançon instaure des mesures d’urgence en direction de la population.

Selon le groupe, les premières orientations doivent porter sur l’accompagnement des plus fragiles et la continuité pédagogique, avec la mise en place d’une cellule d’écoute et de soutien à destination des aînés, des personnes isolées, handicapées ou des familles en difficulté, le soutien aux commerçants, artisans et producteurs locaux, avec notamment la mise en place d’un soutien exceptionnel, le stationnement gratuit au centre-ville et dans les rues commerçantes de la ville et une campagne de communication en faveur de l’achat local et le maintien d’un service public de qualité.

Ce samedi après-midi, après avoir pu échanger le matin même avec le Préfet du Doubs, Anne Vignot ( maire de Besançon), Marie Noëlle Biguinet (maire de Montbéliard), Patrick Genre ( maire de Pontarlier et Président de l’association des maires du Doubs ) et Charles Piquard ( président de l’association des maire ruraux du Doubs) ont dénoncé les mesures « inégalitaires » prises par le gouvernement dans le cadre du reconfinement, en obligeant les commerces « non essentiels » à fermer leurs rideaux. Les élus ont rappelé l’importance de cette période de préparation des fêtes de fin d’année pour laquelle le chiffre d’affaire des commerçants varie de 20 à 70%. Les édiles préviennent si aucune solution n’est trouvée « rapidement », « des arrêtés seront pris » pour contourner l’obstacle, qui pénalise de très nombreux professionnels, qui voient leurs parts de marché s’évader au profit de la grande distribution et du e.commerce. « Nous ne pouvons pas rester inactifs » a déclaré Mr Genre. Pour Anne Vignot : « cette mesure prise pourrait être contestée au niveau européen ».

Plus que des exonérations

Tandis qu’Anne Vignot appelait le gouvernement « au juste équilibre » et rappelait que « chaque jour de confinement représente des pertes » irrémédiables, Patrick Genre demandait « un élargissement du décret pris par le gouvernement, et une redéfinition rapide du terme « commerce non essentiel ». Enfin, Marie Noëlle Biguinet craint une mort programmée des centres-villes. L’édile pointe une décision qui, si elle n’évolue pas, viendrait casser la dynamique mise en place et le soutien apporté au commerce de proximité, grâce aux politiques déployées depuis de nombreuses années et l’argent public consenti. Pour Patrick Genre, il faudra " plus que des exonérations". Un accompagnement financier pour combler les pertes et accompagner vers l'instauration d'autres système de vente sont nécessaires.

Les élus présents le disent : ils seront «très attentifs aux décisions qui seront prises dans les prochains jours ». A l’image de Patrick Genre, ils attendent « une amélioration rapide de la situation, tout en ne négligeant pas l’aspect sanitaire, qui reste LA priorité ».

Dans un communiqué de presse, le Sybert fait savoir du maintien de ses différents services. Qu’il s’agisse de l’accueil des usagers, du fonctionnement des déchetteries et des sites de compostage collectifs. Il en est de même pour le fonctionnement du centre de tri et de l’usine d’incinération.

Il est rappelé que pour tous les déplacements, une attestation de déplacement dérogatoire est obligatoire. La case "Convocation judiciaire ou administrative et pour se rendre dans un service public" est à cocher.

Sous-catégories