Choix du secteur :
Se connecter :

Fermeture de Développement 25 : Les salariés abasourdis par « le mépris » du Conseil Départemental du Doubs

Dans une lettre ouverte, les salariés de Développement 25, l’agence économique du conseil départemental du Doubs, qui a fermé ses portes il y a quelques jours, sortent de leur réserve. 13 salariés restent sur le carreau.

Dans cette lettre ouverte qu’il a adressée à l’assemblée générale de développement 25, le collectif dénonce l’attitude des élus du conseil départemental du Doubs. Rappelons qu’après 28 ans d’existence, le Tribunal de grande instance de Besançon a prononcé la mise en liquidation judiciaire de cet organisme. « Dans les faits, le Département du Doubs a choisi de fermer son satellite de la pire des manières : un assèchement du budget afin de créer une faillite, un refus du paiement des indemnités conventionnelles de licenciement, niant le statut des salariés, une sollicitation des AGS (Association pour la Gestion du régime d’assurance des créances des Salaires) financées par les cotisations des entreprises et des salariés du secteur privé, se défaussant ainsi de ses responsabilités… Au-delà du caractère immoral de cette action, c’est bien la manière insultante et méprisante de liquider les compétences réunies au sein de cette structure qui soulève le cÅ“ur Â» expliquent les salariés. Et de poursuivre : « Au cours des derniers mois, le Département a fait preuve du mépris le plus total à l’égard des femmes et des hommes de l’agence qui faisaient pourtant encore il y a peu sa fierté en matière de développement économique Â».

La colère est grande. « Comment accepter que le Département qui a créé et financé pendant près de 30 ans l’Agence, puisse la balayer d’un revers de main ! Un département qui a refusé nos propositions de restructuration, qui a refusé les départs volontaires de salariés en connaissance de cause, et qui a volontairement asséché financièrement la structure, amenant à cette situation inextricable ! Un département, employeur de fait, qui finalement n’assume pas son rôle social auprès du personnel de son Agence économique. Comment imaginer qu’une collectivité, dont la compétence essentielle est la solidarité sociale, puisse avoir un tel comportement ? Comment des élus du peuple peuvent avoir cette immoralité à contraindre des femmes et des hommes à travailler jusqu’au bout sans prévoir, à un seul moment, leur juste rétribution ? Comment une majorité libérale peut-elle en venir méthodologiquement à faire payer le secteur privé pour ses décisions politiques iniques ? Â» argumentent les salariés, qui n’ont pas le statut de fonctionnaire.

En conclusion, le collectif s’insurge contre le fait qu’il n’a pas été « associé aux concertations ou décisions concernant son devenir professionnel et aux conséquences sociales lourdes que chacun des salariés devra porter seul Â».