Dans un communiqué de presse, l’union locale de la fédération nationale du secteur des activités postales et des télécommunications CGT et l’union locale CGT de Pontarlier ont réagi au suicide de Charles Griffont. Dans un courrier, le facteur , qui a mis fin à ses jours, accuse la Poste. Il la juge responsable de son geste.
Les syndicats dénoncent à leur tour la politique de la Poste. Selon eux, l’entreprise « détruit les emplois massivement, aggrave les conditions de travail de ses agents et dégrade le service public postal ». Selon la CGT, « en 3 ans, ce sont, au niveau national, 19.548 emplois qui ont été supprimés à la Poste ». Le syndicat dénonce également « l'explosion de la précarité ». « Et cela alors que La Poste perçoit, chaque année 330 millions d'euros au titre du CICE pour, soit disant, développer l'emploi ! ».
« Pour la CGT , il est urgent de replacer l' humain au cœur de l'organisation de La Poste, de ne plus le considérer comme un coût mais au contraire comme une richesse pour l'entreprise, d'arrêter les suppressions massives d'emplois, le recours à la précarité ». Et de poursuivre : « Il est urgent de revenir à un vrai service public postal, qui réponde aux besoins fondamentaux des usagers, alors qu'aujourd'hui ils sont , pour La Poste, des clients et donc la cible d'une politique basée sur les profits plutôt qu'axée sur le service public. Il faut embaucher les CDD , intérimaires, et créer les emplois nécessaires à hauteur des besoins réels pour permettre aux postiers de faire leur travail dans de bonnes conditions et maintenir un vrai service public postal de qualité et de proximité, à la distribution, acheminement du courrier, comme aux guichets ».































