C'est la dernière trouvaille d'un élu suisse. Il faut bien avouer que, face à la montée du sentiment anti-frontaliers, certains ne manquent pas d'imagination. Dernièrement, Luc Barthassat, conseiller d'Etat chargé des Transports, a exprimé son souhait de voir s'installer un péage urbain aux frontières du canton de Genève pour désengorger son centre-ville. La finalité de ce projet serait de se servir des recettes générées pour financer les infrastructures de transport du Grand Genève.
Cette proposition suscite de nombreuses réactions. Pour le Groupement Transfrontalier Européen il s'agirait "ni plus ni moins d'un nouveau racket". « On est vraiment dans le cadre de la provocation. On stigmatise une nouvelle fois les frontaliers. Il est bon de rappeler quand même que Genève a refusé de financer des parkings pour éviter d'avoir un trop gros nombre de voitures sur la ville » précise Jean-François Besson, le secrétaire général du Groupement Transfrontalier Européen. De son côté, la CFDT explique que « faire rentrer de l'argent dans les caisses, sur le dos des frontaliers, est un peu facile ». Et de compléter « Une telle mesure montre une fois de plus un certain mépris pour les frontaliers qui ne sont pas source de problèmes mais créent à moindre coût de la richesse dans le canton ».
Pour l'heure, il ne s'agit que d'une initiative personnelle, mais cette idée ressort régulièrement sur la place publique. Sans doute pour séduire l'électorat des partis populistes, très en vogue, notamment dans le canton de Genève.































