Choix du secteur :
Se connecter :

La guerre s’intensifie en Ukraine. L’offensive russe est bien réelle. L’armée accentue ses frappes et progresse. En France, la population n’est pas indifférente à la situation des Ukrainiens. Lundi, le standard de la mairie de Besançon a reçu de nombreux appels émanant de locaux désireux d’apporter leur aide, en offrant par exemple un hébergement.

Pour l’heure, la ville recense toutes les bonnes volontés et les propositions qui en découlent. Les élus, en compagnie d’un collectif, récemment créé, portent une réflexion sur l’organisation que peut prendre ce soutien. Il convient d’organiser l’accueil des réfugiés et la collecte. Se posent notamment les questions de savoir quels types de produit et de matériel sont souhaités et comment l’acheminement pourrait se faire ?

La cité comtoise entend également s’appuyer sur son réseau de villes jumelées pour envisager d’autres actions. Elle envisage de proposer son aide à  la ville de Fribourg qui a décidé de recevoir 300 enfants.

Il y a quelques jours, lorsque la Russie attaquait l’Ukraine, le Président Emmanuel Macron indiquait que cet « acte de guerre » aura « des conséquences profondes durables sur nos vies ». L’agriculture fait partie des secteurs qui seront malheureusement touchés par cette crise internationale. Philippe Monnet, le président de la FDSEA du Doubs, actuellement à Paris, au salon de l’agriculture, a conscience des conséquences à venir. D’autant plus que l’Ukraine et la Russie représentent 1/3 de la production mondiale de blé. Une matière première indispensable pour nourrir le bétail. L’agriculteur s’attend également à une augmentation des prix du gaz. Une énergie largement utilisée par les professionnels de la terre pour produire des engrais

Une augmentation des coûts de production

Cette situation et les conséquences qu’elle engendre vont indéniablement augmenter les coûts de production. Ce qui va produire une hausse des charges dans les exploitations, qui devront répercuter cette hausse sur leur prix de vente. Ce qui aura un impact sur les tarifs appliqués dans les rayons des magasins et donc sur le pouvoir d’achat de la clientèle française. Pour éviter autant que faire se peut cette situation à l’avenir, la FDSEA réfléchit à rendre la production agricole française moins dépendante de l’étranger. Ce sera sans doute l’un des grands enjeux à venir.

Accueillir des réfugiés ukrainiens

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, s’est dernièrement dit favorable à l’accueil de refugiés ukrainiens. La réflexion est lancée. Localement, Philippe Monnet et ses équipes réfléchissent à cette éventualité. « Nous regardons comment nos territoires peuvent participer à cette action de solidarité » termine l’agriculteur.

L'interview de la rédaction / Philippe Monnet, président de la FDSEA du Doubs

Après cinq jours de guerre, Kiev, la capitale ukrainienne résiste aux assauts russes. Le conflit armé a pris un nouveau tournant ce dimanche après la menace nucléaire brandie par Vladimir Poutine. Sur place, la population ukrainienne résiste et s’organise. Néanmoins, la situation est dramatique.

Comme l’explique cette ukrainienne à Besançon, « l’armée russe n’hésite pas à s’attaquer aux hôpitaux et a ciblé les civils ». Elle s’inquiète pour ses proches. Ce lundi, le ministère de la santé ukrainien a annoncé le décès de 16 enfants depuis le début des bombardements dans le pays. En Ukraine 368.000 réfugiés ont fui les combats depuis le début des hostilités.

L'interview de la rédaction

 

Un nouveau rassemblement pour soutenir le peuple ukrainien et s’opposer « à l’agression russe » se tiendra ce samedi 26 février, à 15h, sur la place Pasteur au centre-ville de Besançon. Au cours de ce rassemblement, les participants entendent exprimer également leur émotion et leur inquiétude. A Besançon, c’est notamment le collectif « Ensemble ! Doubs » qui relaie ce vendredi après-midi cet appel national interorganisations.

Une deuxième journée de guerre a débuté ce vendredi en Ukraine. A Besançon, comme partout ailleurs en France, la communauté ukrainienne et une partie du peuple français sont inquiets. Sur place, les Ukrainiens retiennent leur souffle. Ils essaient de fuir ou de se protéger dans des abris anti-bombes. La situation est inquiétante. Certains gardent espoir, en espérant que le peuple ukrainien et son armée parviendront à faire face. Ils attendent aussi de la communauté internationale une réaction plus forte. Selon les expatriés et les personnes sur place, les sanctions économiques sont insuffisantes pour faire reculer les troupes de Vladimir Poutine. « Nous sommes prêts à combattre. C’est notre force d’être ensemble » explique une jeune ukrainienne, qui vit actuellement à Besançon.

Pour elles, le président russe est « malade et dangereux ». « Il doit être hospitalisé, isolé et éloigné du pouvoir ». « Cette guerre n’est pas que le problème de l’Ukraine » indique-t-elle. Elle regrette que la situation actuelle n’ait pas été davantage prise au sérieux par la communauté internationale. Notamment, lorsqu’en 2014, la Crimée a été annexée par l’armée russe.

L'interview de la rédaction

Une deuxième journée de guerre a débuté ce vendredi en Ukraine. La capitale du pays, Kiev, est encerclée par l’armée russe, qui a pris le contrôle de l’aéroport. Cette dernière a été attaquée. Des missiles ont été lancées. Hier soir, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont eu un échange téléphonique « sérieux et franc ».

Poutine est désormais plus que jamais isolé. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre son opération militaire. Des responsables politiques n’hésitent pas à le comparer à un dictateur. C’est le cas de Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères et Boris Johnson, le premier ministre britannique. Pour l’heure, les sanctions américaines et européennes ne semblent pas avoir d’impact sur la détermination du président russe. Anne Vignot, Maire de Besançon, est au micro de la rédaction.

 

L'interview de la rédaction : Anne Vignot, Maire de Besançon 

Une cinquantaine de personnes, composée d’élus, de militants associatifs et de citoyens français et ukrainiens se sont rassemblées ce jeudi soir sur la place Pasteur au centre-ville de Besançon pour apporter leur soutien au peuple ukrainien et demander le retrait de l’armée russe. Les manifestants demandent que soit appliquée la règle fondamentale du droit international qui permet aux peuples le droit à disposer d’eux-mêmes. Ils attendent de la communauté internationale qu’elle prenne ses responsabilités et qu’elle mette hors d’état de nuire le président russe.

ukraine besancon 2 DD

 

Le reportage de la rédaction / des citoyens français et ukrainien et Patrick Ayache, conseiller régional et Maire de Pirey

 

Ce matin, l’armée Russe est entrée sur le territoire ukrainien. Cette action faisait suite à la prise de parole de Vladimir Poutine à la télévision russe qui annonçait « une opération militaire ». Ce soir, à 17h30, un rassemblement se tiendra à Besançon, sur la place Pasteur.

Nous aurons l’occasion d’en reparler sur Plein Air. Jeudi matin, Une audience se tiendra au tribunal administratif de Besançon. La justice statuera sur le recours, déposé par  les associations  Vélo Besançon et Trottoirs Libres, contre les arrêts et stationnements sur  trottoirs et voies cyclables à Besançon.

Ces deux entités reprochent à la cité comtoise, et notamment à Anne Vignot, de ne pas assurer le respect de l’ordre public. Il est notamment dénoncé l’occupation par les voitures et autres véhicules de livraison des trottoirs et bandes cyclables. Selon les collectifs, cette situation impacterait le centre-ville, mais également les faubourgs et les quartiers périphériques. L’audience débutera à 9h30.

Tout au long du week-end, du vendredi 18 au dimanche 20 février, la gendarmerie du Doubs a mené plusieurs opérations de contrôle routier. Elles ciblaient les sorties de discothèques. Les militaires ont enregistré 130 infractions à diverses règles du code de la route. 41 alcoolémies et 12 conduites sous stupéfiants ont été relevées. 43 rétentions immédiates du permis de conduire ont été effectuées. « D’autres opérations seront reconduites dans les prochaines semaines afin de sauver des vies et protéger les autres usagers » rappellent les gendarmes du Doubs.