Les policiers pontissaliens sont intervenus ce mercredi à Doubs pour plusieurs menaces de mort émanant d’une voisine et à destination de son voisin. Des faits qui avaient déjà eu lieu en novembre dernier, mais qui n’avaient pas eu de suite judiciaire. Cette fois-ci, cette femme de 35 ans a été interpellée près de son domicile et placée en garde à vue ce mercredi. Elle nie tous les faits qui lui sont reprochés, alors que ceux-ci sont corroborés par plusieurs témoignages. Cette personne, bien connue des services de polices, faisait déjà l’objet de plusieurs procédures similaires qui seront regroupées. Elle a été laissée libre après sa garde à vue, mais sera convoquée devant le tribunal au mois de janvier.
Demain, cela fera une semaine que Nahël a été tué lors d’un contrôle de police à Nanterre. Depuis ce drame, chaque soir, des émeutes enflamment les quartiers dans toute la France. A Besançon, des incidents ont éclaté particulièrement dans les quartiers de Planoise et Clairs-Soleil. Une agence bancaire a été brûlée, des feux ont été déclenchés sur la route, des véhicules ont été incendiés et quelques boutiques ont été pillées. Le parquet de Besançon est très clair : des interpellations auront lieu très prochainement.
« Je peux vous assurer qu'il y aura des poursuite »
Cette vague de violences ne laisse pas les forces de l’ordre impassibles. Elles ont déjà procédé à une saisie impressionnante ce vendredi, dans le quartier de Planoise, en confisquant 54.000 mortiers et artifices dans un commerce de la place Cassin. Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, tenait une conférence de presse ce lundi matin, pour assurer que le maximum sera fait afin d'identifier les auteurs de ces incivilités. Il a rappelé les faits les plus graves, survenus dans la nuit de jeudi à vendredi, comme l’incendie de l’agence bancaire Crédit Mutuel ainsi que le pillage de l’Euro Market et d’un débit de tabac. S’il n’y a pas eu d’interpellation le soir des faits, les policiers n’étant pas en nombre suffisant, Etienne Manteaux a bien précisé qu’il y en aurait très prochainement. Pour l’heure, les caméras et la vidéosurveillance sont analysées par les enquêteurs de la police judiciaire et de la sûreté départementale. « Cela va nous permettre d’élucider et d’identifier très clairement certains faits. Dans les jours et semaines à venir, au fur et à mesure de l’identification formelle de certains auteurs de ces dégradations par incendie, de ces vols aggravés par plusieurs circonstances, je peux vous assurer qu’il y aura des poursuites. Nous allons procéder à des interpellations » promet Etienne Manteaux. Pour rappel, les dégradations par incendie ou vols aggravés par trois circonstances sont punis de dix ans d’emprisonnement.
Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon :
Les parents, civilement responsables, cités devant le tribunal
Actuellement, 9 individus ont été interpellés dans la nuit de vendredi à samedi et 4 dans la nuit de samedi à dimanche. Un homme en possession de masques et d’engins pyrotechniques a été placé en garde à vue. Deux mineurs à proximité d’un véhicule incendié ont aussi été interpellés. D'abord pris en chasse, l’un d’entre eux a laissé échapper une bouteille d’essence lors de sa fuite. Les policiers, après les avoir rattrapés, ont aussi constaté des traces de brûlures au niveau du visage de l'un de ces individus. Des adolescents très jeunes, inconnus de la justice, qui seront présentés à un juge pour enfant en présence de leurs parents. Ces deniers auraient été motivés par l’élan grandissant des réseaux sociaux. Mais Etienne Manteaux prévient : « Les parents sont civilement responsables. À ce titre, ils seront cités devant le tribunal. On ne peut pas impunément casser et violenter. Les parents ont des obligations »
Ce mercredi, des policiers de la Bac en surveillance rue Ravel à Besançon ont constaté plusieurs transactions successives de produits stupéfiants entre un vendeur et plusieurs acheteurs. Ce dernier récupérait à chaque transaction, un sachet dissimulé dans une poubelle. Les forces de l’ordre ont procédé à son interpellation ainsi qu’à celle du dernier acheteur. Ils ont été conduits sans incident au commissariat et placés en garde à vue. Douze barrettes de résine de cannabis pour un poids total de 30g, quinze bonbonnes de cocaïne et 350€ ont été retrouvés sur le vendeur. L’acheteur quant à lui se trouvait en possession de 5,25g de résine de cannabis.
Ce dimanche, les policiers pontissaliens ont interpellé un homme qui a meulé une ancienne chaudière pour l’extraire de son sous-sol afin de s’en débarrasser. La machine contenait encore quelques litres de fioul et l’homme a déversé la totalité du combustible dans une buse qui terminait dans le Doubs. Pour rappel, le fioul est l’un des combustibles les plus polluants au monde. Par mesure de sécurité, les sapeurs-pompiers ont mis en place un barrage flottant. Des sondages ont été réalisés jusqu’à Arçon. Aucun poisson mort n’a été retrouvé.
Les policiers de Pontarlier étaient requis ce dimanche pour des violences sur conjoints sans ITT. Une femme violente s’en serait prise à son conjoint en le giflant à plusieurs reprises. Lorsque les policiers ont pénétré au sein de l’appartement du couple, ils ont remarqué la présence de 5 barrettes de cannabis sur la table de la cuisine. L’homme a indiqué que les stupéfiants lui appartenaient et qu’il s’en servait pour sa consommation personnelle. Il s’agissait d’environ 10g de résine de cannabis. La femme a reconnu les gifles mais son compagnon n’a pas souhaité déposer de plainte. Ils seront convoqués prochainement devant la justice.
Des nouveaux tirs ont retenti dans la nuit de samedi à dimanche à Besançon. Deus individus ont été blessés par des tirs à l’arme lourde « de type kalachnikov » sur le parking de la Malcombe, proche du quartier de Planoise. Une enquête de flagrance pour tentative d'homicide a été ouverte par le parquet de Besançon. L’une des victimes s’est présentée d’elle-même au centre hospitalier de la ville. L’autre s’est rendue chez une autre personne qui a prévenu la police. Elle a également été hospitalisée.
Les policiers bisontins sont intervenus dans la nuit de samedi à dimanche au niveau de la discothèque le QG à Besançon. Un individu alcoolisé (0,67mg/l) se voyant refuser l’entrée a agressé physiquement un agent de sécurité en le frappant. L’homme de 30 ans a été interpellé et placé en garde à vue.
Dimanche dernier, un incendie se déclarait dans un garage rue du Stand à Pontarlier. Un individu a été aperçu en train de prendre la fuite en vélo et deux détonations, qui s’apparentent à de aérosols, ont été entendues. Quelques mètres plus loin, un homme alcoolisé chute et se blesse, entraînant sa prise en charge par les sapeurs-pompiers. Durant son transport, il s’en serait violemment pris à trois pompiers en leur crachant dessus, ainsi qu’à un agent de police. Sur lui, deux cartes bancaires sont découvertes : la première dérobée à une victime, et la seconde appartenant au locataire du garage. L’homme possédait aussi un couteau et de la cocaïne.
Après une nuit à l’hôpital, cet homme a été placé en garde à vue qui a été prolongée. Il a reconnu les outrages et l’incendie, mais minimise son implication, indiquant qu’il « ne voulait pas mettre le feu, qu’il a été dépassé par les événements, ce qui a entraîné sa fuite ».
Des investigations sont en cours pour déterminer l’origine du foyer, et des prélèvements ont été réalisés pour faire toute la lumière sur cette affaire. En attente des résultats de son analyse toxicologique et de son jugement, l’individu a été placé en détention provisoire.
Ce dimanche, la brigade spécialisée de terrain a interpellé deux individus aux abords de la maison d’arrêt de Besançon, en train de jeter des colis par-dessus l’enceinte de l’établissement depuis des toits de garage d’une résidence. Ils ont pris la fuite à l’aide d’un véhicule à la vue des policiers mais ont été interceptés rue de la Pelouse, quelques mètres plus loin. Les colis contenaient des denrées périssables, notamment de la viande. L’individu majeur de 18 ans a reconnu les faits sans indiquer le destinataire du paquet. Il sera convoqué devant la justice le 14 septembre. Le mineur de 15 ans a indiqué seulement accompagner son comparse. Il sera convoqué devant direction de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ) le 22 mai, puis devant le juge des enfants le 7 juillet prochain.
Un individu d’une trentaine d’années a été interpellé le vendredi 24 mars à Marseille par les services de la police judiciaire. Il est soupçonné des assassinats d’Abdelkader Mesref, tué de deux balles dans le dos à Besançon fin février, et de l’homme de 26 ans dont le corps a été trouvé calciné début mars dans une zone boisée à Thise. Par ailleurs, de lourds soupçons pèsent aussi sur cet individu pour un troisième meurtre. Il s’agirait d’un proche du jeune homme de 26 ans, ces deux personnes ayant été aperçu ensemble peu de temps avant leurs disparitions respectives.