Suite au renversement du gouvernement de François Bayrou, le président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre ce mardi 9 septembre. L’actuel ministre des Armées est chargé de consulter les partis afin de bâtir les accords nécessaires aux décisions à venir. L’Élysée précise qu’un nouveau gouvernement ne sera proposé qu’à l’issue de ces discussions.
Ce lundi, les députés ont voté « contre » la confiance au Premier ministre François Bayrou. Il présentera sa démission ce mardi. Le résultat est sans appel : 194 parlementaires ont voté la confiance. 364 ont voté « contre ». On recense également 15 abstentions. De son côté, Emmanuel Macron a déclaré « prendre acte » de la chute de François Bayrou. L’Elysée a fait savoir qu’il nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours ».
La France traverse une crise politique profonde, marquée par un Parlement sans majorité claire depuis 2024 et une succession de gouvernements fragiles. Aux portes de la mobilisation, le Premier Ministre François Bayrou a annoncé un vote de confiance prévu le 8 septembre, deux jours avant les manifestations. L’enjeu est clair : imposer son plan budgétaire ou céder face à une Assemblée hostile. Dans ce contexte, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon a d’ores et déjà fait savoir qu’elle soutenait la mobilisation du 10 septembre. Son chef de fil en a même appelé à la destitution d’Emmanuel Macron. Rencontre avec Alexis Poyard, figure militante à Besançon, co-animateur des jeunes insoumis dans la cité comtoise et co-référent des relations presse dans le Doubs. A l’image de son parti, il appelle à une forte participation citoyenne pour dénoncer les politiques actuelles du gouvernement.
L'interview de la rédaction : Alexis Poyard
« Un service public affaibli »
Selon lui, cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de crise profonde. « Les politiques menées par Emmanuel Macron, d’inspiration néolibérale, ont contribué à fragiliser les services publics et à creuser les inégalités », affirme-t-il. Il estime que ces choix économiques et sociaux « enrichissent une minorité » au détriment du plus grand nombre. Selon l’Insoumis, les revendications du 10 septembre sont à la hauteur des enjeux et des difficultés du moment. Face à cette situation, le mouvement insoumis rappelle également son programme « L’Avenir en commun ». « Nous avons un plan détaillé, enrichi par le travail de terrain, avec plus de 800 mesures », rappelle M. Poyard. Il souligne que le mouvement dispose d’« une équipe prête à gouverner », citant la compétence des députés insoumis et d’autres militants sur le terrain.
Se démarquer de l’extrême-droite
Interrogé sur la nébulosité qui entoure le rassemblement du 10 septembre et sur les risques de récupération par l’extrême-droite, le responsable des jeunes insoumis est catégorique : « Nous appelons à une mobilisation populaire et sociale. Si des mots d’ordre réactionnaires apparaissent, nous les dénoncerons fermement. Il ne faut pas tout confondre : les revendications sociales sont légitimes et doivent être entendues. »
Vers une mobilisation élargie
L'interview de la rédaction : Alexis Poyard
Si les détails pratiques restent à préciser, Alexis Poyard confirme, tout en refusant de devancer les annonces des organisateurs locaux, que des rendez-vous sont en préparation à Besançon. « Ce n’est pas à moi de communiquer, mais des initiatives locales devraient être annoncées prochainement», indique-t-il. La mobilisation du 10 septembre se veut donc un moment fort de contestation, porté par des collectifs, des associations et des forces politiques de gauche, dans l’objectif d’exprimer une alternative sociale et démocratique.
En déplacement en Aveyron, Emmanuel Macron a plaidé jeudi pour limiter l’implantation du loup dans les zones d’élevage, quitte à autoriser davantage d’abattages. Le président évoque la nécessité possible d’une loi, s’appuyant sur l’accord européen de 2024 visant à alléger le statut de protection du prédateur.
Le Président Emmanuel Macron était en Haute Saône ce mardi, à la base aérienne 116 de Luxeuil Saint-Sauveur. Un déplacement qui s’est déroulé dans le contexte international difficile que nous connaissons. Au cours de son intervention, le chef de l’état a indiqué que le Pays allait accélérer et accroitre les commandes de rafale. Tout en précisant que la base aérienne 116 allait s’accroitre et retrouver sa capacité nucléaire.
Le site va doubler sa capacité, d’ici 2035, pour atteindre 2.000 militaires et civils. Près d’1,5 milliards d’euros seront investis par l’Etat pour « moderniser et adapter la base aérienne, et notamment ses infrastructures opérationnelles et de vie ». Au total, entre 3.000 et 4.000 habitants supplémentaires viendront s’installer à Luxeuil et ses alentours.
L'interview de la rédaction : Emmanuel Macron
Le président de la République Emmanuel Macron est attendu ce mardi, en Haute-Saône, sur la base aérienne de Luxeuil-Saint-Sauveur (70). Un déplacement présidentiel qui se déroule dans un contexte international tendu. Après avoir visité le site, le Chef de l’Etat devrait prendre la parole vers 14h.
Le député européen MoDem belfortain Christophe Grudler fait savoir qu’il participe, ce vendredi, au déplacement officiel du Président de la République Emmanuel Macron au Liban. Rappelons que l’élu franc-comtois est rapporteur permanent pour le Liban au sein de son groupe politique « Renew - MoDem). Ce déplacement officiel intervient une semaine après l’élection du nouveau Président de la République libanaise Joseph Aoun et la nomination de Nawaf Salam au poste de Premier ministre.
Emmanuel Macron s’est adressé à la nation française ce jeudi soir. Après avoir remercié Michel Barnier, il a tenu à préciser qu’il exclut une démission. Il a assuré qu’il exercera son mandat présidentiel « pleinement », jusqu’à son terme, en 2027. Le Chef de l’Etat a ajouté également qu’il nommera dans les prochains jours un gouvernement d’intérêt général.
Depuis mercredi soir et le renversement de Michel Barnier et de son gouvernement, la France se trouve dans l’impasse. Avec 331 voix, les députés ont voté majoritairement la motion de censure de la gauche. Ce jeudi, Emmanuel Macron a officiellement accepté la démission du Premier ministre et de son équipe. Jusqu’à la nomination de son successeur, Barnier gère les affaires courantes. Tout comme les membres de son gouvernement. Rappelons qu’Emmanuel Macron doit prendre la parole ce soir, à 20h.
Pour la Bisontine Insoumise Sévérine Véziès, le départ de Michel Barnier est une bonne nouvelle. « C’est un jour historique que nous avons vécu hier. Nous avons mis en échec ce gouvernement illégitime. Un gouvernement du Nouveau Front Populaire aurait dû être nommé, dans le respect des urnes, après le résultat des dernières élections législatives » explique—t-elle. Et de poursuivre : « l’autre bonne nouvelle est que nous mettons en échec un budget qui était profondément injuste, qui massacrait la sécurité sociale, ne prévoyait rien pour les services publics, le pouvoir d’achat et les salariés ».
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Et maintenant ?
Mme Véziès attend désormais « qu’Emmanuel Macron prenne ses responsabilités et respecte la démocratie et le suffrage des citoyens de juillet dernier ». Elle attend également de lui qu’il nomme « un chef du gouvernement issu du Nouveau Front Populaire, qui recherchera une majorité, texte pat texte », ou qu’il s’en aille. Selon Séverine Véziès, le responsable de cette crise politique ne fait aucun doute : il s’appelle Emmanuel Macron. Affaire à suivre. Des premières pistes devraient apparaître ce soir à la télévision lors de l’allocution du Chef de l’Etat.
L'interview de la rédaction : Séverine Véziès
Dans la foulée de la censure du gouvernement de Michel Barnier, Emmanuel Macron s’exprimera ce jeudi soir, à 20h, à la télévision, sous la forme d’une allocution solennelle. Le Président de la République pourrait annoncer le nom du successeur de Michel Barnier. Affaire à suivre.