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Le festival de photographie « Naturellement Doubs » se tiendra les 23, 24 et 25 octobre à Labergement-Sainte-Marie, dans le Haut-Doubs. Pendant trois jours, une trentaine d'exposants présenteront leurs œuvres à la salle des Vallières et à la Maison de la Réserve. Cette édition mettra à l'honneur les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, autour de leur travail consacré aux petites chouettes des montagnes. Expositions, conférences, projections et animations rythmeront ce rendez-vous entièrement gratuit, à l'exception de deux projections.

La photographie pour sensibiliser à la richesse de la nature

Mettre en valeur la faune, les paysages et la richesse du patrimoine naturel, tout en invitant le public à mieux respecter son environnement : telle est l'ambition du festival « Naturellement Doubs ». Organisé par quatre passionnés, dont Cyrille Donier, photographe installé dans le Haut-Doubs, cet événement entend faire de la photographie un outil de découverte, de partage et de sensibilisation. « C'est l'envie de partager, de mettre en avant notre nature, notre région par le biais de nos images », explique Cyrille Donier, membre de l'équipe organisatrice. Au-delà de l'esthétique, les organisateurs souhaitent également encourager une prise de conscience de la fragilité des milieux naturels. Certaines expositions aborderont ainsi les enjeux environnementaux, notamment les conséquences de la sécheresse. D'autres privilégieront l'observation de la faune sauvage et les émotions suscitées par la rencontre avec les animaux.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trente-trois exposants venus de France et de l'étranger

Cette édition réunira 33 exposants, principalement des photographes, mais également des associations et des professionnels liés à la photographie et à la protection de la nature. Si le Haut-Doubs et la Franche-Comté occupent naturellement une place importante dans la manifestation, le festival accueillera des artistes venus de différentes régions françaises. Un photographe islandais participera également à l'événement avec une exposition consacrée à la lave et aux volcans. Des images qui permettront aux visiteurs de découvrir des paysages spectaculaires, bien éloignés des forêts et des montagnes jurassiennes. Cette diversité des regards constitue l'une des richesses de la manifestation, qui souhaite faire découvrir plusieurs approches de la photographie de nature.

Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain, invités d'honneur

Les photographes Luca Melcarne et Nathalie Lécrivain seront les invités d'honneur de cette édition. Originaires du Vercors, les deux artistes présenteront leur travail commun intitulé « Petites chouettes des montagnes », consacré notamment aux chevêchettes, ces petits rapaces forestiers particulièrement discrets. Leur démarche repose sur une connaissance approfondie du milieu naturel et une observation attentive des animaux dans leur environnement. Le public pourra découvrir leurs photographies, mais également assister, samedi soir, à un diaporama suivi d'une conférence consacrée à ces oiseaux. Pour Cyrille Donier, la photographie animalière permet de transmettre bien davantage qu'une simple image. Elle cherche à provoquer une émotion et à révéler la relation particulière qui peut s'établir entre le photographe et l'animal observé.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Des animations pour toute la famille

Le festival ne se limitera pas aux expositions photographiques. Les organisateurs ont souhaité proposer une programmation accessible à tous les publics. Des projections, des conférences et des contes destinés aux enfants seront organisés durant le week-end. Les plus jeunes pourront également profiter de jeux, notamment de jeux en bois. Les passionnés de photographie auront la possibilité de découvrir et d'essayer du matériel. Plusieurs associations de protection de la nature et de la faune sauvage participeront également à la manifestation, parmi lesquelles Athénas et Vigie-Jura. Elles pourront échanger avec les visiteurs sur leurs actions et les enjeux de préservation de la biodiversité. L'objectif est de faire du festival un véritable lieu de rencontres entre photographes, associations et grand public.

L'interview de la rédaction : Cyrille Donier 

Trois jours de découvertes en accès libre

Le festival se déroulera sur deux sites de Labergement-Sainte-Marie : la salle des Vallières et la Maison de la Réserve. Les organisateurs ont fait le choix de maintenir la gratuité de l'événement pour permettre au plus grand nombre de découvrir les expositions et les animations. Seules deux projections programmées samedi soir seront payantes, les recettes étant reversées au réalisateur.

Informations pratiques

Festival « Naturellement Doubs » — du 23 au 25 octobre 2026

  • Vendredi 23 octobre : de 13 h 30 à 18 h.
  • Samedi 24 octobre : de 10 h à 19 h.
  • Dimanche 25 octobre : de 10 h à 18 h.
  • Lieux : salle des Vallières et Maison de la Réserve, à Labergement-Sainte-Marie.
  • Entrée : gratuite, à l'exception des deux projections du samedi soir.

Pendant trois jours, « Naturellement Doubs » proposera ainsi une immersion dans l'univers de la photographie de nature, entre découverte artistique, sensibilisation à l'environnement et rencontres avec ceux qui consacrent une partie de leur vie à observer le monde sauvage.

Accusée de vouloir censurer la dimension politique d’une exposition consacrée à l’art et à l’anarchie, la municipalité de Besançon contre-attaque. Ludovic Fagaut défend le changement de titre de cette manifestation culturelle, désormais baptisée « Art en Liberté, de Courbet au street art ». Avec Anne-Rachel Schertz, élue chargée de la culture, et Frédérique Thomas Maurin, chargée des musées, il rejette les accusations de censure et dénonce une polémique entretenue, selon lui, par l’opposition municipale.

Un changement de titre qui cristallise les critiques

Initialement envisagée sous le titre de travail « Art et Anarchie », l’exposition avait ensuite été présentée sous l’appellation « Ni Dieu, ni Maître », avant que la nouvelle municipalité ne retienne « Art en Liberté, de Courbet au street art ». Ludovic Fagaut assure qu’aucune œuvre ni aucun élément du contenu artistique n’a été modifié. Il s’appuie sur l’article 9 de la convention établie avec la Ville de Roubaix, qui autorise chaque partenaire à conduire sa propre campagne de communication. « L’exposition n’a pas été changée, rien de tout cela n’a été modifié », insiste-t-il.

Un budget de 372 000 euros et un enjeu de fréquentation

Pour Anne-Rachel Schertz, le changement de titre répond avant tout à la volonté d’attirer un public plus large. Avec un budget de 372 000 euros, l’exposition doit également générer des recettes de billetterie. La municipalité souhaite notamment séduire les familles, les jeunes et les personnes peu habituées à fréquenter les musées. Autre argument avancé : l’ouverture de l’exposition a été avancée du 4 mars au 27 février, soit une semaine supplémentaire de présentation. Une décision que l’équipe municipale juge incompatible avec une volonté de censure.

Frédérique Thomas Maurin défend vivement le choix municipal

Ancienne directrice du musée Courbet d’Ornans pendant quatorze ans, Frédérique Thomas Maurin a vivement réagi aux accusations visant la municipalité. « Nous accuser de vouloir faire de la censure, c’est absolument ridicule », affirme-t-elle. L’élue défend également Ludovic Fagaut, avec lequel elle a collaboré sur plusieurs projets culturels. « Ça me fatigue d’entendre dire perpétuellement que Ludovic Fagaut est sectaire et contre la culture », déclare-t-elle, évoquant notamment les ambitions municipales autour du Palais Granvelle. Elle explique par ailleurs que le titre « Art en Liberté » s’inspire d’une lettre de Gustave Courbet adressée au ministre des Arts en juin 1870, lors de son refus de la Légion d’honneur. Le peintre y revendiquait son indépendance à l’égard des écoles, des institutions et des régimes politiques, à l’exception de celui de la liberté.

Courbet et les penseurs socialistes toujours au programme

La municipalité assure que la dimension politique de l’exposition demeure intacte. À Besançon, une attention particulière sera portée aux relations entre Gustave Courbet, Pierre-Joseph Proudhon et les penseurs socialistes. Frédérique Thomas Maurin insiste également sur la nécessité d’élargir les publics. Elle cite la dernière exposition « Chorégraphie », qui aurait accueilli environ 11 000 visiteurs, un résultat qu’elle juge inférieur aux fréquentations habituelles du musée des Beaux-Arts. « La culture, c’est ce qui peut rassembler tout le monde », souligne-t-elle.

Ludovic Fagaut accuse l’opposition de rechercher le « bad buzz »

Au-delà du débat culturel, Ludovic Fagaut s’en prend directement à ses opposants. Il leur reproche de multiplier les controverses depuis six mois, de rechercher le « bad buzz » et de déformer les décisions municipales. Il conteste particulièrement les accusations formulées lors du précédent conseil municipal concernant un supposé changement du nom d’une œuvre. Pour le maire, cette polémique détourne l’attention de l’essentiel : rendre l’exposition accessible au plus grand nombre. « Je considère que la culture aujourd’hui doit être un espace de rencontre et pas un sujet de division », affirme-t-il.

Ludovic Fagaut et son équipe souhaitent recentrer les discussions sur le contenu artistique de l’exposition. Ils maintiennent que le changement de titre relève uniquement d’un choix de communication, destiné à « davantage rassembler que cliver ».

Le changement de nom de l’exposition consacrée aux liens entre l’art et l’anarchie, attendue en février 2027 au musée des Beaux-Arts de Besançon, provoque une controverse politique. L’exposition, initialement intitulée « Ni Dieu ni maître », sera présentée sous le nom « L’Art en liberté ». Une décision vivement contestée par Aline Chassagne, conseillère municipale communiste d’opposition et ancienne adjointe à la culture, qui dénonce une intervention politique dans un projet construit depuis plusieurs années par des professionnels des musées.

Un changement de titre qui interroge l'ancienne élue à la culture

La décision de la nouvelle majorité municipale bisontine de rebaptiser l’exposition consacrée à l’anarchie dans les arts suscite une vive réaction d’Aline Chassagne. La municipalité dirigée par Ludovic Fagaut estime que le titre initial, « Ni Dieu ni maître », présente une dimension trop politique. Elle lui préfère « L’Art en liberté », au nom d’une conception du musée comme lieu de culture et de divertissement, à distance des polémiques. Pour l’ancienne adjointe à la culture, cette justification ne tient pas compte du travail scientifique engagé autour de l’événement. « C’est un travail qui est mené depuis quasiment deux ans avec la ville de Roubaix, avec tout un ensemble de scientifiques. Ce changement de titre d’exposition est particulièrement surprenant, voire inquiétant », réagit-elle.

L’élue communiste va plus loin et s’interroge sur la portée politique de cette intervention. Elle accuse le maire LR de pratiquer une forme de « cancel culture », consistant, selon elle, à effacer certains éléments historiques ou culturels au profit de ses propres orientations idéologiques. Aline Chassagne dénonce notamment ce qu’elle considère comme une contradiction entre la défense de la liberté revendiquée par une partie de la droite et la volonté de modifier le titre d’une exposition élaborée par des spécialistes.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

Une exposition ancrée dans l'histoire ouvrière et libertaire de Besançon

Au-delà de la controverse politique, l’ancienne élue insiste sur les fondements historiques du projet. L’exposition, conçue en partenariat avec Roubaix et désormais Martigues, doit explorer les relations entre les mouvements libertaires et la création artistique. Elle mobilise plusieurs disciplines, des arts plastiques à l’architecture, en passant par le cinéma, la mode et le design. Pour Aline Chassagne, cette approche trouve une résonance particulière à Besançon, dont l’histoire industrielle et horlogère est marquée par la circulation des idées sociales et libertaires au XIXe siècle. Elle rappelle notamment les échanges entre les ouvriers horlogers bisontins et ceux de La Chaux-de-Fonds, en Suisse, ainsi que l’importance des réflexions autour de la coopération, de l’autogestion et de la remise en cause des rapports de domination. L’élue cite également trois figures historiques associées à Besançon : Pierre-Joseph Proudhon, Gustave Courbet et Victor Hugo. Des personnalités qui, chacune à leur manière, ont interrogé l’ordre social et politique de leur époque. Selon elle, le titre initial permettait précisément de rendre compte de cet héritage et de replacer les œuvres présentées dans leur contexte historique.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

La liberté artistique au cœur du désaccord

Aline Chassagne souligne également que le projet ne se limite pas à une approche historique. Il doit mettre en relation des œuvres du XIXe et du début du XXe siècle avec des créations contemporaines, notamment issues du graffiti et des pratiques artistiques actuelles. Elle évoque la présence, dans les collections bisontines, d’œuvres de Paul Signac, ainsi que les donations du couple Besson. Elle précise que la Fondation Signac soutient le projet. L’ancienne adjointe espère néanmoins que le changement de titre n'entraînera aucune modification du contenu scientifique ou de la sélection des œuvres.

« L’exposition ne va pas fondamentalement être changée et les œuvres qui étaient prévues d’être exposées, en tout cas je le souhaite, vont l’être », explique-t-elle. Cette polémique lui rappelle également celle entourant une fresque de l’artiste Nacle consacrée aux violences policières et qui avait été recouverte. Pour Aline Chassagne, ces situations posent une question fondamentale : jusqu’où les responsables politiques peuvent-ils intervenir dans les choix artistiques ? « La liberté de l’artiste, elle est fondamentale. [...] Le politique doit intervenir le moins possible sur cette liberté de l’artiste », affirme-t-elle.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

« La culture, c'est profondément politique »

Interrogée sur sa propre expérience à la tête de la politique culturelle bisontine, Aline Chassagne reconnaît que la culture ne peut être totalement dissociée des choix politiques. « Je pense que la culture, c’est profondément politique », admet-elle. Elle distingue toutefois les orientations générales d’une politique culturelle de l’intervention directe des élus dans les propositions scientifiques ou artistiques des établissements. Selon elle, les artistes participent au débat démocratique en questionnant les normes sociales, les rapports de pouvoir et les évolutions de la société. Cette dimension politique de la création ne devrait pas, à ses yeux, justifier une intervention des élus sur le contenu des œuvres ou sur les mots employés pour les présenter.

Pour illustrer son propos, elle revient sur l’exposition « Le Beau Siècle », consacrée au XVIIIe siècle à Besançon, dont la programmation avait été engagée avant son arrivée aux responsabilités. Elle assure ne jamais avoir envisagé d'en modifier l'orientation en fonction de ses propres convictions. « Est-ce que, de par mon orientation politique, je me serais permise de remettre en question la restauration d’un tableau représentant un roi ? Non », souligne-t-elle, rappelant son attachement aux recommandations scientifiques des équipes muséales.

Un débat sur la place du politique dans les musées

Cette controverse dépasse désormais la seule question du titre d’une exposition. Elle révèle deux approches différentes du rôle des responsables municipaux dans la programmation culturelle. La nouvelle majorité assume sa volonté de privilégier un intitulé qu’elle juge moins politique et davantage tourné vers la découverte culturelle. À l’inverse, Aline Chassagne considère que cette décision risque de remettre en cause l’autonomie des professionnels des musées et la liberté de présenter des courants artistiques dans toute leur dimension historique et idéologique. L’élue communiste demande ainsi que le travail engagé par les conservateurs, les historiens et les partenaires scientifiques soit respecté.

L'interview de la rédaction : Aline Chassagne 

À quelques mois de l’ouverture annoncée en février 2027, la question reste donc posée : où se situe la frontière entre la responsabilité politique d’une municipalité dans la gestion de ses établissements culturels et l’indépendance scientifique et artistique des équipes qui conçoivent les expositions ?

Du 19 octobre au 1er novembre, le château de Joux proposera une nouvelle édition des Joux’rnées ensorcelées. Au programme : ateliers de création de créatures fantastiques, jeux de loup-garou, enquêtes mystérieuses et visites autour des contes et légendes du Haut-Doubs. Temps fort de cette manifestation, les « Sinistres soirées », organisées les 24 et 31 octobre à 18h et 20h30, inviteront les participants, dès 10 ans, à démasquer un assassin lors d’une enquête théâtralisée. Informations pratiques : réservations auprès du château au 03 81 69 47 95 ou par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Programme détaillé sur chateaudejoux.com

 

Jusqu’au 9 décembre, la Bibliothèque de Montperreux accueille Les Paysages Intérieurs, une exposition consacrée à l’illustrateur Francis Grandvoinnet. Organisée avec les Amis du Musée de Pontarlier, elle dévoile un univers graphique riche en couleurs, symboles et références à l’imaginaire populaire. Entre figures humaines, animales et scènes oniriques, les œuvres invitent à l’exploration et à la réflexion. Exposition en accès libre aux horaires d’ouverture de la bibliothèque.

Invitée d’honneur de la 24e édition des Absinthiades, ce week-end à Pontarlier, Laura Chaplin souhaite partager bien davantage qu’un hommage à son grand-père. Artiste peintre, elle vient à la rencontre du public et des participants à l’évènement, avec une envie : faire de cette manifestation un moment de découverte et de convivialité.

« Que les gens viennent avec le sourire et qu’ils repartent avec le rire. » C’est ainsi que Laura Chaplin résume l’esprit qu’elle souhaite apporter aux Absinthiades. Présente à Pontarlier jusqu’à dimanche soir, la petite-fille de Charlie Chaplin aborde ce rendez-vous sans programme personnel strict, avec le désir de découvrir des savoir-faire et d’échanger autour de la création.

L'interview de la rédaction : Laura Chaplin 

Une invitation acceptée sans hésitation

Laura Chaplin explique avoir accepté « tout de suite » de devenir l’invitée d’honneur de cette édition. Cette participation trouve son origine dans une précédente venue dans le Haut-Doubs, à l’occasion d’un hommage associant son image à un sapin président. Elle y a rencontré les représentants de la Route de l’absinthe, qui lui ont présenté leur projet. « Le côté artisanal, partage, créativité, ça coche toutes les cases pour moi », souligne-t-elle. De ce premier séjour, elle conserve aussi le souvenir d’un accueil « chaleureux, familial, souriant », qui l’a profondément touchée. Sa présence aux Absinthiades prolonge cette rencontre avec un territoire et celles et ceux qui font vivre son patrimoine.

Charlie Chaplin, un esprit libre en filigrane

Cette 24e édition rend hommage à Charlie Chaplin. Sa petite-fille espère que l’artiste aurait apprécié cette célébration. Elle voit notamment un rapprochement possible entre son tempérament et l’histoire mouvementée de la fée verte. « C’était un petit peu un rebelle », rappelle-t-elle, avant d’évoquer un homme attaché au « partage », au « peuple » et à « la créativité ». Des valeurs qu’elle retrouve dans l’esprit de la manifestation pontissalienne. 

L'interview de la rédaction : Laura Chaplin 

La peinture pour construire son propre lien avec son grand-père

Artiste peintre, Laura Chaplin puise son inspiration dans trois thèmes récurrents : Charlie Chaplin, les silhouettes féminines et les chevaux. Ses techniques et ses recherches évoluent, du pop art au noir et blanc, en passant par un travail sur la lumière. Ses sujets de prédilection, eux, demeurent. À travers ses œuvres, elle souhaite avant tout transmettre une émotion positive, quelque chose « qui fait du baume au cœur » et qui parle au public. La peinture lui permet également de construire une relation personnelle avec ce grand-père qu’elle n’a pas connu. « Je suis arrivée dix ans trop tard », confie-t-elle. Charlie Chaplin reste pourtant omniprésent dans sa vie, à travers les rencontres, les récits et les anecdotes qui lui sont rapportés. L’art lui offre une manière de l’interpréter avec sa propre sensibilité. Porter ce nom représente, dit-elle, « une grande fierté », mais aussi « un énorme poids ».

L'interview de la rédaction : Laura Chaplin 

Un patrimoine à découvrir au contact des artisans

À Pontarlier, Laura Chaplin souhaite profiter du week-end pour découvrir de nouvelles pratiques et partager avec les artisans. Elle connaît déjà l’absinthe pour en avoir dégusté, notamment une bouteille de l’édition précédente, dont elle avait apprécié la douceur. Elle doit désormais en découvrir le rituel de préparation.

Autour de cette invitée d’honneur, les Absinthiades proposeront des animations, des concours et des expositions, avec la présence de nombreux collectionneurs passionnés. Une démonstration inédite de gravure sur verre par l’artiste Lucie Roussel figure également au programme, donnant une place concrète aux savoir-faire et à la création que Laura Chaplin se réjouit de rencontrer.

Confrontée à une situation financière incertaine, la MJC de Clairs-Soleils annonce l’arrêt de son club multisport et le licenciement de trois salariés. Selon sa vice-présidente, Agnès Lafond, l’association attend encore un versement municipal de 81 000 euros, indispensable pour assurer ses dépenses jusqu’à la fin de l’année.

Une décision difficile pour le conseil d’administration

La décision a été prise après une matinée entière de discussions au sein du conseil d’administration. La MJC doit mettre fin à son club multisport et à la médiation sportive menée dans le quartier. Entre 140 et 145 enfants et adolescents sont concernés, selon Agnès Lafond, également écrivain public bénévole au sein de l’association. La vice-présidente s’inquiète des conséquences de cet arrêt pour les jeunes qui bénéficiaient de ces activités. Cette réduction de l’action de la MJC s’accompagne également du licenciement de trois salariés.

L'interview de la rédaction : Agnès Lafond

Un versement de 81 000 euros toujours attendu

À ces décisions s’ajoute une forte inquiétude concernant la trésorerie. Selon Agnès Lafond, la MJC attend un solde de subvention municipale de 81 000 euros. Elle souligne qu’il s’agit de la poursuite d’un financement déjà partiellement versé. « Sans ce versement de 81 000 euros, je ne sais pas comment on pourra tenir jusqu’à la fin de l’année », alerte-t-elle. Le paiement des salaires pourrait notamment être compromis.

L'interview de la rédaction : Agnès Lafond

Un fonctionnement largement dépendant des subventions

Les subventions représentent 84 % du budget de la MJC. L’association compte plus de 600 familles inscrites, mais la cotisation familiale, fixée à 15 euros, ne permet pas de couvrir ses charges. Les recettes des activités payantes ne suffisent pas davantage à compenser cette dépendance aux financements publics. Pour Agnès Lafond, ces difficultés interrogent plus largement le financement des maisons des jeunes et de la culture. Elle rappelle que leur fonctionnement repose largement sur les subventions, à Besançon comme ailleurs en France. À Clairs-Soleils, cette fragilité se traduit désormais par une réduction des activités proposées aux habitants et par des suppressions d’emplois.

Porté par quatre jeunes, le festival Urban Wave donne rendez-vous au public le 31 juillet prochain à Pontarlier. Musique, tatouage, piercing et graffiti sont au cœur de ce projet pluridisciplinaire. Pour concrétiser cette deuxième édition, les organisateurs lancent un appel aux sponsors et aux bénévoles. Rencontre avec le jeune artiste pontissalien Etheer.

Faire se rencontrer différentes formes de création et offrir une place à ceux qui les font vivre : c’est l’ambition du festival Urban Wave. Après une première édition organisée en juin dernier, l’équipe prépare un deuxième rendez-vous qu’elle souhaite encore plus ambitieux, le 31 juillet prochain à Pontarlier. Etheer décrit un événement ouvert à plusieurs univers. « C’est un festival qui regroupe différents artistes musicaux, mais on reçoit aussi des tatoueurs, des graffeurs,…  », explique-t-il. L’objectif est de permettre à ces artistes de s’exprimer au sein d’un même événement.

L'interview de la rédaction : Etheer 

Quatre jeunes à l’origine du projet

À l’initiative d’Urban Wave, quatre jeunes ont choisi de se structurer en association pour donner corps à leur idée. Leurs compétences se croisent entre musique, mode et communication. L’équipe travaille notamment avec une marque de vêtements pontissalienne, une collaboration qui élargit les perspectives du festival au-delà de la scène musicale.Cette complémentarité  de développer le projet et de nouer de nouveaux contacts. Le collectif entend également s’agrandir pour accompagner la préparation de cette deuxième édition.

Un appel aux sponsors, même pour des contributions modestes

Pour les organisateurs, le financement reste aujourd’hui le principal obstacle. « Le plus grand problème auquel on fait face aujourd’hui, c’est le manque de financement », souligne Etheer. L’association recherche donc des sponsors prêts à accompagner l’événement, quel que soit le montant de leur participation. Les petits commerces sont eux aussi invités à rejoindre l’aventure. Etheer évoque ainsi une contribution de 50 euros comme un soutien bienvenu. En contrepartie, les organisateurs prévoient plusieurs formes de visibilité : un support à afficher en vitrine pour signaler le partenariat, ainsi qu’une présence sur l’affiche, le site internet et sur le lieu du festival, le jour de l’événement. « Les sponsors permettent de réduire le coût du billet pour les spectateurs et d'offrir un événement accessible » explique le jeune artiste.

L'interview de la rédaction : Etheer 

Des bénévoles recherchés et un lieu à préciser

L’appel concerne également les bénévoles, dont l’aide sera nécessaire le jour J. Les personnes intéressées peuvent dès à présent prendre contact avec l’équipe. Si la date et la ville sont annoncées, le lieu précis reste à définir. Selon Etheer, des discussions sont en cours avec la mairie de Pontarlier. D’ici là, l’association poursuit sa mobilisation pour réunir les moyens humains et financiers nécessaires à ce deuxième rendez-vous.

Pour soutenir le festival ou devenir bénévole : sur les réseaux sociaux, urbanwave.event, ou par courriel à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Du 26 septembre au 28 février, le Musée de Pontarlier proposera deux expositions temporaires pour célébrer les 200 ans de la photographie : À pas feutrés, immersion dans la faune et la flore jurassiennes signée Guillaume François, et Stainacre : portraits d’antan, consacrée aux débuts du portrait photographique. Ces rendez‑vous marquent une volonté de redynamiser le Musée, avec une programmation élargie mêlant expositions et ateliers pour tous les publics. D’ici la fin de l’année, quatre expositions temporaires rythmeront la vie du lieu, afin de renforcer son attractivité et de permettre aux visiteurs de se réapproprier ce site emblématique de la ville.

Du 3 octobre, et jusqu'à la fin du mois de décembre, la Maison de la Réserve à Labergement-Sainte-Marie accueille le travail d'Ève Carme. L'artiste peintre animalière y présente une série d'œuvres qui mettent à l'honneur la faune sauvage. À travers ses portraits de lynx, chamois, cerfs ou loups, elle saisit la présence des animaux avec un grand souci du détail, restituant à la fois leur force brute, leur tempérament et leur vulnérabilité.