Alors que la mobilisation sociale et lycéenne se poursuit à Besançon, Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs, estime que les propositions du ministre de l’Éducation nationale constituent une avancée, mais restent largement insuffisantes. Pour la responsable syndicale, la priorité demeure le renforcement des moyens humains dans les établissements scolaires et la remise en cause d’un système éducatif jugé trop sélectif. Après la manifestation du samedi 24 octobre, deux nouvelles échéances se dessinent : le 31 octobre à Besançon et la journée de mobilisation interprofessionnelle du 5 novembre.
Des annonces ministérielles jugées insuffisantes
Les dernières propositions du ministre de l’Éducation nationale ne répondent que partiellement aux attentes de la FSU. Bénédicte Ponçot reconnaît certaines avancées, mais considère que les mesures annoncées restent très éloignées des revendications portées depuis plusieurs années par les organisations syndicales. La question des moyens humains constitue, selon elle, le principal point de désaccord. La FSU réclame davantage de personnels dans les écoles, les collèges et les lycées afin d'améliorer les conditions d'apprentissage des élèves et les conditions de travail des équipes éducatives. La responsable syndicale rappelle que ces demandes ne sont pas nouvelles. Elles sont défendues depuis une vingtaine d'années, sans avoir obtenu de réponses suffisantes.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Une mobilisation qui ne faiblit pas malgré les tensions
Revenant sur la manifestation du samedi 24 octobre à Besançon, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, Bénédicte Ponçot souligne la détermination des participants. « Cette mobilisation ne faiblit pas, malgré la répression », affirme-t-elle. Pour la représentante de la FSU, cette participation témoigne de revendications profondes, qui dépassent les seules annonces gouvernementales. Elle traduit notamment le malaise d'une partie de la jeunesse face aux conditions d'enseignement, au manque d'accompagnement et aux perspectives d'orientation. La syndicaliste considère que les lycéens expriment aujourd'hui des préoccupations partagées depuis longtemps par les enseignants et les autres personnels de l'Éducation nationale.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Des classes moins chargées et davantage de personnels
Pour la FSU, l'amélioration du système éducatif passe d'abord par une réduction des effectifs dans les classes. Bénédicte Ponçot défend notamment un objectif de 24 élèves par classe au lycée et de 20 au collège, avec des effectifs encore plus réduits dans les écoles primaires. À ces revendications s'ajoute la nécessité de renforcer les équipes éducatives, notamment les personnels de santé scolaire et d'accompagnement. La responsable syndicale insiste également sur la situation des assistants d'éducation (AED) et des accompagnants d'élèves en situation de handicap (AESH), dont elle dénonce la précarité professionnelle. Pour elle, améliorer les conditions d'emploi de ces personnels permettrait également d'offrir aux élèves un environnement scolaire plus stable et plus favorable à leur épanouissement.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Parcoursup : au-delà de la plateforme, la remise en cause d'une logique de sélection
La contestation de Parcoursup occupe une place importante dans les revendications des lycéens. Mais pour Bénédicte Ponçot, le problème dépasse le seul fonctionnement de la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur. « Derrière Parcoursup, c'est la philosophie de Parcoursup qui est surtout à remettre en cause », explique-t-elle. La responsable syndicale critique une logique de sélection permanente, qui contribuerait, selon elle, à accentuer la pression sur les élèves dès la classe de première. Elle considère néanmoins que la priorité reste le renforcement de l'encadrement humain. La présence d'adultes en nombre suffisant permettrait de développer le dialogue, de mieux accompagner les jeunes et de réduire le stress lié à leur scolarité et à leur orientation.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Une rentrée scolaire encore incertaine
À quelques jours de la reprise des cours, Bénédicte Ponçot reconnaît qu'il demeure difficile de prévoir l'évolution de la mobilisation lycéenne. « Personne ne peut prédire l'avenir », observe-t-elle. La FSU entend néanmoins poursuivre son engagement aux côtés des jeunes et des personnels mobilisés. La prochaine échéance syndicale majeure est fixée au jeudi 5 novembre, dans le cadre d'une journée de mobilisation interprofessionnelle. Cette journée doit permettre de faire converger les revendications de l'Éducation nationale avec celles d'autres secteurs professionnels, notamment autour de la lutte contre la vie chère et de l'augmentation des salaires.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Une nouvelle manifestation annoncée le 31 octobre à Besançon
Avant le rendez-vous interprofessionnel du 5 novembre, une nouvelle manifestation est annoncée pour le samedi 31 octobre dans les rues de Besançon. Bénédicte Ponçot confirme qu'un parcours a été déposé auprès de la préfecture du Doubs. Le rassemblement doit débuter à 14 heures, place de la Révolution, un lieu devenu emblématique des mobilisations bisontines. Les organisateurs prévoient ensuite d'emprunter de grandes artères de la ville, notamment la rue de Dole, déjà utilisée lors de la manifestation du 24 octobre.
L'interview de la rédaction : Bénédicte Ponçot, co-secrétaire départementale de la FSU dans le Doubs
Le cortège doit s'achever au parc de la Gare-d'Eau. Ce choix répond, selon la responsable syndicale, à une volonté de disposer d'un espace suffisamment vaste pour permettre une dispersion des manifestants dans le calme, notamment en cas de forte participation. La FSU défend un itinéraire qu'elle estime conforme au cadre légal et ne voit pas de motif justifiant un éventuel refus préfectoral. Le dépôt du parcours ne préjuge toutefois pas des décisions que pourrait prendre la préfecture.
Deux rendez-vous pour maintenir la pression
Entre les incertitudes entourant la rentrée scolaire, la mobilisation annoncée le 31 octobre et la journée interprofessionnelle du 5 novembre, la FSU entend maintenir la pression sur le gouvernement. Pour Bénédicte Ponçot, les revendications exprimées par les lycéens rejoignent une préoccupation plus ancienne du monde enseignant : disposer d'un service public d'éducation capable d'accompagner chaque élève, sans faire de la sélection et de la compétition les principes dominants de son parcours scolaire. Au-delà des réponses immédiates du ministère, c'est donc une évolution plus profonde du système éducatif que réclame la responsable syndicale.
À la suite de la manifestation d’hier, samedi 24 octobre, qui a réuni près de 10 000 personnes à Besançon ( source sybndicale), l'intersyndicale (FO, Solidaires, CGT, FSU) appelle à un nouveau rassemblement ce dimanche 25 octobre à 9h00, boulevard Charles de Gaulle, face au commissariat.
Cette mobilisation fait suite à une vingtaine d'interpellations survenues en marge du cortège, touchant notamment des jeunes et des lycéens, dont une porte-parole du lycée Pergaud âgée de 15 ans. Dénonçant une « violence d’État » et des arrestations jugées abusives, l'intersyndicale exige la libération immédiate des personnes gardées à vue, l'abandon de toutes les poursuites, et réaffirme son attachement au droit fondamental de manifester.
Vingt-deux personnes ont été interpellées et deux policiers ont été blessés ce samedi 24 octobre 2026 dans le Doubs, lors d'une journée de mobilisation contre la vie chère marquée par des tensions à Besançon.
A Besançon, « un cortège sauvage et non déclaré » d'environ 4 000 manifestants a tenté de progresser dans la ville. L'interdiction de rassemblement dans le centre-ville de Besançon a été maintenue par les forces de l'ordre, « qui ont également bloqué le cortège pour protéger les commerces du quartier de Saint-Ferjeux », indique le communiqué préfectoral. Le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) a dû intervenir sur quelques feux de poubelles, mais aucune dégradation de commerce n’est à déplorer. Les interventions policières ont donné lieu à 20 interpellations à Besançon.
Dans le reste du département, la mobilisation est restée plus calme. Des rassemblements ont réuni une cinquantaine de personnes à Pontarlier ainsi qu’à Montbéliard, où 2 interpellations ont toutefois été recensées. Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a salué l’engagement et le professionnalisme des forces de sécurité mobilisées sur l'ensemble du territoire.
Les élections du Conseil départemental des jeunes viennent de s'achever dans 23 collèges du Jura. Au total, 46 élèves, dans une parité parfaite, ont été élus pour représenter la jeunesse du territoire. Ces nouveaux conseillers porteront les projets de leurs camarades et participeront à la vie locale. Après une journée d'intégration en novembre pour préparer leur rôle, leur toute première séance se tiendra en décembre. Une belle initiative saluée par le Département du Jura !
Une manifestation a rassemblé, ce jeudi après-midi, entre 300 personnes selon la police et 600 d’après les organisateurs, dans les rues de Besançon. Enseignants, lycéens et personnels de l’Éducation nationale ont dénoncé le manque de moyens et revendiqué des recrutements, une revalorisation salariale ainsi qu’une amélioration des conditions d’emploi des contractuels et des AESH.
Après un départ place de la Révolution, les participants se sont rendus devant le commissariat, où ils ont organisé un sit-in pour réclamer la remise en liberté d’un lycéen de 17 ans, scolarisé en terminale à Louis-Pergaud. Interpellé dans la matinée pour outrage, l’adolescent bénéficie du soutien de plusieurs syndicats, dont la CGT Éduc’action, le Snes-FSU et SUD Éducation, qui contestent les circonstances de son arrestation.
L’union syndicale Solidaires 25 appelle à une nouvelle mobilisation ce samedi 17 octobre. Un rassemblement est annoncé à 14 heures, place de la Révolution, à Besançon. Les revendications portent notamment sur la hausse des salaires et des pensions, la lutte contre la précarité, la défense des services publics et la taxation des superprofits. Le syndicat entend prolonger la mobilisation du 13 octobre, qui aurait rassemblé, selon ses chiffres, 2 000 manifestants à Besançon.
À Besançon, la grève perturbera les accueils périscolaires ce jeudi 15 octobre. Selon la Ville, les accueils du matin, du midi et de l’après-midi seront fermés à l’école élémentaire Fanart. À la maternelle Durer, seul l’accueil du midi sera fermé. Ces mesures concernent uniquement le périscolaire et ne signifient pas une fermeture des classes.
À Doubs, les élèves de CP et CE1 ont participé, mardi 13 octobre, à une action de sensibilisation dans le cadre d’Octobre Rose. Accompagnés de leurs enseignants, ils ont décoré la rue devant leur école de cœurs et de rubans roses réalisés au pochoir. Le maire et ses adjoints se sont également associés à cette mobilisation en portant du rose. La commune donne désormais rendez-vous aux habitants mardi 20 octobre, à partir de 18 h, à l’Espace Rives du Doubs, pour un événement consacré à la lutte contre le cancer du sein.
La FSU 25, la CGT Éduc’action 25, le SNFOLC 25 et SUD Éducation Franche-Comté appellent les personnels de l’éducation à se mobiliser, notamment par la grève, jeudi 15 octobre. Dans le prolongement des mobilisations lycéennes, les syndicats réclament l’annulation des suppressions de postes prévues au budget 2027, des recrutements, des hausses de salaires et une amélioration des conditions de travail et d’études. Ils demandent également un plan de rénovation des bâtiments scolaires et de meilleures garanties pour les personnels précaires. Le départ de la manifestation est fixé à 14 heures, place de la Révolution à Besançon
Plus de 1 000 lycéens, étudiants et militants syndicaux ont défilé ce mardi 13 octobre à Besançon, à l’appel de l’intersyndicale locale. Ils réclament davantage de moyens pour l’école, le remplacement des enseignants absents et l’annulation des suppressions de postes prévues au budget de l’État. Dans la matinée, plus de 200 élèves et une dizaine d’enseignants s’étaient rassemblés devant le lycée Louis-Pergaud. Des lycéens se sont également mobilisés au lycée Pasteur.