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Dans un communiqué de presse, le collectif Solidarité Ukraine appelle à participer à la  manifestation de ce samedi 12 mars "Pour le climat et pour la Paix", qui se tiendra à 10h30 au Parc Micaud à Besançon, et au rassemblement de 16h, sur la place du 8 septembre, en soutien au peuple ukrainien.

Jusqu’à 110 réfugiés ukrainiens sont attendus ce samedi à Besançon. Ils seront accueillis, dans un premier temps, au sein du centre d’hébergement d’urgence de la Malcombe. Des médecins, des secouristes, des traductrices, des psychologues seront présents. La gestion de cette infrastructure a été confiée à la Croix Rouge. Les personnes qui arriveront à cet endroit n’y resteront pas très longtemps puisqu’après 30 heures de prise en charge, elles seront hébergées, chez des particuliers, qui ont laissé leurs adresses sur la plateforme mise en ligne par la préfecture du Doubs.

A Besançon, c’est tout un réseau qui s’est mis en alerte. Lancée par l’association « Les convois solidaires », cette grande opération humanitaire a également vu la mairie de Besançon, les services de l’état et le mouvement associatif, comme la Croix Rouge, s’y associée. L’humanité et la bienveillance font partie des valeurs que tient à défendre ce collectif, conscient de l’extrême souffrance qui s’est emparée de ces personnes, éloignées de plusieurs milliers de kilomètres de leurs attaches.

L'interview de la rédaction / Le Président de la Croix Rouge Française du Doubs

 

Jusqu’à 110 réfugiés sont attendus ce samedi à Besançon. Ils arriveront avec les deux cars mis à disposition par la société Keolis pour aller chercher des ukrainiens qui se trouvent actuellement en Pologne. L’entreprise ayant répondu à la demande de la Ville de Besançon et de l’association « les couloirs solidaires ». C’est tout un réseau, composé d’associations, des services de l’état et de la ville de Besançon, qui s’est uni. Dans un premier temps, durant 24 à 30 heures,, ces personnes seront accueillies dans le gymnase de la Malcombe, où un Centre d’Hébergement d’Urgence a été mis en service, en partenariat avec la Croix Rouge. Dans ce lieu provisoire, et avant de retrouver un hébergement référencé et renseigné, les personnes trouveront un peu de répit et l’accompagnement nécessaire pour vivre le mieux possible. Des secouristes, des traductrices, des médecins et des psychologues seront présents. Cette structure a d’ores et déjà accueilli deux cars de réfugiés ukrainiens en transit pour rejoindre ensuite l’Espagne.

Pour l’état, les associations et la ville de Besançon, l’objectif est d’accueillir décemment ces gens en souffrance. Pour l’heure, les services de l’état ont pu recenser 10 appartements et  56 places d’hébergement sur le secteur de l’agglomération bisontine. En fonction de la situation, les structures collectives pourraient être réquisitionnées. Très rapidement, les Ukrainiens, arrivés à Besançon, seront pris en charge par les services de l’état, notamment au niveau administratif afin que ces dernières puissent bénéficier d’une protection provisoire  dans les domaines de la santé, du droit et du travail. La collectivité et les services de l’état réfléchissent également à la scolarisation des enfants et des adolescents. Cette prise en charge sera effective durant les six premiers mois et prolongée en fonction du temps défini par l’Union Européenne.

Hier, deux cars et quatre conducteurs des sociétés Keolis Besançon Mobilités et Keolis Monts Jura ont quitté Besançon pour se rendre en Ukraine. Ces moyens humains et matériels ont été mis à disposition de l’association « Les convois solidaires ». Ils sont allés chercher une centaine de réfugiés et les soignants partis le 5 mars dernier avec le convoi bisontin. Un appel aux conducteurs bénévoles a été lancé. Une vingtaine de salariés de l’entreprise ont alors exprimé leur souhait de s’engager dans cette aventure.

Depuis ce matin, le convoi exceptionnel, parti dans la nuit de samedi à dimanche de Besançon, en direction de la Pologne, est déchargé par Stéphane Ravacley, ses équipes et des Polonaises et des Polonais présents sur place. Sur les 400 m3 de matériel et de produits de première nécessité récoltés, 200 m3 ont été acheminés pour être redistribués. D’ailleurs les équipes mobilisées sur place ne chôment pas puisque les premiers envois ont été effectués en direction des réfugiés et du peuple ukrainien

Retour à Besançon

Le départ devrait avoir lieu ce mercredi au petit matin. A l’image de Stéphane Ravacley, les bénévoles francs-comtois vont devoir reprendre rapidement leur activité professionnelle. Stéphane Ravacley tient à remercier « celles et ceux qui ont permis à cette action humanitaire de se réaliser ». Une deuxième devrait prochainement être menée, mais, pour l’heure, aucune date n’a été fixée. 200 autres m3 de produits sont toujours entreposés à Besançon.

A la recherche de locaux de 500 m2

Inutile de rappeler que la logistique pour mener une telle opération est énorme. Les moyens humains sont également déterminants pour sa pleine réussite. Pour continuer d’apporter aide et soutien, Stéphane Ravacley recherche des locaux de 500 m2 au moins, à la périphérie du centre-ville de Besançon, pour pouvoir continuer à y entreposer les nombreux matériels et produits offerts par les Francs-Comtois, dont la générosité est exemplaire.

L'interview de la rédaction / Stéphane Ravacley

La Ville de Valdahon  se mobilise pour le peuple ukrainien et met en place une grande collecte de produits de première  nécessité en lien avec une association humanitaire chargée du tri et du convoi au plus près des réfugiés. Les élus de la ville font donc appel à la générosité de chacun. Des permanences sont organisées de 14h à 18h30 dans les anciens locaux du Lidl (grande rue).

 Il est demandé des produits médicaux, d’hygiène, de l’alimentation ( en priorité des conserves, des soupes en sachet, du sucre, de l’huile, du lait en poudre), des vêtements pour les enfants et des chaussures en bon état, des jouets éducatifs, des couvertures, des lits pliants, des matelas 90 et des sacs de couchage.

Les permanences ont lieu le mardi de 16h à 18h30, le mercredi de 14h à 16h30, le vendredi de 16h à 18h30 et le samedi de 14h à 18h30.

La Ville de Dole se mobilise en faveur du peuple ukrainien. La collectivité a choisi de répondre favorablement à l’appel de l’Association des Maires de France. Depuis mercredi, des bacs ont été mis à disposition des personnes souhaitant faire un don. Des produits d’hygiène ( gel, savons corporels, couche et lait maternisé,…) , de secours (gants à usage unique, masques chirurgicaux,…) et de logistique (lits de camp, sacs de couchage, …) sont demandés.

Parallèlement, la ville s'organise pour recenser les hébergements qui pourraient permettre d'accueillir d'éventuels réfugiés en provenance d'Ukraine. Les dolois souhaitant accueillir des familles déplacées peuvent contacter le 03.84.79.79.79 afin de se faire connaître., si la situation conduit la France à accueillir des familles ukrainiennes.

Les besoins et les attentes sont bien réels. La population ukrainienne souffre et sa prise en charge est urgente. La communauté internationale se mobilise et localement les francs-comtois s’organisent pour lui venir en aide. Néanmoins pour que ce soutien soit le plus pertinent possible, il convient de gérer la situation et les nombreuses sollicitations, aussi généreuses soient-elles, de la meilleure des manières. Les initiatives personnelles ne sont pas toujours opportunes. C’est la raison pour laquelle, une démarche vers des associations humanitaires est conseillée.

 

La Croix Rouge fait partie de ces associations dont le savoir-faire en la matière est incontestable. Déjà présente sur place, sur la ligne de front du Donbass, la Croix Rouge mobilise les siens dans l’Hexagone. Pour mener son action et répondre aux urgences, l’association est en contact avec la fédération des Croix Rouges et du Croissant Rouge pour coordonner toutes les actions à mettre en œuvre. Les responsables appellent à la générosité et demandent à tout un chacun de faire un don. Il a été décidé de travailler avec d’autres collectifs identiques, basés en Pologne, en Slovaquie, en Hongrie et en  Roumanie pour répondre à leurs besoins pour l’accueil des réfugiés. 7 millions de personnes devront sans doute être prises en charge.

Agir intelligemment

Yves Leclerc, président de la Croix Rouge de Pontarlier et Vice-président de la direction territoriale du Doubs, le rappelle, « l’objectif n’est pas d’empêcher les gens d’agir, mais de le faire avec intelligence et coordination ». Le besoin d’argent ne fait aucun doute, mais les besoins en hébergement le sont tout autant. C’est la raison pour laquelle, les personnes capables d’accueillir des familles ukrainiennes ne doivent pas à hésiter à se faire connaître auprès des Croix Rouges du Doubs.

Par exemple, à Pontarlier, il est possible de joindre la structure au 03.81.39.16.02

L'interview de la rédaction

Il y a quelques jours, lorsque la Russie attaquait l’Ukraine, le Président Emmanuel Macron indiquait que cet « acte de guerre » aura « des conséquences profondes durables sur nos vies ». L’agriculture fait partie des secteurs qui seront malheureusement touchés par cette crise internationale. Philippe Monnet, le président de la FDSEA du Doubs, actuellement à Paris, au salon de l’agriculture, a conscience des conséquences à venir. D’autant plus que l’Ukraine et la Russie représentent 1/3 de la production mondiale de blé. Une matière première indispensable pour nourrir le bétail. L’agriculteur s’attend également à une augmentation des prix du gaz. Une énergie largement utilisée par les professionnels de la terre pour produire des engrais

Une augmentation des coûts de production

Cette situation et les conséquences qu’elle engendre vont indéniablement augmenter les coûts de production. Ce qui va produire une hausse des charges dans les exploitations, qui devront répercuter cette hausse sur leur prix de vente. Ce qui aura un impact sur les tarifs appliqués dans les rayons des magasins et donc sur le pouvoir d’achat de la clientèle française. Pour éviter autant que faire se peut cette situation à l’avenir, la FDSEA réfléchit à rendre la production agricole française moins dépendante de l’étranger. Ce sera sans doute l’un des grands enjeux à venir.

Accueillir des réfugiés ukrainiens

Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, s’est dernièrement dit favorable à l’accueil de refugiés ukrainiens. La réflexion est lancée. Localement, Philippe Monnet et ses équipes réfléchissent à cette éventualité. « Nous regardons comment nos territoires peuvent participer à cette action de solidarité » termine l’agriculteur.

L'interview de la rédaction / Philippe Monnet, président de la FDSEA du Doubs

Dans le cadre du renouvellement de son parc, la police de Pontarlier vient de remettre gracieusement six écrans informatiques à la Croix Rouge de Pontarlier. Le matériel a été remis à M Leclerc, président de la section locale de l’association et vice-président de la croix rouge du Doubs.

Un geste qui témoigne l'excellent partenariat  que développe au quotidien le commissariat pontissalien avec les associations. Ces nouveaux outils vont permettre d’améliorer le quotidien et le travail des bénévoles.  Le commandant Divisionnaire Trousseau, chef du commissariat de Pontarlier, s'est dit « ravi d’aider la Croix Rouge qui participe à de nombreuses actions caritatives et de secours ».