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Les voyageurs doivent-ils s’inquiéter ? Le syndicat Sud Rail annonce un possible mouvement social en cette fin d’année. L’organisation appelle à une puissante mobilisation portant sur les salaires. SUD Rail revendique une augmentation de 400 euros pour tous les cheminots. Une mesure chiffrée par le syndicat « à un peu moins de 700 millions d’euros pour l’entreprise qui réalise 2 milliards d’euros de bénéfices ». Une réunion intersyndicale pourrait avoir lieu la semaine prochaine, après la fin du congrès de la CGT Cheminots. SUD Rail appelle les trois autres organisations syndicales (CGT Cheminots, Unsa Ferroviaire, CFDT Cheminots) à construire cette forte mobilisation.

Par ailleurs, la SNCF a mis en vente depuis 6h ce mercredi 15 novembre, des billets de train pour les vacances d’hiver 2024. Il est désormais possible de réserver des billets concernant les TGV inOui, Intercités et TGV Lyria, du 10 février au 24 mars.

SNCF voyageurs veut prolonger de deux à dix ans la durée de vie de 104 TGV. Et ce, afin qu’ils puissent circuler au-delà de 40 ans. L’objectif est de renforcer l’offre TGV via ce projet Botox. Dans un contexte également où la demande des voyageurs augmente. A ce projet s’ajoutera aux 115 nouvelles rames de TGV Inoui nouvelle génération, une augmentation du nombre de TGV Ouigo, passant de 38 à 50.

Encore une mauvaise nouvelle pour notre portefeuille. La carte avantage de la SNCF est désormais moins avantageuse pour les usagers. La structure vient d’augmenter de 10 euros ses prix plafonds. Dernièrement, la SNCF justifiait ce choix par une augmentation des charges la concernant. Une hausse de l’ordre de 13%.  Petite consolation, une promotion est proposée sur ce dispositif jusqu’au 5 septembre.


421 millions d’euros. C’est la somme que la SNCF investit dans la modernisation du réseau ferroviaire régional  en 2023, dont 163 millions cofinancés par l’Etat et le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté. Plusieurs chantiers seront engagés sur l’année 2024. Il est indiqué la modernisation de la ligne des Horlogers, dont l’intervention est prévue du lundi 4 mars au jeudi 31 octobre prochain.

Il est également prévu la modernisation d’ouvrages d’art à Cousance. A cette occasion, un week-end de coupure est prévu les samedi 21 et dimanche 22 septembre de l’année prochaine. Concernant le territoire du Grand Besançon, il est acté, en octobre 2024, un week-end de coupure pour la modernisation de la voie ferroviaire de Roche-les-Beaupré.

Inquiète pour la pérennité de la ligne des Hirondelles, l’Association pour la Promotion des Voies Ferrées Jurassiennes demande « la réintégration de la ligne dans la catégorie 2, afin que l’état participe à la modernisation et la pérennité de celle-ci ». Son actuel placement en catégorie 3, avec un financement 100% régional des travaux d’infrastructure  à effectuer » ne rassure pas. D’autant plus que la région Bourgogne Franche-Comté dit « ne pas avoir les fonds nécessaires à mobiliser afin de pouvoir acter la modernisation et la pérennité de la ligne ».

Suppression de correspondances le soir

Selon l’association d’usagers,  « SNCF  Réseau pour des raisons de manque de personnel, ne souhaiterait plus ouvrir le poste d’agent de circulation en Gare de Saint-Laurent l’après-midi ». « Alors que ce point de croisement est indispensable pour  permettre le croisement de deux trains : un Champagnole (Besançon-Viotte) - Saint-Claude et un autre Saint-Claude – Besançon-Viotte. Et d’expliquer également : « la suppression de cette possibilité reporterait le croisement en Gare de Morez, ce qui impacterait le bon déroulement des circulations et notamment la suppression en Gare d’Andelot, des correspondances vers Pontarlier et Dole-Ville, ce qui obligerait les usagers à choisir d’autres moyens de transports ou de faire des détours avant d’atteindre leur destination ».

C’est un véritable passionné de chemin de fer et d’histoire. Frédéric Delgrandi, agent de circulation à la gare de Pontarlier, a réalisé un ouvrage retraçant toute l’histoire de ce lieu depuis sa création en 1860 jusqu’à aujourd’hui à travers un fascicule intitulé « Pontarlier ma gare d’attache ».

C’est en 1997 que Frédéric Delgrandi débarque à la gare de Pontarlier tant qu’agent de manœuvre, avant de connaître un passage à la gare de Frasne 1999 au poste d’aiguillage, et de revenir en 2006 à Pontarlier en tant qu’agent de circulation. Déjà en 2010, pour les 150 ans de la gare, Frédéric Delgrandi avait réalisé un petit film, une exposition, et une photo avec tous les anciens cheminots. Et puis, il y a quelques années, une collègue lui indique qu’à Lons, un agent de la SNCF a réalisé un petit document sur l’histoire de la gare de Lons, en retrouvant des vieux plans. « De mon côté, j’avais pas mal de documents, et ça a été le déclic. Et puis, il y a eu beaucoup de décès chez les anciens avec qui j’ai bossé, et au lieu de se retrouver aux enterrements, je me suis dit qu’il valait mieux se retrouver autour d’un événement qui fédère. Je n’ai pas fait d’études, et ce sont les anciens qui m’ont encouragé à passer les examens pour gravir les échelons. C’est un peu un hommage, des remerciements, à ces anciens qui m’ont inculqué les valeurs cheminotes, qui malheureusement disparaissent aujourd’hui » indique Frédéric Delgrandi.

 

Narrer l’histoire à travers le point de vue d’un cheminot

A travers de nombreuses discussions avec les anciens de la gare de Pontarlier, qui savent à quel point Frédéric Delgrandi est un féru d’histoire, ce dernier a donc décidé de s’atteler à cette œuvre retraçant l’histoire de ce lieu. « Je me suis lancé, avec l’aide de plusieurs personnes qui m’ont aidé à structurer ce fascicule, notamment Jean Cuynet (président du club ferroviaire de Franche-Comté) et Magali, une amie prof de français qui m’a aidé à la rédaction, afin de retracer l’histoire de la gare de Pontarlier, de sa construction de 1860 à aujourd’hui » explique l’agent de circulation. Mais pas de n’importe quelle façon. Ce qui comptait pour Frédéric Delgrandi, c’était de raconter l’histoire de ce lieu, à travers le point de vue d’un cheminot, et sous l’œil d’un passionné d’histoire et non pas comme un historien. « J’ai voulu que ce fascicule soit un petit peu plus sympa à lire, avec une partie sur les personnalités qui sont passées par la gare de Pontarlier. De l’impératrice Eugénie en 1865, aux présidents Armand Fallières et Albert Lebrun, mais aussi le Maréchal Joffre ou encore Edgar Faure, qui sont passés par cette gare » détaille l’agent de circulation de Pontarlier.

 

Retracer l'évolution de la gare

Ce dernier a pris énormément de plaisir dans la réalisation de ce fascicule, en se plongeant pendant des heures aux cœurs d’archives, de documents et de photos d’antan. « Le plus sympa dans la réalisation de ce fascicule, c’est la conception, la recherche. Quand on retrouve une petite anecdote, une belle photo, des petites choses super à découvrir. Et puis l’échange avec des passionnés de chemin de fer. Je repense à Jean Cuynet, avec qui on a passé de nombreuses soirées à échanger. Et puis Magali, qui m’a corrigé, qui me donnait son opinion, et qui a découvert aussi d’autres chose. Ça permet de découvrir la gare de Pontarlier sous un autre visage ! » indique Frédéric Delgrandi. Bien évidemment, depuis 1860, la gare de Pontarlier a connu beaucoup de changements. « La partie la plus impressionnante, c’est l’évolution des machines et du trafic. Après elle a aussi connu de nombreux aléas, avec la première et la deuxième guerre mondiale, l’électrification qui a été une révolution de 1956 à 1958, ou encore l’arrivée du TGV à Pontarlier, une grande avancée. Et depuis quelques années, malheureusement, on voit l’évolution de la gare dans un autre sens. Avec les démolitions de bâtiments, des voies qui disparaissent, le trafic qui reste relativement faible sur cette zone. Après il y a aussi des choses positives, comme la restructuration l’année dernière du quai N1 pour permettre un meilleur accès aux personnes à mobilité réduite, ce qui est une avancée pour l’accueil en gare » explique Frédéric Delgrandi.

 

Ce fascicule ne peut s’obtenir seulement sur réservation en contactant Frédéric Delgrandi. Pour l’heure il a été tiré à 200 exemplaires grâce à la direction de la SNCF, et connaît déjà une belle réussite, ce qui interroge Frédéric Delgrandi quant à l‘impression de nouveaux exemplaires. « C’est un franc succès, je suis en train de regarder pour potentiellement faire une republication d’autres fascicules ».

 

Frédéric Delgrandi : 

 

En raison d’un mouvement social local des aiguilleurs, des perturbations sont à prévoir ce week-end sur le trafic ferroviaire en Bourgogne Franche-Comté. La circulation des TGV Inoui, Ouigo et Intercités sera très perturbée jusqu’au 21 mai, à 13h. Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à consulter le site www.sncf.com

SNCF réseau vient de présenter les travaux et projets qu’elle déclinera en 2023 en Bourgogne Franche-Comté. L’entreprise investira 421 millions d’euros pour la modernisation du réseau bourguignon et franc-comtois, dont 38% cofinancés notamment par l’Etat, la Région et l’Union Européenne. Ce qui représente 34 chantiers. Parmi ces investissements consentis : la modernisation de la voie en gare de Besançon-Viotte pour 4 millions d’euros, la mise en place de la fibre optique pour 3,5 millions d’euros entre Dole (39) et Franois (25), la modernisation de la signalisation à Saint-Vit pour 1,3 million d’euros ou encore la modernisation de la signalisation, dont sept postes d’aiguillage,  entre Dole (39) et Vallorbe (Suisse) pour 3,2 millions d’euros.

Les élus du Pôle métropolitain ont décidé d’interpeller l’Etat, la Région et le Conseil d’orientation des infrastructures sur les enjeux ferroviaires du Centre Franche-Comté. Ils ont établi une déclaration dans laquelle ils pointent les difficultés, les dysfonctionnements et les investissements à prévoir. Pour ces élus de Pontarlier, Morteau, Dole, Lons-le-Saunier, Besançon et Vesoul, il est important de préserver ces moyens qui concourent au désenclavement de leur territoire, à leur attractivité et leur développement économique.

Selon eux, trois lignes ferroviaires sont à protéger en priorité :  Le « Y » Dole-Mouchard-Frasne vers Neuchâtel (via Pontarlier et Val-de-Travers) et vers Lausanne (via Vallorbe) ; la Ligne des Horlogers Besançon – La Chaux-de-Fonds et l’axe Paris-Vesoul-Belfort-Delle-Porrentruy-Delémont-Bienne. Aujourd’hui, les besoins en termes d’investissement financiers sont importants et ces responsables de collectivité locale craignent qu’ils ne seront pas à la hauteur des enjeux qui se présentent. Les inquiétudes sont d’autant plus grandes que le conseil régional de Bourgogne Franche-Comté n’a pas souhaité s’inscrire dans le plan de financement établi par une quinzaine de régions, qui, rappelons-le, se sont vues confier la gestion d’une partie du réseau ferroviaire de leur territoire.

Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole, membre du bureau de la Communauté d'Agglomération du Grand Dole : 

 

La Ligne des Horlogers, Besançon - La Chaux-de-Fonds

Pour les élus, les travaux prévus jusqu’en 2025, concernant la remise à niveau des installations et de l'itinéraire sont insuffisants. Ils doivent s’accompagner d’une évolution du matériel et de sa capacité,  d’un ajustement de l’offre (cadencement, matériel capacitaire, énergie…) et d’une meilleure  adaptation des horaires. L’offre actuelle reste peu concurrentielle face à la route, d’où un problème d’attractivité ferroviaire. Les maires demandent une meilleure communication autour de ces itinéraires, afin qu’ils trouvent un public plus nombreux. Une autre inquiétude porte sur les financements à venir. A ce jour, l’état français ne s’est toujours pas positionné sur le soutien qu’il doit apporter pour les travaux prévus en 2024.

L’axe du « Y » de Frasne

Cet axe a comme particularité, venant de Dole et Mouchard, de se scinder à Frasne : une branche vers Pontarlier, Val-de-Travers et Neuchâtel, et une branche vers Vallorbe et Lausanne. Le nœud ferroviaire de Mouchard assure un lien de ce « Y » vers le sud (Lons-le-Saunier puis Bourg-en-Bresse et Lyon) et vers le nord (Besançon, Nord Franche-Comté, Strasbourg). Pour les élus, son existence est une nécessité pour alléger les itinéraires routiers transfrontaliers saturés. A ce jour, le financement de la remise à niveau du tronçon Pontarlier - Val-de-Travers n’est pas assuré.  Plus largement, c’est tout l’ensemble de l’axe Dole-Frasne-Pontarlier-Neuchâtel qui pose problème, ainsi que la liaison vers Lausanne.

Par ailleurs, les élus ont constaté que l’offre TGV sur cette ligne a subi un net repli ces dernières années au profit des liaisons internationales par Bâle et Genève. Des inquiétudes se sont également exprimées quant au maintien de l’arrêt à Frasne.  Il est craint à plus ou moins long terme qu’aucun arrêt ne soit programmé, sur l’Arc Jurassien, pour  la ligne Lyria « Paris-Dijon-Lausanne ». Les services par autocar ne peuvent pas être la solution.

Des discussions sont programmées prochainement avec la région et Anne Vignot devrait également rencontrer très prochainement Clément Beaune, le ministre des transports.

 

Patrick Genre, président de la Communauté de communes du Grand Pontarlier : 

 

 


92%. C’est le chiffre donné par la SNCF concernant la ponctualité des lignes TER en Bourgogne Franche-Comté. Selon l’opérateur, près de 39% des retards seraient de la responsabilité de l’entreprise. Plus de 61% de ces dysfonctionnements sont imputés à des évènements extérieurs. Il est notamment évoqué la chute d’un arbre à Baume-les-Dames, des dérangements de passages à niveau, des incivilités et des chocs avec la faune sauvage.