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Le coup d'envoi des épreuves au lycée Ledoux

Le baccalauréat 2026 a officiellement débuté ce lundi matin au lycée Ledoux de Besançon avec la traditionnelle épreuve de philosophie. Présente pour marquer le lancement de cette session, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a rappelé les principaux enjeux de cet examen qui demeure, selon elle, « un très beau rituel de la République ». Comme chaque année, la philosophie ouvre le bal des épreuves terminales et suscite une attention particulière chez les jeunes, mais également dans les familles, dans les médias et au sein même de cette administration.

 

bac croizier

Le député Laurent Croizier était présent et a participé à la distribution des sujets de philosophie 

Une attention renforcée à l'orthographe et à la maîtrise de la langue

Parmi les consignes nationales de cette session 2026 figure une vigilance accrue concernant la qualité de l'expression écrite. Une orientation portée par le ministre de l'Éducation nationale et relayée auprès des candidats. « Le ministre souhaite que l'on prête une attention renforcée à la maîtrise de la langue et à la maîtrise de l'orthographe », explique Nathalie Albert-Moretti. Elle invite les élèves à consacrer du temps à la relecture de leurs copies afin d'éviter les erreurs qui pourraient pénaliser leur travail. La rectrice insiste toutefois sur le fait que cette exigence ne doit pas devenir une source d'angoisse supplémentaire : « Il ne faut pas que ce soit un facteur de stress, mais simplement un facteur d'attention ". 

L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti. 

Fraude et intelligence artificielle sous surveillance

Comme lors des sessions précédentes, la lutte contre la fraude reste une priorité. L'essor des nouvelles technologies et de l'intelligence artificielle conduit les services de l'Éducation nationale à renforcer leur vigilance. Les consignes sont claires : téléphones portables éteints et rangés dans les sacs, interdiction des montres connectées et surveillance attentive du déroulement des épreuves. « À la lecture des copies, on vérifie qu'il n'y ait pas de choses étranges qui pourraient laisser penser que l'intelligence artificielle a été mobilisée », précise la rectrice. Si aucune inquiétude particulière n'est signalée cette année dans l'académie, les candidats ont été sensibilisés aux risques encourus en cas de fraude. « On leur rappelle les sanctions qu'ils encourent si jamais ils sont surpris en train de frauder », ajoute-t-elle.

L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti. 

 

bac salle de classe

Un diplôme toujours central pour l'avenir des jeunes

Au-delà des épreuves elles-mêmes, Nathalie Albert-Moretti rappelle l'importance du baccalauréat dans le parcours des élèves. « Le baccalauréat, c'est le sésame pour les études supérieures », affirme-t-elle. L'examen représente souvent un moment de tension pour les candidats mais aussi pour leurs familles. « C'est un moment de stress et de mobilisation familiale bien souvent », reconnaît-elle. Elle insiste enfin sur la responsabilité de l'institution scolaire : « Il s'agit de valider leur capacité à suivre des études supérieures. » Une exigence qui, selon elle, justifie toute la mobilisation des équipes éducatives.

Au lycée Ledoux, les candidats ont ainsi planché ce lundi matin sur leur copie de philosophie avec sérieux et concentration. « Ils ont bien conscience que c'est un moment important de leur vie », conclut Mme Albert Moretti.

L'interview de la rédaction : Nathalie Albert Moretti. 

 

C'est une nouveauté importante du baccalauréat 2026. Ce vendredi matin, les élèves de Première générale et technologique ont découvert une nouvelle épreuve de mathématiques organisée pour la première fois dans le cadre des épreuves anticipées du baccalauréat. Au lycée Louis-Pasteur de Besançon, la rectrice de l'académie de Besançon, Nathalie Albert-Moretti, a assisté au lancement de cette nouvelle évaluation, accompagnée des services académiques. Près de 550 000 lycéens étaient concernés à l'échelle nationale par cette épreuve destinée à évaluer la maîtrise des connaissances fondamentales en mathématiques. Ils sont environ 8.000 dans l’académie de Besançon.

Vérifier les automatismes et les bases

Cette nouvelle épreuve se déroule sans calculatrice, à l'exception de certains candidats bénéficiant d'aménagements particuliers, notamment des élèves souffrant de dyscalculie, qui peuvent utiliser une calculatrice simple, sans mémoire et non programmable. Selon Sandrine Boquestal, directrice des examens et concours de l'académie de Besançon, l'épreuve comporte « une partie automatismes qui consiste à vérifier les connaissances de base » ainsi qu'une seconde partie davantage tournée vers le raisonnement mathématique. Calcul mental, algèbre, géométrie et logique figurent ainsi parmi les compétences évaluées. L'objectif est de s'assurer que les élèves maîtrisent les fondamentaux avant d'aborder des raisonnements plus complexes.

 

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon 

 

BAC MATHS 2026 2

Une organisation particulièrement sensible

Pour les services académiques, l'enjeu n'est pas seulement pédagogique mais également organisationnel. Cette première édition a nécessité une vigilance accrue. « La grande hantise de la direction des examens et concours, c'est une erreur d'ouverture de sujet ou une erreur de distribution », explique Sandrine Boquestal.  La complexité est renforcée par l'existence de plusieurs sujets différents : un pour la voie technologique et deux pour la voie générale, selon que les candidats suivent ou non la spécialité mathématiques. Chaque sujet doit être distribué avec précision afin d'éviter toute erreur susceptible de perturber le déroulement de l'épreuve.

Une réponse aux inquiétudes sur le niveau en mathématiques

Cette nouvelle évaluation s'inscrit dans une volonté nationale de renforcer les apprentissages fondamentaux. Depuis plusieurs années, les résultats des élèves français en mathématiques alimentent les débats sur le niveau scolaire. L'épreuve vise également à redonner une place au calcul mental et aux automatismes parfois délaissés avec l'utilisation généralisée des calculatrices et des outils numériques. Pour certains enseignants, ce retour aux bases constitue une évolution positive. D'autres s'interrogent toutefois sur un format qui pourrait privilégier la rapidité d'exécution davantage que la réflexion approfondie.

Le baccalauréat, un cap vers l'âge adulte

Après l'épreuve écrite de français organisée jeudi, cette nouvelle évaluation de mathématiques constitue la deuxième étape des épreuves anticipées passées en classe de Première. Les oraux de français se dérouleront du 22 juin au 29 juin. Dès lundi, les élèves de Terminale entreront à leur tour dans la phase décisive du baccalauréat avec la philosophie puis les enseignements de spécialité. Pour Sandrine Boquestal, le baccalauréat conserve une forte valeur symbolique. Au lycée Pasteur de Besançon, cette première édition s'est déroulée sans incident particulier. Reste désormais à analyser les résultats afin de mesurer l'impact de cette nouvelle épreuve sur les apprentissages des lycéens.

L'interview de la rédaction : Sandrine Boquestral, directrice des examens et concours au rectorat de Besançon 

Les élèves de Première passent ce vendredi une nouvelle épreuve de mathématiques au baccalauréat. Réalisé sans calculatrice, ce test vise à évaluer les automatismes en calcul, la logique et la maîtrise des fondamentaux. Plus de 550 000 lycéens sont concernés par cette épreuve destinée à renforcer les compétences de base en mathématiques. Dans l'académie de Besançon, la rectrice Nathalie Albert-Moretti se rend ce matin au lycée Pasteur de Besançon, où se déroule l'épreuve, afin d'assister à son lancement et sa mise en place.