L'ancien lycée des Fontenelles, dans le Haut-Doubs, pourrait bientôt retrouver sa vocation éducative. C'est en tout cas l'ambition de Frédérick Gautron, fondateur du projet, qui souhaite y créer un centre de formation destiné aux jeunes de 14 à 20 ans en rupture avec le système scolaire traditionnel. Selon lui, l'objectif est d'offrir un parcours davantage tourné vers l'insertion professionnelle, en mettant autant l'accent sur les compétences techniques que sur le savoir-être, devenu essentiel aux yeux des employeurs.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Un premier pôle consacré à l'hôtellerie-restauration
Frédérick Gautron explique que le projet débutera par un pôle de formation dédié à l'hôtellerie-restauration. Les jeunes évolueront entre une cuisine pédagogique et une cuisine de collectivité afin d'acquérir une expérience concrète des différents environnements de travail. Le fondateur prévoit également la création d'un restaurant d'application ouvert au public. Les stagiaires pourront ainsi se former aux différents aspects du métier : préparation des repas, service en salle, accueil de la clientèle, gestion des encaissements et organisation du service.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
L'industrie dans un second temps
Un second pôle consacré aux métiers de l'industrie est également envisagé. Son ouverture dépendra toutefois des financements qui pourront être réunis. Frédérick Gautron assume une stratégie de développement progressive. « Nous voulons commencer petit pour grandir sereinement et démontrer que le modèle fonctionne », explique-t-il. Une manière, selon lui, de garantir la pérennité du projet.
Le permis de conduire comme levier d'insertion
Au-delà de la formation professionnelle, Frédérick Gautron souhaite lever l'un des principaux freins à l'emploi en milieu rural : la mobilité. Son projet prévoit ainsi d'accompagner les jeunes vers l'obtention du permis de conduire. Selon lui, disposer d'un véhicule ou du permis est souvent indispensable pour accéder à un emploi dans le Haut-Doubs, où les transports en commun restent limités. L'objectif est donc de proposer un accompagnement global, qui ne se limite pas à l'apprentissage d'un métier mais prépare les jeunes à une insertion durable dans la vie active.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Une attestation de compétences et de savoir-être
À l'issue de la formation, les jeunes ne décrocheront ni CAP, ni baccalauréat professionnel, mais une attestation de compétences et de savoir-être. Pour Frédérick Gautron, cette reconnaissance permettra de valoriser les acquis techniques, mais aussi les qualités comportementales recherchées par les employeurs : ponctualité, sérieux, respect des consignes et capacité à travailler en équipe. « Les employeurs ont besoin de savoir que si l'entreprise ouvre à 7 heures, le jeune sera présent à 7 heures. Ce savoir-être est devenu indispensable », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet
Une cagnotte pour lancer le projet
Afin de concrétiser cette initiative, une cagnotte en ligne a été ouverte par l'association Les Enfants d'Alain, créée pour porter le projet. Selon son fondateur, cette structure permettra de recueillir des dons, du mécénat et des soutiens bénévoles afin de financer les premières années de fonctionnement du futur centre. L'ambition est de redonner vie à l'ancien lycée des Fontenelles en en faisant un lieu de reconstruction, de formation et d'insertion professionnelle pour des jeunes en difficulté, tout en répondant aux besoins de recrutement des entreprises du Haut-Doubs.
L'interview de la rédaction : Frédérick Gautron, fondateur du projet