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L’affaire Franck Bernard continue de secouer Grand Besançon Métropole. Après les révélations publiées par Mediapart et le média local « Le Chni Â» autour de publications diffusées sur un compte Facebook attribué au vice-président de l’agglomération, les appels à sa démission se multiplient dans la classe politique locale.

Maire de Chevroz et 15e vice-président de Grand Besançon Métropole depuis avril dernier, Franck Bernard ne cache pas sa proximité avec les idées du Rassemblement national. Mais les contenus relayés sur ce compte Facebook — évoquant notamment des publications anti-LGBT, des références au QI des populations africaines ou encore des propos jugés discriminatoires — ont provoqué une vive onde de choc dans l’exécutif communautaire.

 

Jean-Sébastien Leuba réclame son départ

Parmi les voix les plus offensives figure désormais le socialiste Jean-Sébastien Leuba. L’élu estime que Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement. « En tant que président de l’agglomération, Ludovic Fagaut aurait dû annoncer son retrait de délégation », affirme-t-il, dénonçant les hésitations de l’exécutif face à une situation qu’il juge incompatible avec les valeurs de l’institution. L’élu socialiste reproche notamment au président de Grand Besançon Métropole d’avoir laissé Franck Bernard s’exprimer longuement en séance avant toute prise de position claire. « Une fois que cet élu assume ses propos, nécessairement, Ludovic Fagaut aurait dû agir immédiatement », insiste-t-il.

L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba 

Des propos jugés incompatibles avec les valeurs républicaines

Jean-Sébastien Leuba évoque des contenus « insidieux » et « dangereux » pour le débat public. Il cite notamment des publications concernant les familles LGBT ou des références à Richard Lynn, psychologue britannique régulièrement accusé de théories racistes et eugénistes. « Le racisme n’est pas une opinion », martèle l’élu socialiste, qui estime que ces publications alimentent des discours de division dans la société française. L’opposition rappelle également l’existence de la charte des élus adoptée par Grand Besançon Métropole en 2018. Ce document rappelle les principes d’exercice des mandats locaux autour des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de dignité et d’intégrité. Selon Jean-Sébastien Leuba, Franck Bernard ne respecterait plus aujourd’hui ces engagements. « On lui demande de démissionner, il ne l’a pas souhaité. Monsieur Fagaut ne lui a même pas demandé de démissionner », regrette-t-il.

L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba 

Une majorité fragilisée

Au sein même de l’agglomération, la situation semble évoluer rapidement. Plusieurs élus communautaires, jusque-là plus prudents, s’interrogent désormais ouvertement sur le maintien de Franck Bernard au sein de l’exécutif. Durant le conseil communautaire, Ludovic Fagaut a indiqué vouloir consulter les services juridiques avant toute décision. Une position jugée trop attentiste par l’opposition. Jean-Sébastien Leuba estime au contraire que des mesures immédiates étaient possibles. « Ludovic Fagaut peut très bien prendre un arrêté dès aujourd’hui », affirme-t-il, évoquant également la possibilité d’un signalement au titre de l’article 40.

Une crise politique désormais ouverte

Cette affaire dépasse désormais largement le seul cas personnel de Franck Bernard. Elle révèle les profondes fractures politiques apparues depuis l’arrivée de la nouvelle majorité de droite à la tête de Grand Besançon Métropole. L’élection, en avril dernier, d’un élu assumant sa proximité avec le Rassemblement national au sein du bureau exécutif avait déjà provoqué une forte polémique. Les révélations de ces derniers jours amplifient encore la pression sur l’exécutif communautaire.

Alors que certains vice-présidents auraient menacé de quitter leurs fonctions en cas d’inaction, Ludovic Fagaut se retrouve désormais confronté à un choix politique délicat : préserver l’équilibre de sa majorité ou écarter un élu devenu hautement controversé. Dans les prochains jours, la décision du président de Grand Besançon Métropole pourrait avoir des conséquences importantes sur la cohésion de l’exécutif et sur le climat politique de l’agglomération bisontine.

L'interview de la rédaction : Jean Sébastien Leuba 

À l’occasion du conseil d’installation de Grand Besançon Métropole, la désignation d’un représentant du Rassemblement National, en l’occurrence Franck Bernard, le Maire de Chevroz,  au poste de vice-président,  Â« ne peut être considérée comme une formalité technique Â», selon les élus socialistes, issus de l’opposition bisontine (Jean-Sébastien Leuba, Sylvie Wanlin et Abdel Ghezali).  Ils appellent  leurs collègues élus communautaires « Ã  assumer pleinement la portée politique de ce vote Â». « Il ne s’agit pas d’un simple ajustement de secteur, mais bien d’un choix structurant engageant les valeurs portées par notre collectivité Â», disent-ils.

Une charte qui ne saurait servir de caution

Et de poursuivre : « La charte de gouvernance, invoquée pour justifier cette nomination, ne possède aucune valeur juridique contraignante. Elle ne peut en aucun cas servir de paravent pour neutraliser le débat politique ou ignorer les appartenances lorsque celles-ci sont incompatibles avec les principes républicains. Si cette charte conduit à de telles dérives, alors elle doit être revue Â».

Une incohérence politique assumée

Le trio dénonce « l’incohérence de la droite locale, qui agite la menace des  extrêmes  en période électorale tout en facilitant aujourd’hui l’accès du Rassemblement National à des responsabilités exécutives Â». « Ce qui constituait hier une ligne rouge ne peut devenir aujourd’hui une simple zone grise Â». « Il ne peut s’agir d’un simple vote technique de secteur mais d’un véritable vote structurant de valeurs. »

À Besançon, un nouveau groupe d’opposition voit le jour au conseil municipal. Les élus Abdel Ghezali, Jean-Sébastien Leuba et Sylvie Wanlin annoncent la création du groupe « Socialiste et Citoyens ». Ils regrettent d’avoir été empêchés d’officialiser cette annonce par le maire Ludovic Fagaut Alors que Jean-Sébastien Leuba avait sollicité « 5 minutes de prise de parole Â».

Le nouveau groupe affirme vouloir porter une opposition « exigeante et constructive », centrée sur les enjeux sociaux, les inégalités et les fractures territoriales. Il appelle notamment à renforcer les politiques de solidarité et à maintenir les moyens pour les quartiers.

Les élus socialistes critiquent par ailleurs les premières priorités affichées par la majorité, jugées déconnectées des urgences locales, tout en affirmant leur volonté de travailler en lien étroit avec les habitants et les acteurs du territoire.

La fédération du Parti socialiste du Doubs, par la voix de son premier secrétaire Jean-Sébastien Leuba, a salué la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche, à l’annonce de sa disparition. Dans ce communiqué, les socialistes bisontins rendent hommage à un homme d’État « au service de la République et du progrès social », rappelant son rôle dans des réformes emblématiques comme les 35 heures, la CMU ou encore le PACS.

Ils soulignent également les liens de Lionel Jospin avec Besançon et le territoire, évoquant notamment sa venue en 2021 pour l’hommage à Paulette Guinchard ainsi que plusieurs déplacements marquants dans le Doubs. La fédération insiste enfin sur l’héritage d’un socialisme « réformiste, lucide et humaniste » et adresse ses pensées à ses proches ainsi qu’à tous ceux attachés aux valeurs qu’il a défendues.

 La commission spécialisée interne du Parti socialiste a prononcé en première instance une exclusion provisoire à l’encontre du Bisontin Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, décision aussitôt contestée par l’intéressé via un recours suspensif, conformément aux statuts du parti.

Ce dernier affirme que les accusations s’inscrivent dans un contexte de tensions internes, après avoir signalé de supposées irrégularités au sein de la fédération du Parti Socialiste du Doubs. Il indique vouloir profiter de la procédure d’appel pour rendre publics les éléments de sa défense et contester les conditions de la décision.

Dans l’attente de l’examen du recours, il se dit toujours engagé au sein du PS et maintient son soutien à la liste conduite par Anne Vignot à Besançon. Il assure qu’il démissionnerait de ses fonctions municipales si la sanction était confirmée, tout en appelant au rassemblement de la gauche et des écologistes.

A Besançon, Jean-Sébastien Leuba, premier fédéral du PS dans le Doubs et numéro deux sur la liste d’Anne Vignot aux municipales, a été exclu du Parti socialiste pour « comportements dénigrants » après une enquête interne. Il a déposé un recours. Anne Vignot rappelle que « le droit au recours et la présomption d’innocence doivent être préservés » et précise que s’il est confirmé, il s’est engagé à démissionner.

Dans un communiqué de presse, envoyé dans la nuit de dimanche à lundi aux rédactions, la liste « Besançon Forte et Solidaire Â» confirme qu’elle  met fin à sa campagne, invoquant un engagement politique « lucide et responsable ». Après plusieurs mois de rencontres, l’équipe rappelle avoir défendu un projet de justice sociale, de solidarité et d’écologie du quotidien. Elle remercie les Bisontines et Bisontins pour leur confiance et assure que ses valeurs continueront de s’exprimer dans les débats citoyens et les engagements locaux à venir.

À Besançon, la liste Besançon Forte et Solidaire menée par Jean‑Sébastien Leuba prend acte de l’accord national conclu entre le Parti socialiste et les Écologistes. Elle renonce à présenter une liste dissidente, tout en regrettant l’absence d’accord local formalisé. Le mouvement demande désormais une rencontre rapide avec Anne Vignot pour clarifier les engagements et la place éventuelle de ses membres dans la future liste.

Dans un communiqué de presse, la liste Besançon forte et solidaire, menée par le socialiste bisontin Jean‑Sébastien Leuba, indique avoir été destinataire d’informations concernant un accord national entre le Parti socialiste et les Écologistes. « Cet accord, encore susceptible d’évoluer Â», préciserait notamment « l’absence d’alliance avec le mouvement de Jean‑Luc Mélenchon aux deux tours des municipales Â». La liste annonce que le texte officiel doit être présenté dans les 24 heures à l’ensemble de ses composantes et soutiens. Elle communiquera ensuite sur les décisions locales qui seront prises collectivement.

À Besançon, la campagne municipale s’accélère encore avec l’annonce d’un front uni autour du candidat socialiste  Jean-Sébastien Leuba. Le collectif « Besançon Forte et Solidaire » regroupe désormais le Parti Socialiste, Place Publique, CAP21, le Parti Radical de Gauche et des membres de la société civile. Objectif : « incarner une alternative claire face à la montée des extrêmes et à la dispersion des forces progressistes Â».