À la Maison des Étudiants, sur le campus de la Bouloie à Besançon, une certaine effervescence anime les salles depuis ce matin. Post-it colorés, maquettes improvisées, imprimantes 3D en action : la première édition de l’opération “Le Tube à Essais” bat son plein. Destiné aux collégiens et lycéens du Doubs, cet événement propose une immersion concrète dans l’innovation en santé. Au cœur du dispositif, un objectif clair : faire découvrir aux jeunes la richesse des métiers du secteur médical… en les mettant directement dans la peau d’innovateurs.
Une adaptation du Hacking Health pour les jeunes
Christophe Dollet, à l’initiative du Hacking Health bisontin, que l’on ne présente plus, explique la genèse de l’événement : « L’idée, c’est de décliner le modèle du Hacking Health de Besançon — un marathon d’innovation en santé — pour des publics plus jeunes. On voulait leur donner accès à cette démarche, mais dans un cadre adapté à leur âge et à leur rythme scolaire ». Co-organisé avec le Campus des métiers et des qualifications en santé et la structure porteuse du Hacking Health Besançon, Le Tube à Essais propose aux élèves de travailler sur de véritables problématiques issues du terrain. Au-delà des vocations médicales classiques, l’ambition est aussi d’ouvrir les horizons : « On veut montrer que la santé, ce n’est pas seulement un médecin ou une infirmière. Il y a tout un écosystème de métiers, notamment autour de l’innovation », souligne Christophe Dollet.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Des défis concrets, inspirés du réel
Parmi les problématiques proposées, certaines touchent directement au quotidien des patients et des soignants. Un exemple marquant : repenser le système d’appel malade en hôpital ou en EHPAD. « Comment faire quand une personne n’a plus la force d’appuyer sur un bouton, ou quand la sonnette tombe du lit ? Ce sont des situations très concrètes, auxquelles les élèves doivent répondre », explique l’organisateur. Les problématiques sont introduites via des vidéos réalisées avec des professionnels de santé et des patients, permettant aux jeunes de comprendre les enjeux réels. Ensuite, leurs idées sont confrontées directement aux porteurs de besoins pour en tester la pertinence, la faisabilité et le coût.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une méthode d’innovation accessible
Inspirée de dix années d’expérience du Hacking Health, la méthode est ici simplifiée et structurée. Les élèves passent par plusieurs étapes : immersion, reformulation du problème, brainstorming, puis confrontation avec les utilisateurs. Le tout encadré par des coachs. Contrairement au format original de 48 heures non-stop, l’événement se déroule sur deux journées, de 9h à 16h, afin de respecter le cadre scolaire. « Malgré ce temps réduit, on observe déjà des idées très abouties dès la fin de la première matinée », se réjouit Christophe Dollet.
Prototyper pour mieux comprendre
Les jeunes ne se contentent pas d’imaginer : ils fabriquent. Grâce à la Matériauthèque de l’ArÊTE et à des outils de type Fab Lab (imprimantes 3D, découpe), ils réalisent des prototypes concrets. Des professionnels accompagnent cette phase : ergothérapeutes, ingénieurs de l’ISIFC ou de SUP Microtech, apportent leur expertise. « Cette confrontation au réel est essentielle. Elle permet d’éviter les idées irréalistes et de pousser les élèves à améliorer leurs solutions », précise Christophe Dollet.
Des idées inventives… et déjà prometteuses
Au total, une soixantaine d’élèves — de la 4e à la seconde — participent à cette première édition, venus de Besançon, Valdahon, Morteau ou encore Saint-Vit. Parmi les projets, certains se démarquent par leur originalité.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, directeur du Hacking Health
Une poupée pour faciliter la prise de médicaments
Une équipe s’est penchée sur le cas d’enfants atteints de maladies chroniques, devant prendre de nombreux comprimés. Leur idée : une poupée contenant les médicaments, que l’enfant récupère dans la main de l’objet. « On s’est dit que les enfants aiment les poupées, alors autant s’en servir pour rendre la prise de médicaments moins difficile », explique Pierre. Un concept encore perfectible, notamment sur les aspects de sécurité et d’hygiène, mais qui illustre une approche centrée sur l’acceptabilité.
L'interview de la rédaction
Une solution pour des selfies en autonomie
Autre projet : permettre à des personnes en situation de handicap de prendre des photos seules. L’équipe propose une plateforme motorisée à 360°, combinée à une tige à selfie adaptée au fauteuil roulant, avec des commandes simples. Fabriqué à partir d’objets du quotidien (roue de jouet, bambou), le prototype pourrait évoluer grâce à l’impression 3D.
L'interview de la rédaction
Une première édition prometteuse
Avec Le Tube à Essais, Besançon confirme son engagement dans l’innovation en santé… en impliquant cette fois les plus jeunes. En deux jours, les élèves découvrent non seulement des métiers, mais aussi une manière de penser : collaborer, expérimenter, tester, améliorer. Une expérience qui pourrait bien susciter des vocations — et qui, au vu de l’enthousiasme observé, a toutes les chances de s’inscrire durablement dans le paysage éducatif local.
La prochaine édition du Hacking Health, le marathon de l’innovation en santé, se déroulera du 17 au 19 octobre prochain à Besançon. A cette occasion, des professionnels, étudiants, ingénieurs et designers collaborent pour imaginer des solutions aux défis médicaux et sociaux. Pour cette nouvelle édition, 17 problématiques ont été identifiées , dont le suivi des personnes contaminées, un projet du Service Départemental d’Incendie et de Secours du Doubs, et la mobilité des patients, avec perfusion, hospitalisés au CHU Minjoz. Cette dernière réflexion est lancée par une ingénieure de recherche de l’établissement hospitalier.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, fondateur du Hacking Health et président du Tube à essais
Le tube à essais
Dans la continuité du Hacking Health Besançon, un nouvel écosystème voit le jour pour soutenir l’innovation en santé : le tube à essais. Cette initiative vise à accompagner des projets émergents en leur permettant de mûrir et d’atteindre une maturité suffisante pour séduire des partenaires et investisseurs. L’objectif du tube à essais est clair : stimuler l’innovation par tous les moyens possibles. Pour ce faire, plusieurs leviers sont mis en place, notamment la création d’un diplôme universitaire en collaboration avec l’université, intitulé Développer et accompagner l’innovation en santé, ainsi que l’organisation d’ateliers dans les établissements de santé. Ils ont pour but d’accompagner les professionnels désireux d’innover, en leur expliquant le parcours nécessaire, les écueils à éviter et les étapes à respecter pour assurer le succès d’un projet. Le véritable défi réside dans l’après-hackathon. L’intérêt étant de guider les porteurs de projet à travers des étapes clés comme l’étude de marché, la gestion des coûts, la production, la protection juridique et l’évaluation de la concurrence. L’accompagnement se poursuit jusqu’à la conception d’un prototype, moment décisif où le projet prend forme et où son créateur peut envisager son avenir.
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, fondateur du Hacking Health et président du Tube à essais
Ce vendredi, sera donné le coup d’envoi de la 8è édition du Hacking Health Besançon, le marathon d’innovation en santé. Cette année, 16 défis seront lancés, dont un co-animé en distanciel, avec une équipe de Québec. Pendant ce marathon de 48h, des professionnels, associations, étudiants ou autres personnes, de tous profils et horizons, imaginent ensemble des solutions aux problématiques liées à la santé, à l’autonomie ou au handicap. On dénombre par exemple des problématiques sur l'accessibilité, le diabète ou bien l’impact de la santé sur l’environnement. L’opération se tiendra à l’UFR Santé sur les Hauts-du-Chazal. La liste complète est à retrouver ci-contre : https://hhbes2024.sparkboard.com/
Comme c’est le cas depuis sept ans maintenant, Besançon organise ce week-end, du 13 au 15 octobre, une nouvelle édition du Hacking Health, le marathon d’innovation en santé. Pour ce nouveau rendez-vous 21 problématiques seront lancées pour inventer de manière collaborative la santé de demain. Rappelons que l’idée est de mettre au défi des professionnels de santé, des patients, des étudiants et des aidants qui ensemble réfléchissent pour trouver des solutions aux problématiques posées.
Des sujets dans les domaines du polyhandicap, de l’endodontie, de la maladie de Charcot, d’Alzheimer, de l’ambulatoire, de la motricité des nouveau-nés seront proposés dans quelques jours. Les précédents Hacking Health bisontins ont été très riches en termes de créativité et d’inventivité. Depuis le lancement de cette initiative, huit brevets ont été déposés, un tiers des projets se développent, une dizaine d’applications et de services nouveaux sont commercialisés, trois start-ups ont été créées, … . Autant dire que ce rendez-vous est devenu un acteur incontournable et dynamique dans le registre de la santé et de l’innovation qui l’accompagne.
Un accompagnement des projets
A Besançon, le Hacking Health ne dure pas que trois jours. Cette année, un nouveau dispositif va être mis en place pour accompagner les initiatives et leurs développeurs. Baptisé « le tube à essai », il se dote de moyens supplémentaires pour remplir parfaitement sa mission de départ. Un lieu accueillera les participants pour leur donner les moyens de poursuivre l’aventure et trouver les chemins adéquats pour développer et faire aboutir le fruit de leur réflexion et de leur travail.
Pour des raisons de confidentialité, l’évènement est fermé au public. Néanmoins, la cérémonie d’ouverture, programmée ce vendredi à 17h, et le moment de restitution, dimanche soir, sont accessibles. A condition de se faire connaître, en envoyant un mail à l’organisateur. Pour de plus amples informations : https://hhbesac2023.sparkboard.com/
L'interview de la rédaction : Christophe Dollet, fondateur et organisateur de l’événement
Le Hacking Health bisontin, le 6è marathon d’innovation consacré à la santé débute ce vendredi. Durant 48 heures chrono, les 300 participants attendus vont se mobiliser pour trouver les meilleures solutions aux problématiques répondant à des besoins quotidiens de soignants, patients ou personnes en situation de handicap. Au total, ce sont 20 nouveau défis qui sont proposés. Pour cette nouvelle édition, on notera la participation de 25 étudiants étrangers qui effectuent leur master ou leur doctorat en Bourgogne-Franche-Comté.
A compter du 1er et jusqu’au 3 octobre, Besançon accueille la 5è édition du Hacking Health, le marathon d’innovation en santé. Près de 400 participants, composés d’étudiants, de patients, professionnels de santé, du médico-social et du handicap ou encore de jeunes innovateurs vont unir leurs efforts pour trouver en 48 heures la meilleure solution à chacune des 22 problématiques.
Cette année, et pour la première fois de son histoire, Hacking Health Besançon s’associe au congrès national de chirurgie maxillo faciale de stomatologie et de chirurgie orale, organisé à Besançon. C’est ainsi que cinq défis ont été déposés. Par ailleurs, l’entreprise locale « MicroMega », qui développe des outils pour les chirurgiens dentistes proposera quatre défis liés à des projets de recherche et de développement propres à cette spécialité.
L'interview de la rédaction / Christophe Dollet, fondateur du Hacking Health bisontin