Depuis 2019, la population de chamois fait l’objet d’un suivi précis dans le département du Doubs. Coordonné par la Fédération Départementale des Chasseurs du Doubs, ce protocole scientifique repose sur l’observation de terrain menée par des chasseurs volontaires. Chaque samedi du mois d’avril, à l’aube ou à la tombée de la nuit, ces derniers se postent sur l’un des 453 points d’observation répartis sur le territoire. À l’œil nu ou à la jumelle, ils recensent les chamois, seuls ou en groupe, en les classant selon leur sexe et leur âge.
Une méthode basée sur l’échantillonnage
Chaque poste d’observation constitue une « placette échantillon », surveillée à quatre reprises durant le mois. Les données collectées sont ensuite centralisées et analysées statistiquement. Si ce dispositif ne permet pas de connaître avec exactitude le nombre total d’individus, il offre en revanche une vision fiable de l’évolution de la population au fil des années, comparable à celle d’un sondage.
Un outil d’aide à la décision
Les résultats issus de ces comptages alimentent les travaux de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage. Ils viennent compléter les éléments pris en compte par le préfet pour fixer les quotas de prélèvement annuels. L’objectif : assurer un équilibre entre préservation de l’espèce et gestion durable de la faune sauvage.
Des résultats attendus dans un contexte de baisse
Les données recueillies ce printemps sont particulièrement scrutées. Elles permettront d’évaluer les effets des décisions prises ces deux dernières saisons, marquées par une réduction significative des plans de chasse : -33 %, puis -24 %. Ces mesures avaient été adoptées face à un constat de diminution de la population de chamois dans le département.
Un enjeu de biodiversité
Au-delà de la régulation cynégétique, ce suivi s’inscrit dans une démarche plus large de connaissance et de préservation de la biodiversité locale. Espèce emblématique des reliefs jurassiens, le chamois constitue un indicateur précieux de l’état des milieux naturels.
Les conclusions de cette campagne 2026 pourraient ainsi orienter durablement les politiques de gestion de la faune dans le Doubs.
Samedi matin, vers 10h30, les gendarmes de la compagnie de Saint-Vit ont été confrontés à un refus d’obtempérer lors d’un contrôle de vitesse sur la commune de Lombard. Le conducteur, âgé de 20 ans, a refusé de se soumettre aux injonctions des militaires et a pris la fuite.
Il a finalement été intercepté à Chay, où il a été placé en garde à vue pour refus d’obtempérer et diverses infractions au code de la route. Au cours de sa fuite, le véhicule a percuté un muret communal. Une enquête est en cours.
Ce dimanche 19 avril, vers 11h45, un feu de cheminée s’est déclaré au 18 Grande Rue à Lavans-Vuillafans. L’incendie s’est propagé au plancher en bois de l’habitation, nécessitant l’intervention rapide des secours. Grâce à l’action des sapeurs-pompiers, le feu a été maîtrisé et éteint en début d’après-midi. Le maire de la commune s’est rendu sur place.
Une situation tendue s’est déroulée ce jeudi à Maîche. Un homme, en détresse, s’est enfermé chez lui en refusant d’ouvrir à qui que ce soit, alors qu’il était armé.
Alertées vers midi, les forces de l’ordre ont rapidement sécurisé une partie du centre-ville. Le maire, Régis Ligier, a suivi la situation de près tout au long de l’intervention. Un médiateur de la gendarmerie a été envoyé sur place pour tenter de dialoguer avec l’homme.
Après plusieurs heures de tension, les gendarmes sont intervenus en fin d'après-midi et ont pu le prendre en charge sans incident. A 17h45, la situation était totalement sous contrôle. Aucun blessé n'est à déplorer. La mairie indique désormais vouloir accompagner cet homme et son entourage face à cette situation de détresse.
Les sapeurs‑pompiers du Doubs sont intervenus vendredi soir à Roulans pour un feu de cheminée dans un pavillon. À leur arrivée, les flammes s’étaient déjà propagées à une partie des combles aménagés en chambre.
La mise en œuvre rapide d’une lance incendie a permis d’éteindre le sinistre et d’éviter sa propagation au reste de la maison. De lourds travaux de dégarnissage ont été nécessaires au niveau de la toiture. Une équipe d’évaluateurs en risques bâtimentaires a été mobilisée pour vérifier la stabilité du toit.
Aucune victime n’est à déplorer. Trois occupants seront relogés dans leur famille. La gendarmerie et Enedis étaient également sur place.
La Gauche Pontissalienne (PCF, les Ecologistes, la France Insoumise, et des citoyens engagés) exprime sa « profonde déception » après l’annonce publique de la tête de liste de Haut-Doubs Citoyen Écologique et Solidaire (HDCES). Dans un communiqué, le collectif dénonce une rupture de confiance : « Les discussions étaient en cours, validées dimanche pour se poursuivre » explique la Gauche Pontissalienne.
« La désignation d’un candidat récemment installé à Pontarlier » interroge, selon LGP, « sur sa connaissance du territoire et de ses habitants ». Le groupe réaffirme sa volonté de rassembler la gauche autour d’un projet social, écologique et démocratique.
Un accident de la route s’est produit ce jeudi soir vers 18h sur la route nationale 57, dans le sens Pontarlier–Besançon, à hauteur de Morre. Quatre voitures furent impliqués. Les cinq personnes concernées ont été laissées sur place. L’intervention des secours a provoqué de fortes perturbations de circulation dans le secteur. L’opération s’est achevée en début de soirée.
Ce matin, sept jeunes hommes et femmes, âgés de 18 à 25 ans, originaires de toute la Franche-Comté, sont venus officialiser leur engagement dans l’armée de Terre. En présence d’autorités militaires et de la maire de Besançon, Anne Vignot, ils ont apposé leur signature sur un contrat qui changera le cours de leur vie. Cette cérémonie d’engagement, désormais bien ancrée dans le paysage local, marque le passage d’une décision intime à un acte public. Les familles, parfois émues, ont assisté à ce moment qui cristallise mois de réflexion et de préparation.
Un engagement mûri, accompagné et solidement encadré
Responsable du recrutement pour tout le Nord-Est, le colonel Jean-Baptiste Gailhbaud, commandant du Groupement de Recrutement et de Sélection Nord-Est, suit attentivement le parcours de ces jeunes. « Ils sont sept aujourd’hui, mais derrière chacun d’eux il y a un cheminement personnel et un accompagnement rigoureux. Rien n’est laissé au hasard », rappelle-t-il. Contrairement à certaines idées reçues, l’armée n’attire pas uniquement par impulsion ou par effet d’image. Chaque candidat passe par un Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées (CIRFA) où il bénéficie du suivi d’un conseiller dédié. « On ne vend pas du rêve. Ce serait contre-productif. Nous devons préparer le jeune à son futur métier, à ses exigences comme à ses réussites possibles », insiste le colonel. Entre tests médicaux, évaluations sportives, entretiens d’orientation et choix d’une spécialité, les futurs soldats entrent dans un processus attentif, pensé pour leur permettre de trouver la place qui leur correspond.
L'interview de la rédaction : colonel Jean-Baptiste Gailhbaud, commandant du Groupement de Recrutement et de Sélection Nord-Est

Des profils variés, des ambitions multiples
Les sept engagés de ce matin se destinent à des métiers très différents. Parmi eux, certains rejoindront également des unités en appui, notamment l’USID, l’Unité de Soutien de l’Infrastructure de la Défense, dont une antenne est implantée à Besançon. Cette structure, souvent méconnue du grand public, est pourtant essentielle. Elle est chargée de l’entretien des bâtiments militaires, de la gestion des infrastructures stratégiques, du soutien technique et logistique des sites de défense et de la conduite de projets immobiliers liés aux armées.
Une nouvelle vie qui commence… dès cet après-midi
Si la cérémonie avait des airs d’instant suspendu, la transition vers la vie militaire est, elle, immédiate. « La plupart prennent directement le train pour rejoindre leur unité. On est dans une salle solennelle, et quelques heures plus tard, ils passent les portes de leur régiment. Une nouvelle vie commence pour eux », explique le colonel Gailhbaud. Ce changement de rythme est voulu : plonger rapidement les jeunes engagés dans leur environnement, leur permettre de rencontrer leurs cadres et camarades, et entamer leur formation générale initiale. Celle-ci dure plusieurs semaines et marque le véritable début de leur carrière militaire.

Un engagement qui séduit toujours
La présence de sept jeunes Francs-Comtois ce matin n’est pas anecdotique : elle illustre une tendance nationale. Malgré un contexte social et économique mouvant, l’armée de Terre continue d’attirer. « Ces jeunes ont envie de s’engager, et ils ne sont pas seuls. Le nombre de candidatures reste élevé. Il y a une vraie volonté de servir et de trouver un cadre porteur », observe le colonel. Pour nombre d’entre eux, l’armée représente un projet professionnel solide, offrant stabilité, formation, progression et cohésion. Pour d’autres, c’est un choix de valeurs, une envie de se mettre au service de la collectivité ou de se dépasser.

Un partenariat local fort avec la Ville de Besançon
La tenue de la cérémonie à l’Hôtel de Ville n’est pas anodine. Elle symbolise le lien entre la communauté militaire et la population civile. La maire, Anne Vignot, a rappelé dans son intervention l’importance de ce partenariat et l’honneur pour la Ville d’accueillir ces moments d’engagement républicain.
Entre fierté et appréhension, des jeunes prêts à franchir le pas
Au-delà des discours, il restait ce matin des regards chargés d’émotion : la fierté des familles, la détermination des jeunes, parfois mêlée d’un peu d’appréhension. Une génération qui choisit son avenir en uniforme, prête à entrer dans les rangs d’une institution exigeante mais formatrice. En franchissant les portes de l’Hôtel de Ville, contrat signé, ces sept jeunes Francs-Comtois ont posé un premier pas décisif. Le suivant les attend, quelques heures plus tard, au seuil de leur régiment. Et pour chacun d’eux commence désormais une histoire singulière au service de la France.
L'interview de la rédaction : Vincent, ingénieur principal militaire d'indrastructure à l'Unité de Soutien à l'Infrastructure de la Défense (USID) de Besançon
L'interview de la rédaction : François, jeune ingénieur de 29 ans, qui vient de s'engager au sein de l'USID bisontin
La programmation estivale dévoilée par la Saline Royale d’Arc‑et‑Senans, sans concertation préalable avec les organisateurs du Festival de la Paille, qui organise un évènement au même moment, a cristallisé une difficulté majeure : celle d’une coexistence culturelle fragilisée par l’absence de dialogue.
Rappelons les faits
Le 5 novembre, le Collectif Organisation annonçait que la prochaine édition serait la dernière, une « édition de légende ». Une décision qualifiée d’« acte » par les organisateurs, née d’un contexte économique, culturel et institutionnel fragilisé. « Un acte difficile, puis assumé, posé pour préserver l’intégrité de nos valeurs, de notre association et de nos équipes », précise le communiqué.
Un public fidèle malgré l’annonce
L’ouverture de la billetterie, quelques jours plus tard, a confirmé l’attachement du public. Les festivaliers, fidèles depuis plus de deux décennies, ont répondu massivement, témoignant d’un soutien immédiat et profond. Pour les organisateurs, « la diversité culturelle ne peut se construire sur des rapports de force ou une concurrence silencieuse ». « Elle doit reposer sur le dialogue, l’écoute et la coopération entre acteurs, dans le respect du tissu culturel déjà présent ». Le collectif appelle ainsi les institutions, les professionnels et les citoyens à une vigilance partagée pour préserver les événements indépendants, « vitaux et historiques », garants de la diversité culturelle.
Une culture qui rassemble
« Nous défendons une culture qui rassemble plutôt qu’elle n’oppose. Une culture libre, accessible, inventive, qui ne se construit pas contre, mais avec », affirme l’organisation. Refusant toute politisation, le collectif revendique une position responsable et collective, ancrée dans les réalités du secteur. La dernière édition du Festival de la Paille s’annonce donc comme un moment fort, à la fois célébration et acte de résistance culturelle, porté par la fidélité de son public et par la volonté de défendre un modèle coopératif et équilibré.
Durant toutes les vacances scolaires, jusqu’au 2 novembre, la Citadelle de Besançon propose un éventail d’activités pour petits et grands. Films, expositions, visites guidées, ateliers créatifs, expériences sonores et immersions virtuelles rythmeront les vacances.
Deux projections en continu (sauf les 24, 25 et 26 octobre) plongent le public dans l’histoire militaire et le regard d’un faucon pèlerin. µ
L’exposition « Citadelle : 350 ans de souvenirs » (jusqu’au 4 janvier 2026) offre une immersion sensible dans la mémoire du lieu.
Le 19 octobre, une visite guidée retrace trois siècles d’histoire, de Vauban à l’UNESCO ;
Les 21 et 28 octobre, l’atelier « Textiles d’antan » initie au feutrage et aux fibres naturelles.
Le 24 octobre, un bain sonore aux bols tibétains invite à la détente dans la chapelle.
Les 20, 23, 27 et 30 octobre, le jeu de paume fait revivre l’ancêtre du tennis.
Du 24 au 26 octobre, une expérience de réalité virtuelle propose de vivre une journée de cadet. Les 31 octobre, 1er et 2 novembre, les fantômes de la Citadelle reviennent hanter les lieux pour Halloween.
Du 20 au 31 octobre, le Musée de la Résistance explore les « Valises ! » dans la guerre.
Le 25 octobre, Jean-Michel Trimaille revisite les chansons comtoises dans « Les Racines bleues ».
Jusqu’au 2 novembre, Marc Paygnard expose ses clichés de Franche-Comté dans « Sur le vif ». Enfin, le Muséum propose du 21 au 31 octobre un atelier nature pour créer avec bois, graines et feuilles.
Toutes les animations sont gratuites avec le billet ou l’abonnement Citadelle, sauf mention contraire. Programme complet sur www.citadelle.com