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Ce dimanche à 18h25, les policiers de la BAC ont constaté la présence d'un homme âgé de 18 ans, connu pour être un vendeur de produits stupéfiants notoire, assis sur une chaise rue Ravel, dans le quartier des Orchamps. Trois individus seraient ensuite arrivés, et l’un d’entre eux aurait demandé quelque chose au vendeur en lui tendant un billet de dix euros. C’est en suivant discrètement ce dernier à l’intérieur du hall d’immeuble que les policiers de la BAC ont constaté que le potentiel vendeur a ouvert une des portes des locaux techniques avec une clé pour se saisir d’un sac en plastique blanc. En procédant à son contrôle, ils ont constaté la présence de produits stupéfiants à l’intérieur de ce sac. Au-cours de la palpation, l’individu a été trouvé porteur de trois sachets zippables contenant de la résine de cannabis, ainsi que d’une somme de soixante euros. Il a été interpellé et conduit au service sans incident et placé en garde à vue. Au total, ce sont 13 grammes de cocaïne et 30 grammes de résine de cannabis qui ont été retrouvés.

Aujourd’hui s’est tenu le 3ème jour d’audience de l’affaire des fusillades qui ont secoué Planoise. 5 à 15 ans de prison ferme ont été requis contre les 7 prévenus par le procureur de la République Etienne Manteaux. Ils sont poursuivis pour trafic de stupéfiants et association de malfaiteurs en vue de commettre des violences avec armes à feu en réunion. Les plaidoiries de la défense ont lieu ce mercredi toute la journée, avant un délibéré prévu jeudi.

Cette semaine se tient au palais de justice de Besançon, le premier procès sur les fusillades qui ont secoué le quartier de Planoise entre 2019 et 2020. Sept prévenus comparaissent, dont un homme qui est soupçonné d’avoir piloté un trafic de stupéfiants depuis sa prison et ordonné des règlements de compte.

Ce procès plonge au cœur du trafic de stupéfiants de Besançon. De la gestion, de la vente, et du chiffre d’affaires, en passant par le recrutement des vendeurs, mais aussi la concurrence pour occuper les points de deal. Et bien évidemment de toutes les violences qui en résultent. Depuis ce lundi, ce sont sept individus qui sont jugés au palais de justice de Besançon pour une dizaine de fusillades ayant eu lieu entre novembre 2019 et mars 2020. Des coups de feu et une affaire de séquestration qui ont fait cinq victimes, et qui découlent directement de cette guerre entre deux bandes rivales. Tous les prévenus sont soupçonnés d’avoir pris part au trafic du clan « de la Tour » et à ces fusillades. Une escalade de violence qui a conduit à l’assassinat d’un innocent : Houcine Hakkar, abattu par erreur, le 8 mars 2020. Le délibéré est attendu pour la fin de semaine.

Hier à 12h50, les policiers de Besançon se trouvaient en surveillance aux abords d’un point de deal avenue Ile de France dans le quartier de Planoise. Ils ont repéré des individus dans un hall en train de parler de drogue. Un guetteur aurait mis en relation des clients avec des vendeurs qui se trouvaient dans des caves. Interpellé dans le hall, il se débattait alors fortement en tentant de mordre un policier aux doigts. A côté de cet homme de 17 ans a été trouvé un sachet contenant un morceau de résine de cannabis dont il dit être sa consommation personnelle. Au 4ème et 5ème étage de l’immeuble, plusieurs sachets de conditionnement contenant de l’herbe de cannabis et des pochons de poudre blanche ont aussi été découverts, ainsi que 70 euros en billets. Le mis en cause a été placé en garde à vue. Il est en situation irrégulière sur le territoire et ne parle pas français.

Lors d’un simple contrôle, les douaniers ont interpellé un homme le 1er janvier dernier, sur l’A36, à Pelousey. Selon une source proche du dossier, il s'agirait du frère de Sofiane Hambli, le baron français de la drogue, considéré comme l’un des plus gros importateurs de haschisch en Europe. Le suspect était en cavale depuis plus de 20 ans.

 

Des faux papiers et une somme qui interroge

Une plaque d’immatriculation espagnole, des papiers d’identité suisse, et une somme de 10.700€ en liquide ; des éléments qui ont mis la puce à l’oreille des douaniers. D’autant plus qu’une loi impose, dès le transport d’une somme supérieure à 10.000€, son signalement auprès des autorités. Ce n’était pas le cas pour cet individu. Très vite, les douaniers procèdent à un contrôle d’identité plus poussé, en transmettant ces informations au centre de coopération policière et douanière (CCPD), basé à Genève. Ce qui n’était qu’un simple contrôle devient alors une affaire plus nébuleuse pour les douaniers, la CCPD l’affirme : les documents de l’homme sont falsifiés. Placé en garde à vue et auditionné, l’individu de 43 ans refuse de révéler sa véritable identité, n’explique en aucun cas la provenance de cet argent et sa destination, et reste très vague sur les raisons de son déplacement. Une information judiciaire est ensuite ouverte à son encontre pour « détention de faux documents administratifs ». Il est placé en maison d’arrêt.

 

En cavale depuis 20 ans, frère d’un baron de la drogue français

C’est alors que les enquêteurs diffusent des photographies de cet homme à différents services d’investigations. Cette méthode porte ses fruits puisque son visage est reconnu : il s’agirait de Hakim Hambli, un trafiquant de drogue en cavale depuis plus de 20 ans. Il serait le frère de Sofiane Hambli, l’un des plus gros barons de la drogue en France. Ce dernier est le personnage central du scandale de l’importation en France de 7 tonnes de cannabis en 2015. Une affaire qui avait abouti à l’éviction de l'ex-patron de la lutte antidrogue. Hakim Hambli est en cavale depuis 2002. Il avait été condamné à 8 ans de prison ferme par défaut par le tribunal de Mulhouse pour importation de stupéfiants avec des membres de sa famille, mais il ne s’était jamais rendu à son jugement. Il s’est avéré qu’il séjournait en Espagne, à Marbella, dans la province de Malaga, une zone connue pour être un haut lieu du trafic de stupéfiants.  

Le 29 février dernier, un jeune homme doubien de 20 ans abattait deux personnes en Suisse. Il souhaitait tromper des acheteurs de produits stupéfiants, et indique avoir paniqué lorsque ses clients ont découvert son stratagème. Il a été conduit en Suisse ce mardi pour participer à la reconstitution de la scène.  

 

De la résine de cannabis remplacée… par du savon

Le 29 février 2020, cet habitant de Pirey se rend à Grandson, en Suisse, où des hommes souhaitent acheter de la résine de cannabis. Il transporte 6 kg de marchandise, mais en ayant remplacé la drogue par du savon qu’il a emballé avec du plastique noir. La situation dégénère au moment où les clients se rendent compte que l’homme va les arnaquer. Il se saisit alors d’une arme et ouvre le feu six fois. Deux victimes meurent sur le coup, et deux autres vont être grièvement blessées. Le suspect prend la fuite, et sera interpellé quelques jours plus tard, par des hommes de la section de recherches de Besançon.

 

L’instruction touche à sa fin

Ce mardi, il était extrait de sa cellule et conduit à Lausanne pour participer à une reconstitution, dans un gymnase, ou l’appartement étroit a été reproduit à l’identique. Selon le procureur de la République de Besançon, Étienne Manteaux, l’homme indique « n’avoir jamais voulu attenter à la vie des personnes. Qu’il a vu une arme rangée dans un sac et qu’en constatant qu’il était démasqué, il a paniqué, s’est saisi du pistolet et a ouvert le feu ». Des déclarations qui vont à l’encontre des témoins survivants. Ils précisent que c’est ce dernier qui a amené et sorti ce 6,35 mm de sa poche, avant d’ouvrir le feu. L’instruction de ce dossier devrait toucher à sa fin dans les prochains mois avant un procès, prévu au cours de l’année 2022.

Une enquête de gendarmerie a abouti, il y a quelques jours, à une nouvelle saisie massive de drogue à Besançon. 161kg de résine de cannabis, 6,5kg de cocaïne et 7800€ en liquide ont été saisis dans une voiture qui venait de s’approvisionner à Meyzieu, près de Lyon. Le montant de la marchandise dépasse le million d'euros à la revente. Deux femmes et deux hommes ont été mis en examen.

L’enquête a démarré il y a plus d’un an, lors d’une transaction douteuse qui a mis la puce à l’oreille aux gendarmes. Une enquête de fond avait alors débuté afin de rechercher et de réunir de nombreuses preuves dans cette affaire. C’est dans la nuit du 25 au 26 novembre que celle-ci a abouti. Un véhicule sous surveillance, qui venait s’approvisionner à Meyzieu, près de Lyon, est remonté à Besançon, précédé d’une voiture ouvreuse. Le véhicule transportant la cargaison a été intercepté dès son arrivée dans la capitale bisontine. Les gendarmes ont découvert 161kg de résine de cannabis, 6,5kg de cocaïne et 7800€ en liquide. Deux hommes, de 33 et 25 ans déjà bien connus par la justice (respectivement 6 et 11 condamnations) ont été interpellés. Des perquisitions menées à leurs domiciles ont permis de saisir des meubles, des vêtements de marque, et quatre véhicules dont deux Audi. D’autres saisies patrimoniales sont également à venir. Les deux hommes ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants et placés en détention provisoire. Ils seront présentés lundi à un magistrat instructeur. Deux femmes de 19 et 23 ans, leurs compagnes, ont aussi été interpellées. Sans antécédents judiciaires, ces dernières ont été placées sous contrôle judiciaire.

Ce coup de filet intervient quelques semaines après une première saisie d’envergure, le 5 novembre dernier, à Mazerolles-le-Salin. Les policiers de la brigade anti-stups de Besançon avaient saisi 282 kilos de cannabis, 3,6 kilos de cocaïne et 60 000 € dans une maison.  

Depuis quelques semaines, un point de deal de la Rue Van Gogh se trouvait dans le collimateur des forces de police bisontine. Ce lieu de transactions illicites a fait l’objet d’une opération de police minutieusement organisée ce mercredi 17 novembre. Au cours de celle-ci, les policiers du intervenaient aux côtés des enquêteurs de l’unité des stupéfiants de la Sûreté Départementale mais également des effectifs de la BAC et de l’unité cynophile stup’ du Service de Voie Publique.

Deux consommateurs ont été interpellés après avoir acquis des bonbonnes de cocaïne. Au même moment, le dealer a pris la fuite avant d'être rattrapé par les policiers dans les étages d'un l'immeuble. Le guetteur n’échappait pas au dispositif et était à l’instar des trois autres personnes interpellées, placé en garde à vue. La perquisition d’un logement de la rue Van Gogh identifié par le chien de recherche spécialisé de l’unité cynophile permettait de saisir 954 grammes de résine de cannabis sous forme de barrettes, 48 grammes de cocaïne et 88 grammes d’herbe de cannabis. Les deux consommateurs font l’objet d’une ordonnance pénale. Le dealer et le guetteur, âgés tous deux d’une vingtaine d’années, déjà connus des services de police, ont été présentés devant la justice ce vendredi après-midi dans le cadre d’une comparution immédiate.

Suivant un signalement leur étant parvenu récemment à Besançon, les policiers du service de voie publique et de la sûreté départementale ont discrètement mené une opération en investissant les lieux au 48 rue de Belfort. Après avoir constaté de nombreuses transactions, les hommes de la brigade anti-criminalité ont interpellé un premier individu de 36 ans venu se procurer deux bonbonnes de cocaïne. Ce premier homme a été placé en garde à vue et sera convoqué devant la justice en septembre prochain.

Des motocyclistes ont intercepté également non-loin de l’immeuble, un véhicule à bord duquel se trouvait un homme venant tout juste de s’approvisionner en stupéfiants. Ce trentenaire n’ayant pas procédé à la mutation de sa carte grise, et dont le contrôle technique s’avérait périmé, a été dépisté positif aux stupéfiants.

Dans le même temps, un dealer de 18 ans a aussi été interpellé par les policiers de la brigade d’intervention devant l’entrée de sa résidence. Déjà connu des services de police, et jugé en comparution immédiate ce matin, il a été condamné à 12 mois de prison dont 8 avec sursis. Il sera incarcéré dès ce soir suite à la révocation d’un sursis de 4 mois pour une précédente affaire.

A l’aide de la brigade cynophile, des dizaines de bonbonnes de cocaïne et d’héroïne pour une valeur de 6000€ ont été découvertes, ainsi que 420€ en argent liquide dans un appartement et dans les communs de l’immeuble. Les enquêteurs ont identifié la locataire de l’appartement, servant de lieux de stockage et d’hébergement, et l'ont placée en garde à vue. Elle sera convoquée devant la justice dans les prochains jours.