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Une pétition est lancée en ligne. Elle est à l’initiative d’usagers qui dénoncent des dysfonctionnements sur la ligne Mobigo Pontarlier/Besançon, via Ornans. Ils pointent, depuis la rentrée des classes, un service de bus perturbé. La fréquentation d’élèves,  « sans carte scolaire »,  qui utilise ce service empêcherait d’autres passagers d’utiliser ce moyen de locomotion « le matin et en fin d’après-midi, à 16h30 et 17h30 ». Occasionnant également du retard.

Un courrier a été envoyé à Marie Guite Dufay,  la Présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté, la collectivité gestionnaire des transports scolaires. Il y est notamment demandé « de décaler les horaires des bus scolaires concernés ».

Pour signer cette pétition : https://www.change.org/p/perturbations-dans-les-transports-mobigo-lr203-lr204?utm_content=cl_sharecopy_34535751_fr-FR%3A6&recruited_by_id=719c8d40-3e7e-11ed-958f-7f4a49a80404&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink&utm_campaign=psf_combo_share_initial&utm_term=share_for_starters_page

La région Bourgogne-Franche-Comté et le Massif du Jura  vont bénéficier de 485 millions d’euros de fonds européens, émanant du programme FEDER-FSE, d’ici 2027. A travers ce financement, la collectivité territoriale sera en capacité de mettre en marche un programme d’action dans le domaine des énergies renouvelables et de la modalité durable.

Le programme se décline en six priorités : la transition énergétique et écologique, l’innovation et la recherche, le numérique, l’orientation et l’offre régionale de formation et le développement d’un tourisme durable dans le massif du Jura.

En 2021, les carburants ont connu un fort renchérissement en Bourgogne-Franche-Comté, de l’ordre de 20 % sur l’année, sous l’effet de la montée du prix du baril de pétrole. Constitués à près de 60 % de taxes en France, leurs prix sont élevés comparés à nos voisins européens. La région compte 613 stations-services. Globalement, les prix sont légèrement plus faibles dans l’urbain. Et localement, les écarts peuvent être plus marqués.

 

La France figure parmi les pays de la zone euro où les prix des carburants sont les plus élevés. La voiture est le mode de transport largement privilégié, en Bourgogne-Franche-Comté, comme partout en France. Près de 80 % des actifs occupés de la région l’utilisent pour se rendre au travail. L’utilisation de la voiture pèse dans le budget des ménages français qui consacrent en moyenne 11 % de leur revenu disponible aux transports individuels en 2017. Le poste carburant représente, à lui seul, 3,2 % de leur budget.

 

Comment est calculé le prix du carburant ?

Tout d’abord, les carburants sont taxés, à hauteur de 56 % pour le gazole par exemple. Leurs prix sont très volatils car ils subissent les fluctuations importantes du cours du baril de pétrole, soumis à la loi de l’offre et de la demande au niveau mondial. Au coût du pétrole, s’ajoutent ceux du raffinage et de l’acheminement. Le distributeur répercute ensuite ses coûts de fonctionnement et s’accorde une marge. Et à cela, s’ajoutent enfin les taxes spécifiques. En 2021, les prix des carburants augmentent en raison de la reprise de l’économie mondiale qui entraîne une forte augmentation de la demande à l’issue des restrictions engendrées par l’épidémie de la Covid-19. Entre le début et la fin d’année 2021, le prix du gazole augmente de 21 % en moyenne dans les stations-services de Bourgogne-Franche-Comté. Ce renchérissement est plus important que celui de 2018, lors de la crise des gilets jaunes.

 

613 stations-services dans la région, et des prix très variables

La Bourgogne-Franche-Comté compte 613 stations-services proposant au moins un des six types de carburant cités précédemment. Le gazole est proposé dans toutes les stations, le SP98 dans 80 %, l’E10 et le SP95 dans environ 60 %. Les autres carburants sont beaucoup moins vendus et moins fréquents dans les points de distribution. Les stations-services sur autoroute pratiquent des prix plus élevés par rapport à celles implantées ailleurs. En moyenne, les prix au litre des quatre principaux carburants sont 11 % plus élevés. Les 582 stations implantées hors autoroute pratiquent des prix généralement plus faibles mais assez différents. Elles sont pour près de 60 % d’entre elles, des stations de grandes surfaces. Ces dernières pratiquent des prix généralement plus homogènes et globalement 3 à 4 % plus faibles que les autres. Les autres types de points de distribution sont les stations des majors pétrolières et les « indépendantes » dans lesquelles les prix sont généralement plus élevés. Quel que soit le type de station-service, les carburants sont identiques et issus des mêmes procédés de raffinage.

 

Plus de stations dans l’urbain de densité intermédiaire

Les stations-services sont relativement plus fréquentes dans les territoires de densité intermédiaire et dans le rural autonome. Ces territoires comptent respectivement 36 et 33 stations pour 100 000 véhicules contre 29 en moyenne dans la région. Les volumes de carburants distribués y sont probablement plus faibles que dans les zones plus urbanisées. Dans les territoires de densité intermédiaire, la forte concentration des automobilistes favorise l’implantation des points de distribution en carburant. Dans le rural autonome, les automobilistes sont dispersés sur de vastes territoires et ces points doivent également être nombreux et dispersés pour répondre aux besoins des consommateurs.

 

Des prix à la pompe légèrement moins élevés dans l’urbain

Les territoires urbains denses, composés surtout de Dijon, Besançon, Montbéliard et Belfort, sont les moins équipés en stations-services. On en compte 18 pour 100 000 véhicules. Elles sont peu souvent liées aux grandes surfaces, lesquelles sont surtout implantées dans les périphéries des villes. En fait, leur activité principale, voire unique, est la distribution de carburant. Pour être rentables, ces stations sont souvent localisées le long d’axes majeurs pour bénéficier d’un flux important d’automobilistes. Ce sont celles qui offrent la plus grande variété de carburants et les prix du gazole et du SP95 sont globalement un peu plus faibles dans l’urbain dense qu’ailleurs, notamment 1 à 2 % moins chers que dans le rural autonome. Dans l’urbain dense, les stations-services sont concentrées sur des territoires peu vastes, relativement proches les unes des autres, ce qui les place directement en concurrence. Elles peuvent pratiquer des prix plus bas car elles tirent parti de volumes vendus plus importants.

 

David Brion, adjoint du chef de service, responsable des études à l’INSEE :

 

 

 

La vague verte qui avait déferlé sur de nombreuses grandes villes françaises au soir du 28 juin dernier est-elle capable de reprendre son élan lors de ces élections régionales ? Les sondages parus ces derniers jours ne vont pas en ce sens. Stéphanie Modde, chef de file de la liste Europe Ecologie Les Verts (EELV) ne représente que 8% des intentions de vote au premier tour de ces élections régionales, largement devancée par les autres candidats.

En remportant seuls, ou à la tête de coalitions, des communes comme Lyon, Grenoble, Strasbourg, Bordeaux, Poitiers, Besançon, et participant à des victoires à Paris, Montpellier, ou encore Marseille, les écologistes sont-ils capables de remporter à nouveau cette bataille des urnes ? A Besançon la situation semble compromise. N’affichant que 8% d’intentions de vote au premier tour, la liste menée par Stéphanie Modde n’accéderait pas au deuxième tour en cas de résultat inférieur à 10%.

Comment peut-il y avoir un si grand fossé, seulement un an après, entre cette vague verte déferlant sur toutes ces grandes villes, et si peu d’engouement autour des écologistes en ce premier tour des élections régionales ? Dans le cas de la ville de Besançon, remportée par Anne Vignot le 28 juin 2020, une coalition rassemblant toutes les forces de gauche, hormis la France Insoumise, avait permis à la candidate écologiste de remporter la capitale du Doubs. Des alliances qui n’ont pas su se mettre en place à l’aube du premier tour des élections régionales. Si certaines coalitions ont été évoquées, aucune n’a finalement vu le jour. Quatre listes de gauche se sont présentées ce dimanche : « Le Temps des Cerises », réunissant des candidats issus de 9 mouvements politiques différents de gauche et de l’écologie, menée par Bastien Faudot. Le Parti Socialiste, et sa liste dirigée par Marie-Guite Dufay. « Ecologistes et Solidaires », liste conduite par Stéphanie Modde, et Claire Rocher, portant la liste « Lutte Ouvrière ».

Un taux d’abstention historique pourrait aussi porter préjudice aux écologistes. A 17h, la participation dans la Région était seulement de 28,41%, pour 42,89% en 2015. 

Tête de liste du parti Lutte Ouvrière, Claire Rocher, infirmière à Dijon, se présente aux élections régionales tout comme en 2015. Une participation plus symbolique que politique, pour faire entendre la voix des travailleurs.

« Nous avons besoin de salaires dignes qui nous permettent de vivre »

Déjà candidate en 2015, Claire Rocher remet le couvert en 2021. Pas vraiment en quête d’un siège au conseil régional, la dijonnaise souhaite surtout représenter le camp des travailleurs et donner écho aux revendications de ces derniers, face à une classe politique qu’elle juge aux antipodes de la réalité de la vie : « Je suis là pour représenter ceux qui ont tout porté pendant la crise sanitaire. Il est important que ce camp se manifeste et fasse entendre ses intérêts lors de cette élection régionale ». En tête des priorités, l’emploi évidemment. Du travail pour tous et une reconsidération salariale à plus juste valeur, font partie des mots d’ordre du côté du parti d’extrême-gauche : « Il faut répartir le travail entre tous les bras afin que personne ne soit condamné au chômage. Il faut également exiger une augmentation des salaires, qui devraient s’aligner sur l’augmentation des prix. Nous avons besoin de salaires dignes qui nous permettent de vivre ».

Une liste de travailleurs

Dans une région très industrielle (25% d’emplois industriels en BFC contre 17% en moyenne en France), Lutte Ouvrière a fait le choix de composer une liste représentative de cette importante industrialisation, avec notamment 3 des 4 têtes de liste dans les départements de Franche-Comté issus de la classe ouvrière : « Michel Treppo (Doubs) est taulier-retoucheur à Peugeot Sochaux, Daniel Rouillon (Territoire de Belfort) est ouvrier-soudeur à Alstom Belfort, et Cédric Fischer (Haute-Saône) est ouvrier de l’automobile à PSA Vesoul », explique Claire Rocher. Dans le Jura, la tête de liste Dominique Revoy est elle enseignante.

Deux camps

Selon un sondage paru hier et réalisé par Opinion Way, Lutte Ouvrière recueillerait 1% des intentions de vote le 20 juin prochain. Un score anecdotique pour une liste qui souhaite surtout faire entendre ses revendications. Pas question pour autant de discuter avec les autres partis, avec qui Claire Rocher ne compte pas collaborer : «  S’il y a bien une chose qu’on a vu cette année, c’est qu’il y a deux camps. Celui des travailleurs, qui a permis en temps de pandémie que les choses continuent de fonctionner, et celui des dirigeants politiques, dont le mépris absolu à notre égard était bien visible. Pour eux, nous ne sommes bons qu’à suer des profits et obéir, même quand notre santé est en jeu. Donc non, nous ne discuterons pas avec les autres partis »