Le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, effectuera un déplacement dans le Doubs ce lundi 15 juin. À Besançon, il participera à une réunion consacrée au suivi des grands projets stratégiques de réindustrialisation avant de tenir un point presse à la préfecture. Il se rendra ensuite à Pontarlier pour visiter le site de l'entreprise Schrader Pacific Advanced Valves, spécialisée dans les solutions de gestion des fluides pour l'industrie automobile. Cette visite s'inscrit dans le cadre de son tour des régions dédié à la réindustrialisation du pays.
Dans un communiqué de presse la France Insoumise dénonce la décision de la préfecture du Doubs d'interdire une conférence-débat avec l'avocat franco-palestinien Salah Hamouri, prévue ce jeudi 4 juin à Besançon. Dans un communiqué, LFI estime que cette interdiction relève d'une décision politique et conteste les motifs avancés par les autorités. Le parti apporte son soutien à Salah Hamouri et annonce un recours devant le juge administratif afin d'obtenir l'annulation de cette mesure. La préfecture invoque pour sa part des considérations liées au maintien de l'ordre public.
Le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a pris un arrêté interdisant la conférence-débat de Salah Hamouri, prévue le jeudi 4 juin à 18 h au Centre Nelson-Mandela de Besançon dans le cadre du « Besac Antifa Fest ». Organisée par l’Association France Palestine Solidarité, la rencontre a été interdite en raison du contexte géopolitique actuel et des risques de troubles à l’ordre public invoqués par les services de l’État. La préfecture indique vouloir garantir la sécurité et la tranquillité publiques sur l’ensemble du département.
Les services de l’État dans le Doubs seront exceptionnellement fermés au public ce vendredi 15 mai, en plus bien évidemment du jeudi 14 mai. Sont concernés : la préfecture du Doubs, les sous-préfectures de Montbéliard et Pontarlier, la DDT ainsi que la DDETSPP. Les accueils rouvriront lundi 18 mai aux horaires habituels. Les démarches administratives restent possibles en ligne sur le site des services de l’État dans le Doubs.
Ce mardi matin, la préfecture du Doubs a accueilli près de 150 nouveaux maires du département à l’occasion d’une journée d’échanges et de formation réunissant les représentants de l’État, les associations d’élus, le Conseil départemental, les procureurs, les services de gendarmerie et plusieurs partenaires institutionnels. Ces nouveaux édiles représentent près d’un tiers des maires du Doubs. Une rencontre placée sous le signe de l’accompagnement, du dialogue et des responsabilités croissantes qui attendent les élus locaux.
« Vous n’êtes pas seuls »
En ouverture de cette matinée de travail, le préfet du Doubs, Rémi Bastille, a tenu à rassurer les nouveaux élus sur le rôle d’appui des services de l’État. « Un bon maire aujourd’hui, c’est un maire qui sait mobiliser et utiliser un réseau de partenaires », a-t-il déclaré devant les participants, insistant sur la nécessité de travailler avec les intercommunalités, les services de l’État et les différentes structures d’accompagnement. Le représentant de l’État a également rappelé que la commune demeurait « le point de repère essentiel de nos concitoyens ». Dans un contexte où les responsabilités administratives et juridiques des maires se renforcent, le préfet a multiplié les messages de soutien : « Vous n’êtes pas seuls. Sachez demander de l’aide et de l’accompagnement, ils ne vous seront jamais refusés ".
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Des maires aussi agents de l’État
Au fil de son intervention, Rémi Bastille a rappelé les nombreuses missions exercées par les maires au nom de l’État : état civil, élections, urbanisme ou encore inscriptions scolaires. « Chaque maire devient, pour l’exercice de certaines missions, un agent de l’État », a-t-il souligné, évoquant également le contrôle de légalité exercé par la préfecture sur les actes administratifs des collectivités. Le préfet a insisté sur l’importance du dialogue en amont avec les services préfectoraux afin d’éviter les contentieux : « Plus tôt vous nous saisirez de vos projets et de vos interrogations juridiques, plus nous pourrons construire ensemble une solution appropriée. »
Budget, exemplarité et sécurité au cœur des préoccupations
Face à des finances publiques de plus en plus contraintes, les nouveaux maires ont aussi été alertés sur la nécessité d’une gestion rigoureuse. Le préfet a rappelé que la Dotation globale de fonctionnement (DGF) resterait stable en 2026 au niveau national, tout en évoquant des restrictions sur certaines aides à l’investissement. « Une gestion rigoureuse et maîtrisée des finances publiques n’est plus une option », a-t-il averti.
L’exemplarité des élus a également occupé une place importante dans son discours. « Impartialité, intégrité, sens de l’intérêt général (…) ne sont pas des principes théoriques », a-t-il martelé. Autre enjeu majeur évoqué : la sécurité publique. En rappelant que les maires sont aussi officiers de police judiciaire, Rémi Bastille a appelé à renforcer la coopération entre élus, forces de sécurité et justice face à la hausse des incivilités et des violences constatée depuis le début de l’année.
Des ateliers pratiques pour les nouveaux élus
Au-delà des discours institutionnels, cette rencontre avait une vocation très concrète. Les nouveaux maires ont participé à plusieurs ateliers thématiques consacrés notamment aux finances publiques, à l’urbanisme, aux responsabilités juridiques des élus ou encore à la sécurité. Des temps d’échange destinés à permettre aux élus, parfois novices dans leurs fonctions, de mieux appréhender les réalités administratives et techniques de la gestion communale.
Cohésion sociale et transition écologique : les grands défis du mandat
En conclusion de son intervention, le préfet du Doubs a souhaité attirer l’attention des maires sur deux défis majeurs des prochaines années : la cohésion sociale et la transition écologique. Face à « un temps propice aux clivages » et à la montée de la désinformation, il a appelé les élus à jouer un rôle d’apaisement et de pédagogie au plus près du terrain.
Concernant le climat, il a rappelé que les communes sont « en première ligne » pour adapter les territoires aux conséquences du dérèglement climatique : vagues de chaleur, inondations ou maîtrise des consommations énergétiques. « Il en va à la fois de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre quotidien dès à présent », a conclu le préfet devant les nouveaux maires du département.
Le préfet du Jura a ordonné la fermeture administrative de l’établissement « Le Bek Food », situé rue Saint-Désiré à Lons-le-Saunier. La mesure est entrée en vigueur le 24 mars pour une durée d’un mois. Cette décision fait suite à un contrôle mené par les douanes et la police nationale, au cours duquel des faits de travail dissimulé et l’emploi d’une personne en situation irrégulière ont été constatés. Le travail dissimulé est une infraction pénale passible de sanctions lourdes.
À l’issue du premier tour des élections municipales du 15 mars, plusieurs communes du Doubs se retrouvent sans conseil municipal, faute de candidats. Une situation exceptionnelle qui entraîne la mise en place de délégations spéciales, conformément au Code général des collectivités territoriales.
Cinq communes concernées
Les communes de Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée, Rochejean et Saules sont directement concernées. Dans ces villages, aucune liste ne s’est présentée lors du premier tour, laissant les collectivités sans instance délibérante.
Dans ce contexte, l’article L.2121-35 du Code général des collectivités territoriales prévoit la nomination d’une délégation spéciale. Celle-ci doit être installée dans un délai de huit jours après la fin du mandat du conseil municipal sortant.
Une gestion provisoire des affaires courantes
Ces délégations, composées de trois personnes dans les communes de moins de 35 000 habitants, sont désignées par arrêté préfectoral. Leur rôle est strictement encadré : elles assurent uniquement la gestion des affaires courantes et veillent à la continuité du service public.
Leur mandat est limité à trois mois, période durant laquelle elles exercent des compétences réduites, le temps qu’un nouveau scrutin municipal soit organisé.
Une organisation différenciée selon les arrondissements
Dans l’arrondissement de Pontarlier, quatre communes sont concernées. Les délégations spéciales y sont composées des mêmes profils : un ancien élu et deux cadres de la sous-préfecture.
Du côté de l’arrondissement de Besançon, seule la commune de Saules est touchée. La délégation mise en place comprend trois cadres ou anciens cadres de la préfecture.
Dans les jours à venir, les membres de ces délégations doivent se rendre sur place afin de rencontrer les maires sortants et les agents communaux, et d’expliquer le fonctionnement de ce dispositif transitoire.
De nouvelles élections dans un délai de trois mois
Une nouvelle élection municipale devra être organisée dans un délai de trois mois à compter du premier tour. D’ici là, l’État assure rester pleinement mobilisé pour accompagner ces communes et garantir la continuité des services publics pour les habitants.
Dans quatre communes du Haut-Doubs — Chapelle-d’Huin, Dompierre-les-Tilleuls, La Planée et Rochejean — aucune liste ne s’est constituée pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains. Les candidats avaient jusqu’au 26 février pour se déclarer en préfecture. Faute de postulants, l’État devra nommer des administrateurs provisoires chargés d’assurer la gestion des affaires courantes. En attendant l’organisation d’un nouveau scrutin.
La préfecture du Doubs rappelle que dans le cadre des élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars prochains, les candidats doivent obligatoirement prendre rendez-vous en préfecture ou en sous-préfecture pour déposer leur dossier.
À ce jour, 264 rendez-vous ont été enregistrés dans l’arrondissement de Besançon, 199 à Montbéliard et 112 à Pontarlier. La prise de rendez-vous s’effectue en ligne pour l’arrondissement de Besançon, et par mail ou téléphone pour Montbéliard et Pontarlier.
Les candidats doivent présenter une liste complète et respectant la parité dès le premier tour. Aucun ajout ne sera possible entre les deux tours. Les informations pratiques et formulaires sont disponibles sur le site de la préfecture du Doubs.
Infos pratiques :
Communes relevant de l'arrondissement de Besançon : depuis le 12 janvier, via ce lien : https://www.rdv-prefecture.interieur.gouv.fr/rdvpref/reservation/demarche/17182/
Communes relevant de l'arrondissement de Montbéliard : depuis le 19 janvier, par mail ou téléphone auprès du secrétariat : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 03 70 07 61 17.
Communes relevant de l'arrondissement de Pontarlier : depuis le 19 janvier, par téléphone auprès du secrétariat au 03 81 39 81 52.
La période officielle de dépôt des candidatures pour les élections municipales est ouverte dans le Doubs, jusqu’au 26 février. Pendant quinze jours, les listes pourront être enregistrées en préfecture ou en sous‑préfecture, marquant le début concret du processus électoral. Le préfet du Doubs détaille une organisation administrative renforcée, tandis que les candidats découvrent ou redécouvrent les nouvelles règles du scrutin, profondément modifiées pour les petites communes.
Un dispositif administratif mobilisé pour plus de 800 listes attendues
Le préfet annonce l’ouverture du dépôt des candidatures, fruit d’un long travail préparatoire. Dans le Doubs, plus de 800 listes sont anticipées pour 560 communes, mobilisant environ 30 agents chargés d’accueillir, vérifier et enregistrer les dossiers. Au‑delà du contrôle administratif, les services de l’État rappellent leur rôle d’accompagnement : informer les candidats sur les règles de campagne, la propagande électorale et les obligations légales qui s’imposent dans les semaines à venir.
L'interview de la rédaction : Rémi Bastille, préfet du Doubs
Prise de rendez‑vous : conseillée mais non obligatoire
Si le dépôt peut se faire sans rendez‑vous, la préfecture recommande fortement d’en prendre un pour éviter les afflux de dernière minute. La période de quinze jours permet d’étaler les dépôts et d’assurer un temps suffisant pour les vérifications et les échanges avec chaque tête de liste.
Documents originaux, parité et éligibilité : des contrôles stricts
Les candidats doivent présenter les documents originaux. Les services examinent également deux points essentiels : la parité, désormais obligatoire dans toutes les communes, ey l’éligibilité de chaque candidat. Une liste peut être refusée si l’un de ses membres est déclaré inéligible. La préfecture rappelle sa neutralité : elle n’intervient pas dans le choix des étiquettes politiques. Elle attribue toutefois une nuance à chaque liste, un outil statistique permettant une lecture politique nationale des résultats. Les candidats restent libres d’afficher publiquement l’étiquette qu’ils souhaitent.
Fin du panachage : un changement majeur pour les petites communes
C’est l’une des évolutions les plus marquantes : le panachage disparaît. Les électeurs ne peuvent plus rayer ou ajouter de noms ; les listes sont complètes et figées. Le ministère prévoit une communication importante pour expliquer ce changement, qui s’accompagne de l’extension du scrutin paritaire aux communes de moins de 1 000 habitants.
Inquiétudes locales mais pas de dysfonctionnements
Si certaines communes expriment des inquiétudes face aux nouvelles règles, aucun incident n’a été constaté. Les autorités surveilleront deux points clés : la présence d’au moins une liste dans chaque commune et la bonne compréhension des nouvelles modalités par les électeurs le jour du vote.
Entre une et plusieurs listes selon les territoires
L’estimation de plus de 800 listes repose sur l’expérience des services et les dynamiques locales. Dans de nombreuses petites communes, une seule liste est attendue. D’autres verront au contraire une concurrence plus vive. La préfecture n’intervient pas dans ces choix, qui relèvent entièrement des acteurs locaux.
Le regard d’un maire candidat : rigueur et appréhension
Jacques Krieger, le maire sortant de commune de Roche‑lez‑Beaupré, venu déposer sa liste, évoque une appréhension “normale” liée à la crainte d’erreurs administratives. Son dossier rassemble les documents des 19 candidats de sa liste, en attente de contrôle. Pour lui, le mode de scrutin n’est pas nouveau dans sa commune de plus de 2 000 habitants. Mais il reconnaît que, dans les petites communes, la fin du panachage peut créer de l’incertitude : les électeurs ne peuvent plus « faire leur liste » eux‑mêmes.
L'interview de la rédaction : Jacques Krieger, maire sortant de Roche-lez-Beaupré
Participation : un risque de désintérêt en cas d’offre unique
Le maire souligne un risque démocratique : lorsque une seule liste se présente et que le panachage disparaît, l’intérêt des électeurs peut diminuer. Il estime souhaitable que les habitants puissent choisir entre plusieurs projets, d’autant qu’ils ne peuvent plus modifier les bulletins.