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Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus pour porter assistance au train touristique de la citadelle s’étant encastré dans un bloc de béton, privé de ses freins probablement défaillants. A son bord, 13 personnes sortiront indemnes de l’incident après avoir été vues par les secouristes.

Cela fait une semaine que les deux incendies de la Teste-de-Buch, sur le Bassin d'Arcachon, et de Landiras, au sud de Bordeaux, se sont déclarés en Gironde. Depuis, ils ont réduit en cendres 19.370 hectares de forêt. Il s’agit de l’un des pires bilans en France depuis 30 ans. 

 

En Gironde, près de 2000 pompiers venus de toute la France sont toujours mobilisés, mardi 19 juillet, contre les deux incendies qui ont brûlé 6 500 hectares de forêt à La Teste-de-Buch et 12.800 à Landiras. Plus de 16.000 personnes ont dû être évacuées lundi par une chaleur caniculaire, avec plus de 40°C, portant le nombre total d'évacués à 36.600 en sept jours. Un troisième feu, de plus petite ampleur, s'est déclaré à Vensac mardi matin et a brûlé 70 hectares.

 

Plus d’une vingtaine de pompiers du Doubs déployés

Deux groupes différents sont partis du Doubs pour venir renforcer les soldats du feu Girondins. Un peu plus de 25 pompiers du département sont engagés. Ils sont arrivés hier soir et ont été directement enrôlés sur un incendie qui a débuté sur la commune de Vensac, au nord de Bordeaux, sous l’estuaire de la Gironde. « On a passé toute la nuit sur ce feu. On s’est désengagés aux alentours de 8h ce matin » confie le Capitaine Samuel Guichard, chef du centre de Morteau et conseiller technique feux de forêt du SDIS25. Ce dernier, en chef de colonne, est à la tête d’une quinzaine de véhicules. Deux cents pompiers ont été mobilisés pour maîtriser ce troisième sinistre. En tout, 70 hectares ont brûlé et 500 personnes ont été évacuées.

 

La règle des 3 trente

« Tous les incendies de forêt sont liés à des conditions météorologiques particulières. C’est ce qu’on appelle la règle des 3 trente » explique le Capitaine Guichard. Des températures de plus de 30°, moins de 30% d’humidité dans l’air et plus de 30km/h de vent. Toutes ces conditions sont actuellement réunies en Gironde.

 

Un sinistre très difficile à maîtriser

19.370 hectares de forêt ont été brûlés depuis une semaine. Et ce n’est pas terminé. « Je ne vous cache pas que ce bilan va s'aggraver dans les prochaines heures", prévenait lundi la préfète de la Gironde Fabienne Buccio. « Ces chiffres sont très conséquents. Sur un début de saison mi-juillet, on est quatre ou cinq fois supérieur en termes de superficie brûlées au niveau national que par rapport aux années dites normales » souligne le Capitaine Samuel Guichard. « D’après les retours de nos collègues, ce sont des feux très difficiles à maîtriser, au regard des conditions météo, de la sécheresse, et de l’ampleur que ça a pris. Ce sont des feux qui restent très exceptionnels dans la région, et qui ne sont malheureusement encore pas terminés » poursuit le pompier.

 

Des soldats du feu éprouvés

Ces derniers jours, nous avons pu constater de nombreuses photos et vidéos sur lesquelles on observe des pompiers en proie aux flammes intenses s’échappant des conifères, mais aussi des pompiers épuisés, vannés, dormant parfois à même le sol en lisière de forêt, encore dans leurs uniformes. « C’est très intense, très éprouvant, du fait des conditions météo, en termes d’engagement, et surtout par l’ampleur des incendies et des interventions. Les collègues Girondins sont tous mobilisés depuis une semaine. Madame la préfète a réquisitionné tous les pompiers de Gironde. Tous les renforts arrivés sont les bienvenus, et paraissent parfois même dérisoires au vu de certains incendies. Mais l’état de fatigue est assez avancé » confie le Capitaine Samuel Guichard. 

 

Interview du Capitaine Samuel Guichard, chef du centre de Morteau et conseiller technique feux de forêt du SDIS25 : 

 

Le service départemental d'incendie et de secours du Jura est à la recherche de pompiers volontaires. Face à un manque d'effectif qui se fait ressentir d'années en années, le service jurassien est ouvert à toute personne qui serait intéressée.

Le besoin de pompiers volontaires n'est pas un phénomène nouveau. Mais depuis cinq ans, Philippe Huguenet, commandant du SDIS39, observe une baisse notable de nouveaux volontaires. « On a une baisse d'environ 8% de nos pompiers volontaires dans le département sur les cinq dernières années. C'est une lente érosion qui s'est amplifiée avec la crise sanitaire », témoigne le commandant. En effet, comme dans le secteur du médical, les pompiers ont eu l'obligation de se vacciner contre la Covid-19 pour poursuivre leur travail. Une contrainte qui a pu décourager une partie des effectifs d'après le commandant Huguenet. « On a eu des pompiers qui n'ont pas voulu se faire vacciner. Nous n'avons pas pu les garder en tant que pompiers volontaires opérationnels. En rajoutant à cela l'augmentation des interventions, il faut absolument recruter.»

 

Un recrutement ouvert à tous

L'âge minimum pour devenir pompier volontaire est de 16 ans. L'âge maximum est lui de 55 ans. « Être pompier volontaire n'est pas réservé qu'aux jeunes », rappelle le commandant. « C'est un engagement citoyen, ouvert à monsieur et madame tout le monde ». Le recrutement reste néanmoins lié à quelques conditions. Il faut notamment être vacciné contre l'hépatite B et contre le Covid-19. Les potentiels intéressés sont invités à contacter le SDIS du Jura sans attendre.

L'interview de la rédaction / Philippe Huguenet ( sdis 39)

Les sapeur-pompiers du Doubs sont intervenus pour une fuite de gaz sur la voie publique ce matin, à Baume-les-Dames. Suite à des travaux de construction d’un groupe scolaire, un engin de chantier effectuant un forage a percé une conduite du réseau moyenne pression. La fuite a été stoppé par GRDF pendant que les secours effectuaient une protection incendie et mettaient en place un périmètre de sécurité. Le rétablissement du fluide est prévu en fin de journée pour les 86 logements impactés.  

Les 20 sapeurs-pompiers en provenance du Doubs, du Territoire de Belfort et de Haute-Saône partis dans la nuit de samedi à dimanche en relais renfort feux de forêts à Gonfaron dans le Var seront de retour au centre d’incendie et de secours de Besançon ce mardi 24 août, aux environs de 20 heures. S’il faudra encore plusieurs jours pour qu’il puisse être déclaré éteint, le feu de Gonfaron, dans le Var, est annoncé maîtrisé, après une semaine de combat.

Les sapeurs-pompiers du Doubs informent que ce vendredi aux alentours de midi, à Grandfontaine, un agent Enedis s’est fait électriser. Touché gravement, il a été pris en charge par les secours. Plus de précisions à venir.

Les sapeurs-pompiers du Jura interviennent actuellement au niveau du Canyon de Malvaux, près de Foncine-le-Bas. Une personne a fait un malaise au niveau de cette zone. Plus d’informations à venir prochainement.

Ce jeudi, sept sapeurs-pompiers du Jura intervenaient aux alentours de 13h aux Cascades du Hérisson, du côté de Menétrux-en-Joux, pour un accident de randonnée. Le bilan définitif fait état d’une victime en « urgence relative ». Elle a été évacuée après hélitreuillage à 14h33 par Dragon 25 sur un centre hospitalier.

Le CODIS du Doubs (centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) a mis en place depuis début mars un nouveau dispositif de diagnostic de situation lors d’un appel d’urgence. La personne peut désormais envoyer une photo par SMS aux pompiers, afin qu’ils puissent envoyer la force d’intervention adéquate.

Une évolution dans l’intervention

C’est une réussite pour certaines interventions. Seulement 3 à 4 par semaine, sur les 700 dans l’ensemble du Doubs. C’est « au bon vouloir de l’appelant », précise le capitaine Céline Chevallier. Les requérants pour une demande de secours peuvent transmettre une photo de la situation pour aider les pompiers à engager les bons moyens et éventuellement des moyens supplémentaires. « Cela permet d’objectiver la situation que décrit le requérant ».

Des résultats concrets

Ce nouveau dispositif au CTA (centre de traitement de l’alerte) a permis des interventions encore plus réussies. Le capitaine Chevallier donne l’exemple d’un feu de toiture. Le dispositif et la photo envoyé par l’habitant a pu permettre aux pompiers de comprendre que la toiture était déjà percée et qu’il y avait des grands risques que le feu s’étende à la maison mitoyenne. Sans cette innovation, les moyens déployés n’auraient peut-être pas été les mêmes.