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A quelques jours du congrès des Républicains, qui élira le candidat qui portera les couleurs du parti lors de l’élection présidentielle du printemps prochain, Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, sera dans le Jura ce vendredi 26 novembre. Il tiendra une réunion de 10h à 11h à Dolexpo.

Rappelons que le 1er tour de scrutin se déroulera les 1er et 2 décembre. Puis les 3 et 4 décembre pour le deuxième tour. Cinq candidats sont en lice : Michel Barnier, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Philippe Juvin et Eric Ciotti

Aux Républicains, on se frotte les mains. Le congrès qui s’annonce et qui élira le candidat qui représentera la droite à la prochaine présidentielle, en décembre prochain,  suscite de l’intérêt chez les militants. Le nombre des adhésions au parti s’est envolé ces dernières semaines. Dans le département du Doubs, le dernier comptage connu, effectué mercredi matin, enregistrait 1406 adhésions. Soit 600 supplémentaires en quelques semaines seulement. Au niveau national également, la tendance est la même, avec une progression. Entre le 25 septembre et le 17 novembre, 50.000 nouveaux adhérents ont été comptabilisés, passant ainsi de 80.000 à 130.000.

Michel Vienet, le secrétaire départemental des Républicains du Doubs est aux anges. L’engouement souhaité s’est produit, mais surtout, « il a dépassé les espérances ». Selon l’élu et le responsable doubiste, l’attitude des prétendants, la qualité des débats télévisés et la valeur de ceux qui se présentent expliquent cette dynamique. « C’est encourageant pour l’avenir » conclut-il.

L'interview de la rédaction / Michel Vienet, secrétaire départemental des Républicains du Doubs

 

Au tour de Gilles Platret, candidat de la droite, de bénéficier d’un soutien de poids. Demain à Besançon, c’est le président du parti Les Républicains Christian Jacob, qui viendra apporter son soutien à Gilles Platret. À l’occasion de sa venue, les élus rencontreront des commerçants sur le marché des Beaux Arts, puis visiteront l’entreprise DATC Europe, ainsi que l’exploitation céréalière d’Éric Bonnefoy à Mercey-le-Grand.

Cette semaine plusieurs personnalités politiques sont venues en Bourgogne Franche-Comté pour soutenir les différents candidats aux prochaines élections régionales. Après Gérald Darmanin venu soutenir Denis Thuriot et Jean-Luc Mélenchon venu soutenir Bastien Faudot, c’est Christian Jacob, qui était ce matin à Besançon aux côtés de Gilles Platret.

À quelques jours maintenant du scrutin, les soutiens et opérations séduction se multiplient pour les candidats aux prochaines élections régionales. Du côté de la droite, Gilles Platret, annoncé deuxième par les derniers sondages, a pu sillonner les allées du marché des Beaux-Arts à Besançon aux côtés de Christian Jacob. Fils de boucher, le maire de Chalon-sur-Saône a longuement échangé avec plusieurs commerçants, notamment sur la reprise récente des activités.  Concernant son invité de marque, au-delà de la symbolique de recevoir le président de son parti, Gilles Platret était particulièrement touché ce lundi de recevoir un homme politique « de terrain, qu’il admire profondément ». Les deux hommes partagent une vision commune du pouvoir et du territoire, estimant que les changements doivent s’opérer du bas (collectivités locales) vers le haut (État), et non l’inverse.

Sécurité et Santé : des enjeux régionaux ?

Après plusieurs dizaines de minutes de discussion avec commerçants et citoyens, Gilles Platret est rentré dans le vif du sujet, en évoquant plusieurs points importants de son programme régional. Le républicain souhaite faire de la sécurité et de la santé des compétences à part entière de la Région. Concernant la sécurité, le candidat de la droite fustige le bilan de Marie-Guite Dufay, et apporte ses propositions : « La sécurité a été l’angle mort du mandat de Mme Dufay. Aujourd’hui, nos concitoyens baignent dans un climat d’insécurité et de violence. On financera les communes qui souhaitent mieux équiper leur police municipale et leur système de vidéo-surveillance ». Concernant la santé, Gilles Platret réaffirme son souhait de lutter contre la désertion médicale, qui s’accentue depuis plusieurs années dans les campagnes notamment : « On a un défi énorme aujourd’hui. Il n’y a plus assez de médecins libéraux pour toute la population. On veut accompagner, et ça passe pourquoi pas par salarier des médecins lorsqu’il existe des carences de médecins libéraux, ou bien mettre en place des unités mobiles de télémédecine dans les endroits ruraux ».

Région décentralisée, service public retrouvé

Autre grand pilier du programme de Gilles Platret, la décentralisation de la Région, afin d’offrir un service public de meilleure qualité, et surtout de proximité, aux concitoyens. La fusion Bourgogne Franche-Comté semble ne toujours pas avoir été digérée par la droite et Gilles Platret, qui évoque « une décision prise dans le bureau de Mr. Hollande, sans consultation des bourguignons et des francs-comtois ». Le maire de Chalon-sur-Saône souhaite la mise en place de « Maison de la Région », où des élus locaux seront constamment disponibles afin d’apporter aides et réponses à ceux qui le demanderont, sur des sujets qui concernent un territoire qu’ils connaissent et maîtrisent par coeur : « L’État a dépiauté la Franche-Comté. Un nombre incalculable d’administrations ont quitté Besançon pour Dijon. J’adore Dijon, mais Besançon n’a pas à faire les frais de cette fusion que personne parmi les concitoyens n’a demandé ».

« Ces personnes s’en foutent des gens qui souffrent »

À l’occasion de cette conférence de presse, Gilles Platret et Christian Jacob ont également évoqué les casseroles dont cherche à se défaire actuellement Julien Odoul (RN). Des frasques jugées indignes pour un candidat à la présidence de Région par Christian Jacob : « On n’est pas dans un numéro de représentation, on est dans la gestion de choses sérieuses. On ne peut pas parler avec indignité du suicide des agriculteurs, ou faire des représentations de danseur nu. Ce n’est pas ce qu’on attend d’un président de Région. On attend qu’il fasse démonstration de sa capacité à gérer ». Une capacité à gérer qui n’existe pas au RN pour Gilles Platret. Selon l’édile, le parti d’extrême droite a toujours été représenté par des démagogues sans véritables programmes : « Ce n’est pas le RN qui va résoudre les problèmes économiques des concitoyens. Ces personnes s’en foutent complètement des gens qui souffrent. Ce n’est que de la démagogie pour accéder au pouvoir, et j’espère qu’avec ces écoutes sur Julien Odoul, les gens s’en rendront compte ».