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Vaccination pour les professeurs dès la mi-avril : les syndicats restent prudents

En première ligne face à la COVID-19, les enseignants devraient pouvoir se vacciner dans les semaines à venir. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Emmanuel Macron en début de semaine.

En déplacement à Valenciennes, le chef d’État Emmanuel Macron a annoncé sa volonté d’étendre la vaccination aux professions « en première ligne » face à la COVID-19. Parmi eux, les professeurs, qui demandent l’accès au vaccins depuis l’annonce de non fermeture des écoles, lors des dernières mesures annoncées de confinement. Si les syndicats souhaitaient dans un premier temps une mise en place pour le mois de mars, ces derniers se satisfont tout de même d’être enfin considérés comme prioritaires :  « Nous sommes exposés à ce virus. Nous sommes dans des salles de classe avec 25 à 30 élèves dans des lieux clos. C’était une de nos demandes, on espère que ce sera mis en place rapidement », confie Karine Laurent, responsable syndicale au Snuipp-FSU. Les professeurs restent sur leurs gardes. Si la nouvelle est plutôt bien accueillie, bon nombre d’entre eux préfèrent attendre une mise en place concrète pour se réjouir, plutôt que de se fier aux paroles du président : « Depuis le début de la crise sanitaire, beaucoup de promesses n’ont pas été tenues. J’ose espérer que sur un sujet aussi sérieux, Emmanuel Macron donne des délais qu’il pourra respecter. De notre côté, on reste méfiants », explique la responsable syndicale.

Perte de confiance

Une méfiance due à une perte de confiance progressive des professeurs envers leur gouvernement. Pour cause, plusieurs mesures prises depuis le début de la crise sanitaire apparaissent comme incohérentes pour Karine Laurent : « Pour les lycées, le danger est reconnu car il ne pose pas de problèmes. Le gouvernement sait que les lycéens peuvent se garder tous seuls chez eux, donc des mesures sont prises dans certains établissements comme des temps-partiels ou des aménagements du self. En revanche, on refuse d’admettre que ces mêmes dangers existent en collège et en école primaire. Tout le monde est à plein temps. On a l’impression que ce n’est pas la santé qui guide en premier les choix pris ». Le manque de cadrage du gouvernement est également remis en cause. De nombreux établissements scolaires doivent improviser et gérer seuls les soucis liés à la crise sanitaire. Ce vendredi Jean-Michel Blanquer s’est à nouveau exprimé, suite à l’aggravation de la situation dans les départements reconfinés. Le ministre de l’Éducation a de nouveau affirmé que les écoles ne fermeraient qu’en dernier recours.