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Confinement : Les Français ne vont pas bien

L’épidémie liée au coronavirus et le confinement ont un impact sur notre vie quotidienne, notre santé physique et mentale. A l’image de Marie Pélisson, la psychopraticienne de Plein Air, les professionnels reconnaissent que ces difficultés émaillent le quotidien des Français.

« Les Français ne vont pas bien et vont moins bien que lors du premier confinement » explique Marie. La thérapeute y voit deux raisons à cela : « la météo et cet épisode sans fin et à répétition », qui est venu perturber notre quotidien. Cet état de mal être se traduit de différentes façons, en fonction des failles de chacun. Cette situation anxiogène apporte son lot de stress, d’angoisse et d’incertitude, qui se déclenchera différemment en fonction de la capacité de chacun à gérer ce moment où il se retrouve seul, avec lui-même, ses difficultés et ses interrogations. « En fonction des vieux démons que l’on a à l’intérieur de nous, que l’on avait mis de côté et caché sous le tapis, nous apprécierons la situation différemment » explique la psychopraticienne.

Les conseils de Marie

-          Être ancré dans le présent et éviter de trop se projeter dans un avenir encore incertain.

-          Se fixer des objectifs à court terme, réalisables, dont vous êtes le seul acteur, « pour rester le seul acteur de sa vie ».

-          Savourer le présent. « Il n’y a rien de pire pour un être humain que cette sensation d’impuissance et de perte de temps » explique-t-elle.

-          Admettre de ne pas pouvoir se projeter et de ne pas avoir une forme de chemin de vie toute tracée.

-          Se recentrer sur l’essentiel et faire que nos petits moments du quotidien deviennent « des moments qualitatifs de bonheur ».

Période sanitaire complexe ou pas, Marie préconise cette philosophie de vie. Une démarche intellectuelle à entendre à quelques jours des fêtes de fin d’année et avant, peut-être, la mise sur le marché d’un vaccin salvateur, porteur d’espoir, même si une partie de la population française est réticente à franchir le pas de la vaccination.