C’est une décision qui en a surpris plus d’un, même si elle était dans les cartons depuis un moment. Hier soir, face à la propagation grandissante du virus, le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé le renforcement des mesures sanitaires dans les lycées. Ainsi, les cours à distance seront autorisés, à condition qu’au moins 50% d’enseignement en présentiel soit assuré. Par ailleurs, il est prévu l’annulation des trois sessions d’évaluations communes, mais le maintien des épreuves de spécialités en mars prochain, avec deux sujets au choix. Pour le syndicat Snes/Fsu, l’organisation des cours en demi-groupe est une sage décision. Le syndicat aurait aimé que cette décision arrive plus tôt dans le calendrier.
Un virus très présent dans les lycées bisontins
Selon Nathalie Faivre, la secrétaire départementale du Snes/FSU, « le virus circule de façon assez virulente dans les lycées ». Un gros travail organisationnel va être mené dans les établissements scolaires. Tous les emplois de temps vont être repris, en tenant compte de la jauge d’accueil ». « C’est une bonne solution car cela pernet de ne perdre contact avec tous les élèves » explique Mme Faivre. A Besançon, les nouvelles mesures devraient être appliquées la semaine prochaine dans les lycées Pasteur et Victor Hugo. Ailleurs, elles devraient être mises en place la semaine suivante.
La mobilisation du 10 novembre maintenue
Prévue le 10 novembre, la mobilisation pour dénoncer les conditions sanitaires dans les établissements scolaires est maintenue. L’objectif est de garder une pression. Si les protocoles mis en place sont jugés à la hauteur de l’enjeu, la journée de grève pourrait ne pas avoir lieu. « Tout dépendra de l’organisation prévue le 9 novembre au soir » conclut Mme Faivre.































