Depuis ce mercredi, les grandes surfaces doivent fermer les rayons non alimentaires. Privant ainsi leurs clients d’accéder aux livres, jouets, vêtements, décorations de Noël, vaisselle … . Cette décision fait suite au mécontentement des responsables de commerces de proximité, vendant des produits dits « non essentiels », condamnés à fermer leur porte, suite aux nouvelles mesures gouvernementales pour limiter la propagation de la pandémie.
Au Russey, à Super U, Mme Vermot et ses équipes appliquent les nouvelles règles. « Ca nous fend le cœur de barrer ces rayons. On vient quand même au travail. Nous n’avons pas fermé » explique la responsable. Les conséquences de cette nouvelle mesure ont indéniablement des répercussions sur la vie économique et sociale de l’enseigne. Pour l’heure, difficile d’estimer précisément les pertes, mais les invendus seront importants. Dans ces conditions, et pour éviter de mettre davantage en danger le magasin, six personnes vont être placées en chômage partiel. « Une décision dure à prendre, mais qui est devenue nécessaire, après avoir essayé de réduire les coûts au maximum ».
Je les comprends à 200%
Etant elle-même commerçante, Mme Vermot comprend la colère de ses autres collègues. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle, elle avait récemment offert aux professionnels d’enseignes thématiques des emplacements au sein de son magasin. Elle demande à tout un chacun de ne pas stigmatiser son secteur d’activité. « Lors du premier confinement, on nous encensait. Les choses sont tout autre désormais » analyse-t-elle. Pour cette responsable, la meilleure des solutions serait que les mesures de confinement évoluent et que tous les professionnels puissent faire vivre pleinement leur affaire.































