Plein Air : Comme la SPA de Pontarlier s’organise et que font les bénévoles actuellement ?
Florian Ferraroli : Nous avons eu, de par notre confédération nationale et la Direction des Services Vétérinaires, des mesures à prendre pour le confinement. Le refuge est complètement fermé aux visiteurs externes. Maintenant, cela ne nous empêche pas de fonctionner, nos trois salariés continuent à effectuer leur travaille et à assumer les besoins physiologiques des animaux.
Donc les bénévoles ne peuvent absolument pas venir aider ?
F.F : Non. Même nos bénévoles permanents n’ont pas accès au refuge et ils le comprennent très bien. Les promenades sont un petit peu mises en « stand-by », ce sont les salariés qui assument cette tâche l’après-midi dans les proches alentours du refuge pour éviter les allers et venues extérieurs.
Qu’en est-il des animaux ? On a vu que certaines SPA cherchaient des familles d’accueil pour les accueillir, c’est le cas à Pontarlier ?
F.F : On a des personnes qui nous ont contactés pour savoir s’ils pouvaient accueillir des animaux en tant que famille d’accueil par rapport aux mesures de confinement et donc au fait que les animaux sont moins sortis et câlinés. On a eu deux demandes pour l’instant qui sont en cours de réalisations. Ca reste compliqué pour nous de confier un animal puisque s’il s’échappait de la famille d’accueil, il serait pour nous très difficile de mettre en place un système de recherche. On est en train de s’organiser pour que cela se passe.
Vous ressentez une baisse de moral au niveau des animaux ?
F.F : On trouve que nos animaux sont apaisés. Les chats dorment une vingtaine d’heures par jours. Les chiens sont un peu moins énervés parce qu’il y a moins d’allers et venues, de stimuli. Il ne faudrait évidemment pas que cela dure six mois car le fait d’avoir des visiteurs permet de sociabiliser nos animaux et c’est très important. Mais aujourd’hui, l’impact psychologique n’est pas négatif. La situation apporte du calme au refuge et c’est très bien car d’habitude, les animaux ont beaucoup de peine à se reposer.
Avez-vous ressenti une hausse des abandons au niveau de Pontarlier ?
F.F : On n’a absolument pas été contactés pour des demandes d’abandon. En même temps ça aurait été difficile d’y faire face puisqu’on n’a pas de bénévole et seulement trois salariés, qui sont très mobilisés mais qui sont fatigués. En revanche, nous avons du assumer des pensions en urgence pour des personnes qui étaient confinées à l’extérieur du département et dont les voisins ne pouvaient pas s’occuper des animaux. Nous sommes donc allés au domicile de ces gens récupérer les animaux pour les prendre en charge. En tout, nous avons eu cinq chats à assumer en pension urgente.
La place ne manquait pas pour les accueillir ?
F.F : Non parce qu’heureusement, avant le confinement, on avait peu de demandes d’abandon. Le refuge n’était pas surchargé donc il n’a pas été difficile pour nous de les assumer.
Dans ces conditions, que peut-on faire si on trouve un animal errant ?
F.F : Malgré la fermeture, on continue d’accueillir les animaux errants et abandonnés. Les personnes peuvent nous contacter par une permanence téléphonique qui est assurée 24h / 24h puisque le téléphone fixe a été renvoyé sur un numéro de portable. Il y a aussi la rubrique « contact » sur notre site internet par laquelle on accueille les animaux errants. Alors, la Communauté de Communes du Grand Pontarlier continue l’accueil des communes qu’elle dessert. De notre côté, on continue à prendre en charge les animaux pour les communes en dehors du territoire. On donne simplement rendez-vous aux personnes à l’extérieur du refuge pour récupérer l’animal.
Il faut que les gens sachent que la spa continue de fonctionner grâce à ses trois salariés à qui je veux tirer un immense coup de chapeau. On demande juste vraiment aux gens de nous contacter avant en ce qui concerne les animaux abandonnés ou errants.































