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Bourgogne Franche-Comté : Vers une université de recherche fédérale et attractive

Alors que le nom du futur président de l’université de Franche-Comté sera connu ce vendredi, une autre élection se prépare en coulisses, celle du futur président de la Comue. Rappelons que jusqu’à présent, cette instance de gouvernance, chargée de coordonner la politique scientifique dans les universités de Bourgogne Franche-Comté, a été un fiasco.

Dominique Grevey, qui convoite sa présidence, tenait une conférence de presse ce jeudi matin dans les locaux du restaurant universitaire de la Bouloie. Le candidat s’inscrit dans un projet d’université fédérale, dont l’objectif clairement annoncé est de regrouper et de mettre en synergie les différents sites d’enseignement répartis sur tout le territoire pour mieux exister, grandir et briller à l’international. « L’université doit aujourd’hui remplir des missions de formation, de recherche et de valorisation, d’orientation et d’insertion professionnelle afin de répondre à de fortes attentes sociales et environnementales » explique-t-il. Dominique Grevey dit vouloir « améliorer l’attractivité du système, permettre un meilleur travail entre les établissements, en impliquant le monde extérieur et en gardant l’ancrage territorial qui fait la particularité de la Bourgogne Franche-Comté ». La formation, les relations internationales, le numérique et la recherche sont autant de domaines qu’il entend développer et renforcer.

Une semaine noire dans les universités

Cette transformation du paysage de la recherche et de l’éducation ne se fait pas sans heurts. Des craintes sont clairement exprimées à Besançon par les élus, les enseignants et les étudiants. Dans un contexte particulier d’élections municipales, de divisions entre les territoires, de moyens alloués à la recherche, d’insécurité sanitaire et économique, une semaine noire est annoncée la semaine prochaine à l’université de Franche-Comté. Certains y voient une politique élitiste, avec pour seul objectif de figurer au mieux dans les classements internationaux, et notamment celui de Shangaï, mettant également un terme à la pluridisciplinarité qui fait la richesse de l’université bisontine. D’ailleurs, d’ores et déjà, des formations sont clairement menacées dans la cité comtoise. Rappelons que ce scrutin se tiendra le 24 mars prochain. Le résultat de l’élection sera annoncé le 6 avril.