Le Premier ministre a engagé samedi devant l'Assemblée nationale la responsabilité du gouvernement pour faire adopter sans vote le projet de réforme des retraites, via l'article 49-3 de la Constitution. Une décision qui passe très mal auprès de ceux qui se mobilisent depuis plusieurs mois. Samedi soir, un premier rassemblement s’est tenu devant la préfecture à Besançon. Une action identique se tiendra ce lundi soir, à 17h30, devant cette même administration.
Pour l’intersyndicale, il n’y a pas de doute, le gouvernement a fait passer « en catimini » cette décision, profitant de la crise sanitaire qu’il doit gérer en même temps avec le Coronavirus. Plus qu’un débat parlementaire sur cette question, les syndicats demandent un référendum, à l’image de la consultation citoyenne, martelée par les gilets jaunes. Pour Julien Juif du syndicat Solidaires 25, la coupe est pleine. D’autant plus que, selon le syndicaliste, « il n’y a pas de problème de financement des retraites en France ». Le responsable syndical évoque « les 157 milliards d’euros de réserve » qui abondent les caisses de retraites ». Le combat se poursuit à Besançon et dans tout l’Hexagone.































