Il faut bien reconnaître que la réforme du lycée et du baccalauréat se fait dans la douleur. En janvier prochain, les élèves de 1ère , qui suivent le nouveau programme, passeront les premières épreuves du contrôle continu. Nathalie Faivre, secrétaire académique au Snes/Fsu, témoigne du désordre et de l’inconnu qui accompagnent leur organisation. Une situation qui met jeunes et adules dans la plus grande difficulté. Mme Faivre ne cache pas les soucis que rencontrent les enseignants pour comprendre les attendus de leur ministère de tutelle et préparer au mieux les jeunes. Nous n’évoquerons pas non plus les bugs informatiques, qui empêchent d’accéder aux outils pédagogiques pour préparer les épreuves à venir. Face à ce capharnaüm, le nombre des arrêts maladies augmente chez les enseignants. Dernièrement, au lycée Victor Hugo, deux accidents de service se sont produits durant ces deux dernières semaines. Autant dire que la coupe est pleine.
Rappelons que les premières épreuves communes, qui n’en portent que le nom, se dérouleront entre janvier et mars et les secondes entre avril et juin. Mme Faivre explique « qu’une pétition est en cours pour faire repousser les épreuves de janvier » et que « les chefs d’établissement ont écrit au recteur pour évoquer cette situation ». Les syndicats craignent qu’une génération entière de jeunes soit sacrifiée en raison de cette réforme « improvisée ».
La fin des conseils de classe ?
Depuis cette rentrée scolaire, la notion de classe a considérablement évolué. Avec le choix des options, les jeunes changent constamment de groupe, de professeurs et parfois même d’établissement scolaire. Ce qui pose un véritable problème pour la tenue des conseils de classe. « Pour une même classe, le nombre de professeurs peut monter jusqu’à 40. On assiste à un éclatement de la structure habituelle. On ne peut plus tenir les conseils de classe comme d’habitude. On ne peut plus suivre les élèves comme d’habitude » s’insurge Mme Faivre. La responsable syndicale dénonce également des programmes trop lourds et compliqués. Elle pointe la détresse des lycéens et de leurs familles, inquiets face à ce flou artistique. « Les crises de larme et les interrogations sont nombreuses et nous sommes impuissants » conclut Mme Faivre.































