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Besançon : La mission locale accompagne 3500 jeunes par an.

La semaine nationale des missions locales s’est terminée il y a quelques jours. Ces structures associatives sont nées en 1982 sous le gouvernement du socialiste Pierre Mauroy. Aujourd’hui, on en dénombre 440 sur le territoire national. Leur mission est d’accompagner les 16/25 ans dans le domaine de l’emploi et de l’insertion professionnelle. Sur le bassin d’emploi de Besançon, qui regroupe les secteurs de Besançon, Ornans, Baume-les-Dames, Saint-Vit et Amancey, les 40 conseillers, qui assurent une présence sur l’ensemble du territoire, suivent et accompagnent 3.500 jeunes par an. 60% d’entre eux ont un niveau CAP/ BEP. Chaque année, 1300 nouveaux jeunes viennent frapper à la porte de cette structure

Grâce à leur connaissance liée à l’humain, leur réseau et un très bon partenariat avec les entreprises locales, ces professionnels parviennent à remettre sur la bonne voie des jeunes en rupture scolaire ou familial. Les situations sont parfois très difficiles. Mr Grandmottet, le directeur de la mission locale du bassin d’emploi de Besançon, l’explique très bien, « il faut être humble, nous ne pouvons pas aider tous les jeunes. C’est la raison pour laquelle nous travaillons aussi avec d’autres professionnels à qui nous demandons de prendre le relais lorsque la situation personnelle d’un jeune est compliquée pour nous » explique-t-il. Thierry Grandmottet reconnaît également que tous les jeunes en situation précaire ne sollicitent pas l’aide des missions locales. Certains par manque de connaissances, d’autres par manque de motivation ou tout simplement aussi parce que certaines activités dans les quartiers sont parfois beaucoup plus lucratives que l’exercice d’un vrai métier. Dans ce contexte, la mission locale réfléchit à de nouveaux modes d’accueil. Depuis deux ans, elle a mis en place une organisation qui permet de recevoir un jeune sans rendez-vous, dans l’urgence. Un concept qui semble convenir puisque la structure bisontine continue de voir le nombre des adolescents et jeunes adultes qu’elle aide progresser

Décrochage universitaire

Les aides sont diverses et variées. Elles dépendent du dispositif et de la situation du jeune. Pour certains, les manques sont tels qu’il faut reprendre les notions à la base. Cela passe par la ponctualité, l’hygiène, la politesse, l’acceptation de l’autorité… . Pour d’autres, les échecs ayant été nombreux, un travail personnel doit s’effectuer, avant d’envisager la suite. « Chaque jeune est différent. Notre mission est de savoir évaluer sa situation pour l’aider à réussir » explique Mr Grandmottet. Par ailleurs, depuis deux ans, une étroite collaboration est née avec l’université de Franche-Comté. L’intérêt étant d’aider les étudiants, qui faute de résultats scolaires, sont contraints de revoir leur projet professionnel. D’autres initiatives sont également programmées. En avril prochain, plusieurs jeunes doubistes suivront le dispositif « osez l’industrie », qui pourrait permettre à ce secteur d’activité de recruter des volontaires, désireux de tenter l’aventure.