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Dijon : "Il ne s'agit absolument pas d'un acte terroriste"

Le procureur de la République à Dijon a affirmé ce lundi après-midi que l'attaque de dimanche soir ne relevait "absolument pas d'un acte terroriste", et que son auteur souffrait d'une "pathologie psychiatrique ancienne et lourde". Le conducteur de la voiture, qui a foncé sur des passants dimanche soir à Dijon a une "pathologie psychiatrique ancienne et lourde" pour laquelle il a fait "157 passages en unité psychiatrique entre février 2001 et novembre 2014", a précisé le procureur de la République, Marie-Christine Tarrare, lors d'une conférence de presse à Dijon.

Le suspect, âgé de 40 ans, est toujours en garde à vue. La police judiciaire de Dijon poursuit les investigations. Le parquet a d'ailleurs ouvert une information judiciaire pour "tentative d'assassinat" et requis son placement en détention, et n'a donc par retenu la qualification "en lien avec une entreprise terroriste", même si l'homme, malade, a crié "Allahou Akbar" (Dieu est le plus grand, NDLR), au moment des faits, selon plusieurs témoins.

Pour me donner du courage, j'ai crié Allahou Akbar pour annihiler tout esprit critique", a déclaré cet homme aux enquêteurs, dont le père est de nationalité algérienne et la mère marocaine, cité par le procureur. "Il ne conteste pas avoir délibérément foncé sur des piétons" et "n'a pas exprimé de regrets", même s'il s'est dit choqué de son propre geste, a encore dit le procureur. Cet homme, également ancien toxicomane, prend "un certain nombre de médicaments", et présente "une psychose ancienne", faite de "délire mystique".

De même, toujours selon le procureur, dimanche, avant qu'il ne fonce avec sa voiture sur treize passants dans plusieurs lieux à Dijon, il a "été pris par une bouffée d'empathie pour les enfants de Tchétchénie, il avait décidé de réagir à ce qu'il considère comme une injustice et de s'en prendre à l'État français".