Jean-Pierre Gurtner, conseiller général du canton de Levier, a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat sur son territoire. Il s'en explique.
Pourquoi avez décidé de ne pas vous représenter ?
Mes raisons sont au nombre de trois. Tout d'abord, ces nouveaux cantons sont extrêmement grands à parcourir. Depuis Levier, Il faut autant de temps pour aller à Jougne ou à Chapelle-des-Bois que pour descendre à Besançon. Ce n'est pas concevable. Dans un second temps, il faut faire équipe à quatre (2 titulaires et 2 suppléants). Ce qui n'est pas facile. Il faut reconnaître que les partis de droite comme de gauche éprouvent des difficultés pour former leurs équipes. Il ne s'agit pas de juxtaposer des personnes. Il y a un vrai travail collectif à mener. Enfin, je pense que les compétences sont insuffisantes. Il reste le social et la proximité avec les communes. Ce n'est pas avec cela que l'on peut construire un programme pour dynamiser nos territoires.
Le canton de Levier a été coupé en deux. Regrettez-vous toujours cette décision ?
Je le regrette vraiment. Cela m'a d'ailleurs valu un petit passage à vide. Le canton mais aussi la communauté de communes, que j'ai présidée jusqu'en mars dernier, sont coupés en deux. Ce qui n'est pas sans poser problème. Notre communauté de communes lorsqu'elle va déposer un dossier de demande de subventions à l'assemblée départementale ne sera pas à égalité avec les autres puisque quatre conseillers départementaux devront se pencher sur son cas, et non pas deux comme les autres territoires. Il y a quand même un problème. C'est la seule communauté de communes qui est coupée en deux. J'ai été déçu que le Préfet et le Président du Conseil Général n'aient pas pu faire quelque chose.
D'autant plus que le canton de Levier perd également son nom et devient le canton de Frasne ?
Concernant ce point, une réclamation a été formulée par mes soins et la commune de Levier. Normalement, le nom du canton porte le nom de la ville qui a le plus d'habitants. Or Levier a plus d'habitants que Frasne. Le Préfet a répondu qu'il transmettait nos doléances. Encore des éléments de technocratie en plus. Pour couper en deux, ils sont bons, mais pour rétablir les choses, il y a personne. C'est vraiment très décevant.































