La section de Besançon du Parti communiste français appelle à un rassemblement ce samedi 25 juillet, à 10 heures, au rond-point de la rue de Vesoul. Cette mobilisation vise à dénoncer les choix opérés par le maire bisontin, Ludovic Fagaut, concernant l’utilisation des réserves d’eau.
Dans un contexte marqué par la sécheresse, les communistes bisontins disent constater une inquiétude grandissante parmi les habitants. Ils rappellent que le Doubs devrait être confronté à des épisodes de sécheresse plus fréquents et plus intenses dans les prochaines années. La section locale exprime notamment son « profond désaccord » avec les récentes décisions du maire de Besançon et du préfet du Doubs. Elle remet en cause certaines pratiques d’arrosage ainsi que la hiérarchisation des différents usages de l’eau.
Le Parti communiste réclame la mise en œuvre de politiques publiques plus responsables et respectueuses de la ressource. Il affirme défendre une autre organisation de la gestion de l’eau, considérée comme un bien commun devant être préservé et réparti selon les besoins prioritaires.
Une délégation du Parti communiste français du Doubs a été reçue le 5 juin par Jennifer Rousselle, directrice de cabinet du préfet, à la suite d'une distribution de tracts organisée à l'entrée de l'autoroute A36. Les militants y dénonçaient la hausse des prix des carburants et appelaient à des mesures en faveur du pouvoir d'achat des ménages les plus modestes.
Lors de cette rencontre, le PCF a présenté ses propositions pour soutenir le pouvoir d'achat, renforcer les services publics et favoriser une nouvelle industrialisation, notamment à travers une plus grande maîtrise publique des entreprises stratégiques. La délégation a également évoqué plusieurs dossiers locaux, dont les papeteries de Novillars, l'entreprise Bourgeois et les difficultés de la filière automobile.
La représentante de la préfecture a indiqué que ces préoccupations seraient transmises au préfet, tout en rappelant que l'État dispose de moyens limités pour intervenir directement dans la gestion des entreprises. Le PCF affirme vouloir poursuivre son soutien aux mobilisations en faveur de l'emploi industriel dans le Doubs et demande un contrôle accru des aides publiques versées aux entreprises.
À Besançon, la section locale du Parti Communiste Français alerte sur la situation jugée « alarmante » dans le quartier de Planoise, rue Albrecht-Dürer, à la présidente de la structure Loge GBM. Dans une lettre ouverte, elle dénonce des conditions de vie dégradées, entre insalubrité et manque d’entretien, et appelle à un plan d’urgence pour améliorer le quotidien des habitants. Le PCF demande également plus de moyens et un dialogue renforcé avec les locataires.
À l’occasion du rassemblement prévu ce soir, notamment à Besançon, Matthieu Guinebert, secrétaire du Parti Communiste Français dans le Doubs, également conseiller régional, appelle à une large mobilisation. Selon lui, l’enjeu dépasse largement le cadre local et s’inscrit dans un contexte international marqué par de fortes tensions diplomatiques.
« Oui, il est important de se mobiliser »
Interrogé sur la portée de l’événement, M. Guinebert insiste d’emblée sur la nécessité d’une mobilisation nationale : « C’est important de se mobiliser à Besançon et partout en France. Je serai moi-même à Montbéliard ce soir. Nous sommes face à une rupture avec ce que nous avons connu jusqu’à présent, un nouveau piétinement du droit international ». Pour lui, la mobilisation vise autant à dénoncer une atteinte au droit international qu’à défendre « la souveraineté des peuples » .
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Une inquiétude face aux politiques d’ingérence
Au-delà des débats autour du président vénézuélien Nicolás Maduro, l’élu communiste estime que l’enjeu principal réside dans ce qu’il qualifie de politique d’ingérence : « Il ne faut pas se leurrer : l’évocation de Maduro sert de prétexte. On assiste à une intervention qui s’inscrit dans une logique impérialiste, réactivant une vieille doctrine visant à contrôler le bassin caribéen ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert
Cuba, Groenland,... : des signaux qui inquiètent
M. Guinebert élargit son analyse à d’autres territoires récemment évoqués dans le débat international : « Donald Trump et Michael Pompeo n’ont jamais caché leurs intentions concernant Cuba ou même le Groenland. Il existe une volonté expansionniste guidée par des intérêts économiques et stratégiques ». Selon lui, ces positions s’inscrivent dans une continuité géopolitique. Selon le conseiller régional doubiste, l’enjeu dépasse le seul cas vénézuélien : « On piétine le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes sous couvert de liberté, alors qu’il s’agit d’intérêts économiques. Aujourd’hui, c’est le Venezuela. Demain, de quoi s’agira-t-il ? ». Dans le même temps, M. Guinebert se montre préoccupé par la réaction française : « Le président français a pris la liberté de s’écarter du droit international et de la Charte des Nations Unies. Il faut cesser d’être les vassaux d’une puissance étrangère ».
L'interview de la rédaction : Matthieu Guinebert