Pontarlier : Ca marche comment la réserve citoyenne ?

Pour pouvoir assumer cette responsabilité bénévole, les intervenants doivent montrer patte blanche et démontrer qu’ils ont les compétences et les savoirs requis pour s’exprimer devant une salle de classe.

Pontarlier : Ca marche comment la réserve citoyenne ?

La réserve citoyenne, initiée par Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education nationale, après les attentats en France, s’installe doucement mais sûrement dans l’Hexagone. Son objectif consiste à faire intervenir des personnes de la société civile pour échanger avec une classe sur les valeurs de la République, aux côtés des enseignants, ou dans le cadre d’activités périscolaires. A Pontarlier, Jean-Yves Aebischer, spécialiste de la formation dans le domaine de la santé et du monde de l’entreprise, s’est essayé à l’exercice ce vendredi matin devant une classe de 3è du lycée professionnel Toussaint Louverture.

Pour pouvoir assumer cette responsabilité bénévole, les intervenants doivent montrer patte blanche et démontrer qu’ils ont les compétences et les savoirs requis pour s’exprimer devant une salle de classe. « Le chemin a été long. Nous sommes mandatés par l’académie de Besançon. Avant d’intervenir auprès des jeunes, nous devons présenter un curriculum vitae, une lettre de motivation et rencontrer les chefs d’établissements et l’enseignant de la classe » explique Mr Aebischer. Malgré son expérience, ce dernier intervenait pour la première fois dans ce cadre là. Un premier rendez-vous qu’il a beaucoup apprécié. « Les jeunes ont des choses à dire. Ils se confient peut être plus volontiers face à un inconnu, qui ne les notera pas et ne les jugera pas » explique Mr Aebischer.

Ouvrir l’école sur l’extérieur

Daniel Vandenhende, le proviseur du lycée Toussaint Louverture, soutient cette initiative. « L’école doit être ouverte sur l’extérieur. Ces interventions montrent aussi aux jeunes que ce que peut dire le professeur fait partie de la vie réelle » explique-t-il. Le Proviseur le confirme, « cette intervention demande un temps de préparation ». Dans un premier temps, avec le chef d’établissement mais aussi, et plus longuement, avec le professeur à l’initiative du projet. Une ultime rencontre au cours de laquelle se bâtit l’intervention afin qu’elle soit profitable aux élèves rencontrés et qu’elle corresponde aux valeurs véhiculées par l’Education nationale et l’établissement scolaire.

Le reportage de la rédaction
Created : vendredi 18 mars 2016 19:11 Categories : Société | Education | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : education | société
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