Santé : « On ne peut pas se permettre de mal soigner les gens en France ».

Les manifestants sont très méfiants quant aux dernières annonces du gouvernement et de la ministre de la santé.

Santé : « On ne peut pas se permettre de mal soigner les gens en France ».

Journée nationale d’action dans les hôpitaux ce lundi. A Besançon, l’intersyndicale CGT, FO, et Sud santé sociaux du CHU appelait à un rassemblement, à 14h, sur le parvis de l’établissement. La mobilisation portait sur les conditions de travail et les moyens humains. « Les hôpitaux ont besoin de personnel en nombre et qualifié » explique Florent Uzzeni, infirmier au service des urgences de l’hôpital de Besançon.

Les manifestants sont très méfiants quant aux dernières annonces du gouvernement et de la ministre de la santé. « Il y les effets d’annonce et la réalité. On n’a toujours rien vu venir. On manque toujours de personnel. On n’a pas vu l’ombre d’une prime sur nos salaires » relate Mr Uzzeni. Le constat est alarmant. Alors que le nombre de patients n’a jamais été aussi important, notamment dans les urgences, 100.000 lits ont été fermés dans les hôpitaux français ces dernières années. «  Aux urgences, les patients attendent sur des brancards. Ils sont poussés à sortir plus tôt que prévu » s’insurge l’infirmier urgentiste. Et de poursuivre : « la santé doit être un enjeu majeur. On ne peut pas se permettre de mal soigner les gens en France». Le mal être des personnels de santé est bien réel. « Les gens craquent. Certains craquent physiquement. D’autres partent. Jusqu’à présent les personnels tenaient, mais cette fois-ci, ce n’est plus possible » conclut Mr Uzzeni.

Situation identique à l’hôpital de Pontarlier

Des infirmières de l’hôpital de Pontarlier avaient fait le déplacement à Besançon ce mardi après-midi. La situation est tout aussi délicate au centre hospitalier du Haut-Doubs. Un projet de réorganisation est prévu pour le mois de septembre avec, certes, des infirmières supplémentaires, mais des aides-soignantes en moins. « Nous sommes vigilante et sur la réserve » explique Mme Marion. Autre constat, peut-être encore plus qu’ailleurs, le centre hospitalier pontissalien ne parvient pas à pourvoir ses besoins en infirmières et aides-soignantes. « Ces deux métiers sont en tension dans le Haut-Doubs » explique cette infirmière pontissalienne. Et de conclure : « Il y a un vrai problème d’attractivité. Le gouvernement et les directions devraient s’intéresser à cette problématique très rapidement ».

Florent Uzzeni et des infirmières du centre hospitalier de Pontarlier
Created : mardi 11 juin 2019 19:23 Categories : Actualités locales | Social | Santé | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : santé | social
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