Conseil Départemental du Doubs : Hommages, insertion à l'emploi, et vulnérabilité infantile

Au total, le département débloque une enveloppe de 180 millions d’euros.

Conseil Départemental du Doubs : Hommages, insertion à l'emploi, et vulnérabilité infantile

Ce lundi, la présidente du Doubs Christine Bouquin présidait le premier conseil départemental de l’année. Après avoir rendu un vibrant hommage à Georges Gruillot et Paulette Guichard, les élus ont notamment débattu sur la vulnérabilité de l’enfance et de la jeunesse, ainsi que sur l’insertion à l’emploi.

L’ambiance était quelque peu particulière ce matin à l’hôtel du département. Malgré une vive émotion difficilement dissimulable, la présidente Christine Bouquin a mené les débats qui animaient ce conseil départemental. Avant ça, la présidente et l’ensemble des élus ont rendu hommage à deux figures politiques locales récemment disparues. Paulette Guinchard, ancienne secrétaire d’État et conseillère municipale bisontine, ayant choisi le recours au suicide assisté le 4 mars dernier. Mais aussi Georges Gruillot, ancien président du Doubs s’étant éteint le 7 mars denier. Un vibrant hommage lui a été rendu en présence de sa famille. Christine Bouquin évoquant « un homme exceptionnel, au charisme naturel, et à l’audace caractéristique ». Un tragique et difficile évènement auquel ont du passer outre l’ensemble des élus pour poursuivre les débats, « la vie démocratique se devant de continuer », selon les mots de la présidente. D’autant que de nombreux points importants méritaient d’être débattus dans une situation contextuelle plus que délicate. Parmi les points majeurs débattus : le plan départemental pour l’insertion et l’emploi, mais également l’initiative départementale face aux vulnérabilités de l’enfance et de la jeunesse.

« L’emploi d’abord »

C’est un secret de Polichinelle. La crise actuelle, évidemment dévastatrice d’un point de vue sanitaire, est très vite devenu un problème économique tout aussi important. Un an après l’apparition des premières mesures restrictives, le département continue de prendre des mesures adéquates. Aujourd’hui, le conseil présentait son plan départemental pour l’insertion et pour l’emploi (PDIE). Un projet avec plusieurs objectifs bien distincts :

  • Renforcer l’accompagnement des publics en mobilisant les allocataires dès l’entrée dans le droit
  • Mettre en place des partenariats avec le secteur économique pour renforcer l’offre de service pôle emploi et l’offre sur la formation
  • Lutter plus efficacement contre la fraude et le non-recours
  • Favoriser les coopérations territoriales et soutenir l’innovation.

Outre ce PDIE, c’est l’entièreté du système qui s’est vu renforcé en conséquence de la crise économique et sanitaire actuelle. 6 mesures ont été mises en place pour répondre aux besoins des 1500 allocataires supplémentaires apparus depuis le début de la crise :

  • Hausse du budget RSA à hauteur de 12%
  • Création de la prime départementale pour l’emploi
  • Soutien au secteur associatif et à l’IAE
  • Ouverture de nouveaux parcours renforcés
  • Améliorer la réactivité et la proximité des jeunes
  • Rendre plus « agile » le travail social

Agir contre la vulnérabilité infantile

L’autre grande priorité du département présentée hier résidait dans les mesures mises en place pour améliorer la protection de l’enfance. Une priorité divisée en trois volets. Le premier pour les mineurs en difficulté familiale, le deuxième pour les étudiants, et le dernier pour les adultes victimes de violences sexuelles et/ou d’inceste durant leur enfance. 

Concernant les mineurs en difficulté familiale, 40 places d’accompagnement renforcé à domicile sont créées, portant le total à 80 dans la collectivité, et le tout pour un budget de 800 000 euros par an. Pour les étudiants, le Fonds départemental d’aide aux jeunes (FDAJ) est renforcé à hauteur de 250 000 euros, portant le montant global de l’enveloppe à 435 000 euros. La Maison de l’Habitat engage également une action auprès des jeunes à partir de 17 ans, pour leur permettre d’accéder au logement. Des ateliers en partenariat avec la CAF, la Mission Locale, Action Logement, et le CROUS, permettront à ces derniers d’être mieux informés. Enfin, pour les victimes de violences sexuelles et/ou d’inceste, le Doubs souhaite mettre en place des dispositifs d’écoute et d’appui plus adéquats. Pour cela, le département doublera en 2021-2022 le nombre d’interventions réalisées en milieu scolaire à ce sujet (18 en 2019-2020, 40 en 2021-2022). La formation des travailleurs sociaux sera renforcée pour mieux accompagner les victimes. Une ligne téléphonique avec un numéro vert sera instaurée, et un accompagnement socio-juridique personnalisé des victimes sera créé. Au total, le dispositif devrait coûter 60 000 euros à la collectivité.

Interview de Christine Bouquin, présidente du Doubs
Created : mardi 30 mars 2021 11:29 Categories : Politique | Economie | Actualités locales | Social | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : Christine Bouquin | Conseil départemental du Doubs | crise économique | emploi
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