SUISSE : Les frontaliers au cœur des débats

Comme c'est souvent le cas, les partis d'extrême-droite prennent à parti les frontaliers. Mais tous les suisses ne sont pas d'accord, loin de là.

SUISSE : Les frontaliers au cœur des débats
Deux pays limitrophes qui ont sans nul doute besoin l'un de l'autre.

Le MCG et l’UDC, deux partis politiques suisses très à droite ont lancé deux initiatives, « Frontaliers: stop!» et «Genève d’abord!» en faveur de la préférence cantonale étendue au secteur privé. Selon ce projet, les entreprises qui souhaitent embaucher devraient déclarer les postes vacants à l’Office régional de placement. L’attribution des permis G ne serait plus automatique mais il faudrait justifier le besoin d’embaucher un frontalier par l’absence de candidat résident en Suisse aux compétences requises.

La préférence nationale, un thème qui quel que soit le pays fait toujours réagir l’opinion. A deux mois des élections dans le canton de Genève, encore une fois, c’est donc le travailleur frontalier qui est fustigé. Non sans arrières pensées selon les autres partis de l’échiquier politique. Ceux-ci dénoncent un acte désespéré pour exister et des propositions inapplicables, en vertu de la liberté de commerce ».

Les partis opposés à ces textes jugés populistes et démagogiques ajoutent même « regretter des initiatives contraires aux intérêts économiques du canton » notant qu’avec 270000 postes pour 220000 actifs genevois, le besoin de faire venir de la main d’oeuvre est évident, « c'est mathématique ». 

Created : mardi 20 février 2018 07:16 Categories : Economie | Société | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris
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