Santé : "Tout ne peut pas être mis sur le compte de la crise d'adolescence".

Pour tout savoir sur ces deux semaines d'information sur la santé mentale à Besançon : www.semaine-sante-mentale.fr

Santé :

Jusqu'au 29 mars, se déroulent partout en France les 26ès semaines d'information sur la santé mentale. La santé mentale fait partie des cinq priorités de santé publique annoncées dans la récente Stratégie nationale de santé. Cette année, le thème de l'adolescence est le fil conducteur de cette opération d'information et de réflexion sur les troubles psychiques et de promotion de la santé mentale. A Besançon, professionnels de santé, de l'éducation, du social, associations et élus locaux se sont mobilisés pour proposer un programme d'animations et d'interventions qui prend la forme de rencontres, de ciné-débat, de concert et de sensibilisation dans les établissements scolaires.

« Il est important de prendre soin de sa santé, y compris de sa santé mentale » explique Jean Desrumaux, délégué départemental Unafam 25 (union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques). Ces maladies concernent toutes les populations sans distinction d'âge, de sexe ou de milieu social. Elles apparaissent principalement au moment de l'adolescence ou au début de la vie d'adulte, de 15 à 30 ans. Les causes sont multifactorielles : biologiques, sociales, psychologiques et environnementales. Plusieurs enquêtes ont indiqué que le facteur génétique était important, mais n'était pas seul en cause. Les maladies psychiques ont un impact direct sur la vie de la personne concernée : souffrance, isolement, déscolarisation, perte d'emploi, précarisation, stigmatisation, ... . D'où l'importance de ces journées qui permettent également de mieux faire connaître les lieux, les moyens et les personnes pouvant apporter un soutien ou une information de proximité.

« Etre adolescent aujourd'hui »

Selon l'Organisation mondiale de la santé, en 2014 chez les 10-19 ans dans le monde, la dépression est la première cause de maladie et le suicide la 3è cause de décès. En France, selon les dernières études, environ 25% des jeunes de 15 à 25 ans présentent des troubles psychiques. « L'adolescence est un temps fort de changements et de doutes : s'adapter à un nouveau corps, choisir une orientation professionnelle dans une société en crise, construire son identité propre, découvrir sa sexualité, tenter de nouvelles expériences, développer des relations amicales et affectives en dehors du cadre familial, prendre son autonomie et choisir son projet de vie ... . Si pour la plupart des jeunes cette période se passe bien, pour d'autres elle est synonyme de mal être, d'angoisse, de questionnements, de vulnérabilité ou d'une souffrance morale parfois intense. « Des actes de la vie ou des traumatismes peuvent influer ou déclencher des troubles qui peuvent devenir beaucoup plus sévères ensuite » explique Jean Desrumaux. Tout ne peut pas être mis sur le compte de la crise d'adolescence. C'est la raison pour laquelle certains signes doivent alerter et être compris et entendus : décrochage scolaire, prises de risques, addictions de tous ordres, actes agressifs, autodestructeurs ou accidents répétés. « Au départ, on pense à une crise d'adolescence plus longue que les autres et petit à petit on découvre qu'il y a une maladie qui prend possession de la personne ». explique Mr Desrumaux. Et de compléter « plus tôt il est possible d'intervenir sur ces troubles, mieux ils seront pris en charge et soigner ».

Pour tout savoir sur ces deux semaines d'information sur la santé mentale à Besançon : www.semaine-sante-mentale.fr

Jean Desrumaux, délégué départemental Unafam 25
Created : samedi 14 mars 2015 16:30 Categories : Actualités locales | Santé | A la une | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : ADOLESCENT | santé
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