Besançon : Des centaines de personnes rassemblées pour dénoncer les violences faites aux femmes

Tristesse, recueillement, interrogations et colère ce vendredi soir à Besançon.



La colère et la tristesse étaient grandes ce vendredi soir sur la place Pasteur au centre-ville de Besançon. Des centaines de personnes sont venues rendre un dernier hommage à Razia, cette jeune femme tuée en pleine rue en début de semaine dans le quartier Saint-Ferjeux à Besançon, sans doute par son mari. Tous sont également venus exprimer leur colère et demander « que les femmes en danger soient mieux protégées et que la parole des victimes soit mieux entendue ».

Des manquements ?

Les militantes associatives présentes ont clairement pointé des manquements de la part des autorités dans cette affaire. Elles ne comprennent pas pourquoi, « alors qu’une ordonnance de protection avait été prononcée, et que cet homme devait prendre ses distances, cette jeune maman n’a pas été entendue ». Les griefs sont nombreux. Elles auraient aimé que « la parole de l’homme ne prévale pas sur celle de la femme ». Elles ne comprennent pas pourquoi « les sept plaintes déposées ( trois à Marseille et quatre à Besançon) pour violences et menaces de mort sont restées sans suite ». Elles aimeraient savoir pourquoi, dernièrement, lors d’un dépôt de plainte, « aucun policier n’a été en mesure de recevoir cette jeune maman». Pour toutes ces raisons, les personnes présentes pensent « que ce drame aurait pu être évité ».

Moins de moyens pour les associations

Les manifestantes veulent également alerter sur le double discours du gouvernement français « qui fait des violences faites aux femmes une grande cause nationale, mais qui, dans le même temps, diminue les moyens alloués aux associations pour mener à bien leur mission ». En 2016, 123 femmes ont perdu la vie sous les coups de leur conjoint. En 2018, on déplore une centaine de victimes. Comme l’avait déjà exprimé le Procureur de la République de Besançon lors de sa dernière conférence de presse, les responsables associatives présentes ont dit également leur dégoût profond face à ces meurtriers « qui font de leurs femmes une propriété, et qui préfèrent les voir mortes plutôt que libres ».

Des représentantes des associations "Solidarité Femmes " et "Osez le féminisme"
Created : vendredi 2 novembre 2018 19:54 Categories : Actualités locales | Société | Actualités Favoris : Ajouter aux favoris Tags : société
Réduire Augmenter Taille du texte

Pour postez un commentaire vous devez vous connecter


L'inforoute

Merci de sélectionner votre zone éditoriale, ceci ne changera pas le contenu de la page que vous avez demandée.